Dans le Chronogyre

Dans le Chronogyre #4 PLANÈTE INTERDITE

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Bienvenue à bord du Chronogyre. Aujourd’hui, le voyage va être long. Très long même, puisqu’il nous mènera jusqu’en 1956, année où est sorti le film. Et oui ! Les bonnes vieilles années 50, berceau de la Science-Fiction qui a produit Le jour où la terre s’arrêta, la série Twilight Zone et bien entendu … Planète Interdite.

Dans un futur indéterminé, le Docteur Morbius vit en ermite sur la planète Altaïr IV après la perte du reste de ses compagnons contaminés par un mal mystérieux. Isolé dans une grande bâtisse, Morbius partage son existence avec sa fille et son robot domestique. Un jour, un vaisseau spatial parti à la recherche du Docteur Morbius se pose sur Altaïr IV, dirigé par le commandant John Adams. Mais rapidement, l’équipage va se rendre compte que Morbius et sa fille Altaïra ne sont pas les seuls habitants de cette planète interdite.

planète interdite affiche

Il fallait un sacré courage à l’époque pour s’attaquer à rien de moins qu’une retranscription de La tempête de William Shakespeare, œuvre dans laquelle le magicien Prospero (qui a dit : « yop la boum » ?) et sa fille Miranda font naufrage sur une île déserte, seulement habitée de forces surnaturelles. Avec un tel sujet transposé dans un univers de SF, le studio pouvait accoucher du meilleur comme du pire. Les spectateurs américains eurent droit cette année-là au meilleur.

La réussite du film, qui aujourd’hui encore impressionne, peut être attribuée à différents facteurs. Tout d’abord ses personnages : un inquiétant professeur (Morbius interprété par Walter Pidgeon, vedette du film), un jeune commandant (Leslie Nielsen en jeune premier, des années avant d’interpréter le lieutenant Franck Drebin devant la caméra de Zucker-Abrahams-Zucker), un sympathique cuistot (facilement reconnaissable à son calot, son tablier, ses casseroles – même en dehors du service – et son penchant pour les femmes et la boisson) et une beauté renversante (l’ingénue et séduisante Altaïra interprétée par Anne Francis). Mais face à ce casting en or, il fallait un élément fédérateur : cet élément, ce sera Robbie, le robot domestique fabriqué par Morbius. Entièrement dévoué à son maître, incapable de faire le mal (les trois lois de la robotique d’Isaac Asimov était déjà passées par là) et doté de compétences hors norme, il est le symbole définitif du robot de SF, rangé au panthéon de la robotique tout près de Maria (Metropolis).

Pour rendre réalistes les décors d’Altaïr IV et les créatures qui peuplent cette planète, le réalisateur Fred McLeod Wilcox a « emprunté » aux Studios Disney ses animateurs pour plusieurs scènes : l’arrivée du vaisseau sur le sol de la planète, la désintégration d’un tigre bondissant, et bien entendu, la scène la plus célèbre du film : l’apparition de la créature invisible, prise dans les faisceaux laser de la barrière électrique censée protéger le groupe de terriens. Des décors représentant les extérieurs de la planète ainsi que le monde souterrain ont été construits en taille quasi-réelle, accentuant ainsi le réalisme de l’ensemble.

Planète Interdite est un film fondateur et une source d’inspiration pour de nombreuses œuvres de fiction : Robbie le robot est un lointain ancêtre du droïde de protocole Z6PO (C3PO pour les puristes). Et bien qu’il s’en défende, il est fort probable que Georges Lucas ait gentiment copié sur son illustre prédécesseur, Planète interdite contenant une scène de destruction de planète (hello Un nouvel espoir) ainsi qu’une scène où une porte blindée est chauffée à blanc (coucou La menace fantôme).

Si vous avez la chance de mettre la main sur la bonne édition Blu-Ray du film, vous aurez droit à plusieurs documentaires regroupant des interviews de réalisateurs, acteurs et techniciens ayant contribués au film ou ayant connus Planète interdite dans leur jeunesse. Côté réalisateurs, vous aurez la chance d’entendre John Carpenter, Joe Dante, John Landis, Steven Spielberg et Georges Lucas (entre autres !). Côté techniciens, c’est encore mieux : les bonus de l’édition Blu-Ray réunissent les interventions de Ben Burtt, Phill Tippett et John Dykstra.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande bien entendu de rattraper votre retard en ajoutant à votre vidéothèque ce grand classique de la Science-Fiction.

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