Au commencement...

Au commencement… (Séries) Jane The Virgin 2×01- 2X03

JANE THE VIRGIN AU COMMENCEMENT SAISON 2

4,5 STARS TOP NIVEAU

SYNOPSIS: Jane, une jeune femme très pieuse, encore vierge, sur le point de se fiancer, se retrouve accidentellement inséminée artificiellement après une suite d’événements improbables. Elle porte l’enfant d’un couple dont le mari, suite à un cancer des testicules, n’avait plus qu’un seul espoir d’être le père naturel de ses enfants. Jane se trouve alors face à un dilemme : devenir leur mère porteuse, garder l’enfant puis l’élever comme le sien, ou avorter ?

ATTENTION SPOILERS INSIDE

On vous en a parlé l’année dernière quand elle faisait partie de la cuvée des nouveautés 2014, on vous en reparle maintenant alors qu’elle fait son retour pour une deuxième saison. Jane The Virgin, la série explosive de la CW créée par Jennie Snyder Urman (Gilmore Girls, Emily Owens MD), revient nous enchanter avec son élégance et son autodérision coutumières. Pour ceux qui auraient raté le coche ; Jane The Virgin, c’est l’histoire d’une jeune femme nourrissant l’ambition d’écrire des romans et qui s’est juré de rester vierge jusqu’au mariage. Malheureusement pour elle (et heureusement pour nous), le destin s’en mêle lorsqu’elle est artificiellement inséminée par erreur et se retrouve enceinte d’un riche et charmant playboy pour qui elle avait le béguin au lycée. Ajoutez à tout ça un père star de telenovela, une ex-femme machiavélique, un parrain de la drogue et moult références à la série originale, et vous avez la recette parfaite pour l’une des comédies les plus fines du moment.

La saison deux reprend là où la saison un s’était arrêtée. Pas de flash forward ou de time-lapse, mais une prolongation de l’intrigue qui repart sans ralentir la cadence. Comme d’habitude, on démarre sur le cliffhanger du dernier épisode et on brode les histoires secondaires au milieu. Les acteurs sont visiblement enchantés de se retrouver et l’alchimie qui règne sur le plateau transparaît à l’écran. La grande histoire qui paraissait s’être tassée avec la disparition de Sin Rostro, parrain de la drogue dont on vous parlait plus haut, et ennemi en chef de notre héroïne, rebondit allègrement. Si l’évènement qui réintroduit le méchant peut paraître un peu mince, voire carrément déraisonnable, il est vite éclipsé par les autres éléments de l’histoire, que les scénaristes approfondissent gaiement au fur et à mesure que la saison avance. Il y a de l’amour filial, un triangle amoureux, un baptême, une quantité incroyable de séquences où la série se moque d’elle-même, et une quantité encore plus grande de moments de pure émotion. Bref, Jane the Virgin, c’est un peu les montagnes russes.

Effectivement, cette série, on ne va pas vous mentir : on accroche ou pas. C’est un univers très féminin, mené avec grâce par le personnage principal Jane, (Gina Rodriguez) aussi émouvante que lumineuse, mais où les hommes ont quand même leurs moments. On ne vous parlera pas des nombreuses fois où le père du bébé Rafael (Justin Baldoni) enlève sa chemise (quoiqu’on pourrait), mais on se doit absolument mentionner le travail de Brett Dier qui joue Michael, l’ex-fiancé de Jane et surtout celui de Jaime Camil, qui atteint des sommets de génie comique. La star mexicaine se délecte dans son rôle de papa-poule à l’ego surdimensionné, le genre de personnage qu’il serait facile de caricaturer et que Camil parvient à rendre incroyablement humain et touchant. Les épisodes sont montés comme des partitions de musiques, harmonieux et rythmés, et la voix off est en passe de devenir un phénomène pop à elle toute seule. C’est bourré de charme, d’humour et les situations les plus rocambolesques sont traitées avec tant de pudeur et d’humanité qu’elles en viennent à paraître tout à fait mondaines.

D’un autre côté, on peut reprocher à la série de ne s’intéresser qu’au public féminin. Tout comme l’excellent et regretté Gilmore Girls, Jane The Virgin commet l’erreur de s’empaqueter dans un tout petit peu trop de rose. La cinématographie de Lowell Peterson, John C. Flinn III et Xavier Grobet joue sur les tons acidulés et les éclairages pétulants façon magazines de mode et si le montage est nerveux et bien fait, il perd parfois de son impact dans la répétition de certaines scènes qui ralentissent le propos. On est déjà dans un domaine qui n’est pas expressément inclusif, celui de la grossesse et par extension de la sexualité féminine, et force est d’avouer que les visuels ne font rien pour attirer les hommes. Pas que ce soit nécessairement un gros défaut, mais ce petit problème d’image fait que beaucoup passeront à côté d’une comédie qui réussit brillamment à être à la fois pétillante et profonde. Un bien bel hommage à la famille, au courage discret dont chacun doit faire preuve tous les jours et aux pitreries parfois extrême mais toujours divertissantes des telenovelas.

Crédits: CW

 

 

 

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