Au commencement...

Au commencement… (Séries) MacGyver 1×01

1,5 STARS ASSEZ MAUVAIS

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Le reboot de la série des années 80 MacGyver était sans doute sur le papier la plus mauvaise idée de cette rentrée 2016. C’est à Peter M. Lenkov et Lee David Zlotoff qu’est revenue la charge de créer cette nouvelle version du héros au couteau Suisse et anti-militariste. Lucas Till (Havok dans les derniers X-Men) se glisse dans la peau de l’ingénieux Angus McGyver, épaulé par George Eads (Nick des Experts), Tristin Mays (Vampire diaries) et Sandrine Holt (Hostages, House of cards, The returned, Damien).

Cette nouvelle mouture de MacGyver, sans surprise, est un échec. Si le pilote présente comme point fort un rythme assez soutenu, il est composé d’un mélange disparate d’éléments sensés nous rappeler le bon vieux MacGyver des années 80 et d’éléments pris ça et là sur des séries contemporaines pour tenter de nous séduire. A l’arrivée, la mixture ne prend pas et une curieuse impression de foutoir et de récupération domine. L’équipe constituée autour de MacGyver ressemble à une version clandestine de Mission: Impossible et notre héros jadis solitaire est ici bien trop accompagné pour qu’on puisse réellement croire ses exploits utiles. MacGyver entreprend les actions les plus risquées seul, quand ses compagnons se contentent de l’aider, souvent à distance…tout en disposant d’équipements pourtant high-tech et a priori plus efficaces que le couteau Suisse ou le trombone (et ce n’est pas une simple image) de notre blondinet au blouson de cuir usé.

Difficile de croire à l’utilité des stratagèmes développés dans ces conditions, qui ressemblent plus à des passages obligés pour justifier le nom de la série qu’à des moyens désespérés de parvenir à ses fins en situation extrême. Difficile également de croire aux surprises quand on les voit venir à des kilomètres ou de prendre très au sérieux le recrutement d’une criminelle a priori très dangereuse en deux punch-lines. On ne peut donc faire que le triste constat d’une série bricolée avec des bouts de ficelle, sans aucune originalité et qui lorgne beaucoup trop vers des recettes éprouvées. MacGyver ressemble ici beaucoup trop à un Ethan Hunt du pauvre équipé d’un couteau Suisse, épaulé par l’équipe de Scorpion et par Skye d’Agents of SHIELD. Même non affublée du titre MacGyver et débarrassée de ses ateliers bricolage, la série serait encore dénuée d’un réel intérêt.

Lucas Till fait à peu près ce qu’il peut pour faire revivre un MacGyver crédible à l’heure d’Internet et de la fibre optique, mais son manque de charisme et son look légèrement vintage ne font pas le poids. George Eads, quant à lui, cabotine et peine à créer un tandem équilibré avec la tête d’affiche. A l’image de son générique, la série est d’entrée de jeu bancale et construite sur des bases trop hasardeuses pour espérer un avenir long et prospère. On regrettera d’ailleurs l’utilisation des premières notes de la mélodie culte pour le vide intersidéral du reste du générique, qui se conclut mollement avec un visuel quasi-identique à celui de la série originale. Il y a fort à parier que ce MacGyver version 2016 ne survive pas à l’année 2017.

Crédits: CBS

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