Au commencement...

Au commencement… (Séries) Madam Secretary 1X01 & 1×02

madam_secretaryAU COMMENCEMENT

3,5 STARS TRES BIEN

SYNOPSIS: Lorsque le Secretaire d’État américain meurt dans un mystérieux accident d’avion, le Président des Etats-Unis Conrad Dalton désigne Elizabeth Faulkner McCord, une amie de longue date, comme sa remplaçante. Chargée de la diplomatie internationale, cette femme brillante qui a fait carrière dans la CIA doit désormais jongler avec la bureaucratie, le staff mis en place par son prédécesseur qui ne lui est pas toujours favorable, la presse carnassière, les dîners officiels superficiels et sa vie de famille, quelque peu pertubée par ses nouvelles fonctions… 

Ils sont très forts ces américains. Alors que nous peinons à mettre en scène notre monde politique avec efficacité (Baron noir étant la première réelle exception à cette règle), il se passe rarement une saison sans qu’une série se déroulant dans les coulisses du pouvoir n’investisse les petits écrans. De House Of Cards en passant par Scandal ou A la maison Blanche, les arcanes politiques n’ont semble t-il plus aucun secret pour le téléspectateur américain aussi lorsqu’en 2014, Madam Secretary débute sur la chaine CBS, c’est un brin circonspect que l’on découvrait l’énième femme politique propulsée dans les alcôves de la Maison Blanche par un évènement fortuit. Alors que la diffusion de la série commence dès ce 14 Février sur Téva, la découverte de Madam Secretary lève rapidement les réserves que l’on pouvait nourrir à son encontre. En moins de dix minutes extrêmement efficaces qui posent les enjeux de ce premier épisode et esquissent les personnages principaux, Madam Secretary réussit à captiver et à donner envie d’en savoir plus. C’est la première qualité de ce début de saison même si les intrigues politco-familiales des deux premiers épisodes trouvent aussi très vite leurs limites avec des histoires qui sont très loin d’être originales. On y suit Elizabeth McCord, la nouvelle Secrétaire d’État américaine (équivalent peu ou prou de notre ministre des Affaires Étrangères), une ancienne analyste de la CIA, devenue enseignante à l’Université et qui se trouve proposée le poste après la mort du titulaire dans un accident d’avion. Obligée désormais d’agir avec la diplomatie inhérente à sa fonction, elle va devoir composer avec ses convictions, son staff qu’elle découvre ainsi qu’avec les bâtons qu’on s’ingénie à lui mettre dans les roues et qu’elle va devoir essayer d’éviter d’autant qu’ils viennent à la fois des affaires qu’elle a à gérer que des membres de son bureau avec qui les relations sont souvent antagonistes. Devant également composer avec sa vie de famille (un mari et trois enfants), la nouvelle Secrétaire d’État va avoir fort à faire. Créée par une ancienne d’Homeland, Barbara Hall, Madam Secretary a le mérite de mettre en avant un personnage féminin fort. Elizabeth McCord sait ce qu’elle fait et ce qu’elle veut et elle est une femme de caractère et toute mère de famille qu’elle soit on nous évite le couplet de la maman éplorée en proie aux doutes quant à ses choix ce qui n’en fait pas pour autant une superwoman insensible. Au contraire, sa sensibilité tranche avec celle de la majorité de ses collègues. C’est Téa Leoni qui prête ses traits à Elizabeth McCord. L’ex Fille à scandales, de retour à la télévision dans un premier rôle est excellente et parvient à jongler entre la femme politique qui doit gérer des crises internationales et la femme amoureuse de son mari (interprété par un Tim Daly séduisant en diable) et la mère de famille. La série alterne d’ailleurs les scènes avec une redoutable efficacité, plus encore dans le second épisode. A l’instar de The Good Wife, c’est en capitalisant sur son héroïne principale que Madam Secretary se distingue réellement, car la résolution et la simplicité des intrigues n’en font pas un show très innovant. Au rayon des personnages secondaires, rien de très exceptionnel non plus si ce n’est la présence conjuguée de Bebe Neuwirth, Zeljko Ivanek ou encore Keith Carradine qui relèvent grandement le niveau des membres du cabinet dont aucun n’impose de réel charisme. Mais la série a pour elle des intrigues en prise avec l’actualité et un concept certes éprouvé mais qui fonctionne, et même la possible conspiration évoquée dans ce début de série est immédiatement prenant sans pour autant phagocyter l’histoire. Produite par Morgan Freeman et Lori McCreary et par Téa Leoni elle-même, Madam Secretary a tout les atouts pour ne pas réitérer l’échec d’une série à laquelle elle fait fortement penser: Commander In Chief. C’était il y a dix ans.

Crédits: CBS/Téva

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s