Au commencement...

Au commencement… (Séries) Impastor 1×01 – 1×04

impastor au commencement

4 STARS EXCELLENT

SYNOPSIS: Un pauvre homme criblé de dettes fuit ses débiteurs et se cache dans une petite ville. Il y trompe les habitants en se faisant passer pour un pasteur gay…

Impastor pouvait sur le papier ressembler à une petite sitcom sans saveur, diffusée l’été pour ne pas entrer en concurrence avec les mastodontes du genre. Le pitch plutôt improbable, avec ses faux airs de Banshee en version comédie, pouvait même laisser craindre le pire, d’autant plus que la série choisit comme personnage principal un ex escroc se faisant passer pour un pasteur, gay, qui plus est. Créé par le vétéran Christopher Vane (producteur de Susan ! ou de Dream On et également connu comme scénariste de Susan ! ou de…La croisière s’amuse), Impastor compte à son casting Michael Rosenbaum (Lex Luthor dans Smalville), Sara Rue (vue dans Eastwick, The big bang theory ou Mom), Mircea Monroe (Hart of Dixie, Episodes) et David Rasche (vu dans Rubicon, Bored to death ou Men in black 3).

Dès sa scène d’ouverture, Impastor fait preuve d’irrévérence et surprend son monde en jouant la carte de l’humour noir. Là où la série nous promettait un ton potache et un scénario balisé, elle n’arrêtera finalement jamais de nous surprendre, grâce notamment au comportement souvent imprévisible de son héros. L’inventivité scénaristique ne se cantonnera pas aux gags, mais s’étendra bel et bien à chaque rebondissement proposé par l’intrigue. Buddy, notre imposteur, se révèlera en outre très rapidement attachant, de sorte à fidéliser le spectateur dès le pilote.

Il sera rapidement entouré d’une équipe paroissiale déconcertante, chaque personnage semblant au premier abord ressembler à un stéréotype. Pourtant, chacun échappe à la facilité, même lorsqu’on tourne autour de clichés, comme celui de l’homosexuel exubérant mais peureux, ou de la sainte-nitouche généreuse et sensible. Chaque personnage est au service de l’intrigue et ne viendra jamais alourdir le propos d’un épisode.

Joyeusement décalée, s’éloignant au maximum du politiquement correct, Impastor réussit à proposer quelque chose de réellement original, dans un contexte de sitcoms qui tournent souvent autour des mêmes sujets, principalement la famille. Cette série de l’été apporte d’emblée un vent de fraîcheur bienvenu et quelque peu inattendu à la lecture du pitch.

Le casting est impeccable, Michael Rosenbaum en tête, parfait dans son rôle de menteur / baratineur bardé de mauvaises habitudes, mais dont on sent qu’il a sans doute un bon fond. Mircea Monroe, déjà rafraîchissante dans Episodes, démontre une nouvelle fois qu’elle détient un potentiel comique certain, tout en jouant subtilement de son charme. Sara Rue est parfaite, provoquant à la fois l’hilarité et une forme de tendresse pour son personnage. Enfin David Rasche joue à la perfection son rôle d’empêcheur de tourner en rond, amoureux des vieilles traditions, créant une opposition savoureuse avec le personnage principal.

Impastor est bel et bien la surprise de cet été, le genre de série qu’on lance sans vraiment y croire et à laquelle on se retrouve accro en quelques épisodes. Bien loin des comédies traditionnelles et parfois un peu vieillottes, c’est un véritable plaisir que vous ressentirez en la découvrant. Vous rirez à coup sûr et vous serez parfois surpris par la direction que prend l’histoire. Et c’est finalement bien tout ce que l’on demande à ce genre de programme. Si en plus le casting est à la hauteur, on ne peut guère espérer plus.

Crédits: TV Land

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