Critiques Cinéma

SHARKNADO 3 (Critique)

3 STARS BIEN

sharknado 3SYNOPSIS: Fin et April vont passer leur vacances d’été en Floride. Unlucky!  The Sunshine State est détrempé par la pluie. Mais il y a pire : un Sharknado s’annonce… C’est toute la Côte Est, d’Orlando à Washington DC, qui cette fois ci sert de garde-manger aux requins volants. Fin et April vont devoir une fois de plus sortir le grand jeu. Avec un max de guests dont Bo Derek, David Hasselhof et Bruno Salomone !  Scènes délirantes et concours de répliques cultes assurés !

La chaîne SyFy semble avoir trouvé un peu par hasard le bon filon avec ce qui est devenu la « franchise » Sharknado. Le premier film du nom n’était à l’origine qu’un petit nanar télévisuel mettant en scène des requins mal intégrés digitalement pour un budget minime. Il s’inscrivait en fait dans une récente et longue lignée de films ou téléfilms opposant humains et requins dans les situations les plus absurdes possibles. Autour du calamiteux Shark 3D au cinéma, se sont en effet multipliés les Sand Shark, Avalanche Shark, Bait, Sharktopus, Super Shark et j’en passe.

Sharknado, en 2013 s’est extrait contre toute attente, de cette avalanche de films de squales en étant érigé en nanar télévisuel culte, à prendre au second degré. On pouvait pourtant douter du côté assumé du premier volet, par la suite totalement maîtrisé sur Sharknado, the second one. Ce troisième opus des aventures de Fin Shepard, campé par un Ian Ziering parfaitement à l’aise dans son rôle, s’efforce de reprendre la recette de ce qui semble avoir plu et d’en offrir toujours plus. Comprenez par là : plus de tornades, plus de requins et plus de situations incongrues. Sharknado 3 fait un pas de plus dans l’absurde, voire dans le ridicule et l’ironie.

Le film parvient à remplir sa mission première de divertissement, pour un public averti qui sera dans l’obligation morale de déposer son cerveau au pied du canapé pour le remplacer par un pot de pop-corn ou une pinte de bière. Ce troisième Sharknado donne donc dans une surenchère évidente, en multipliant les scènes over the top et en intégrant au scénario des lieux populaires ou propres à ravir les geeks : une course Nascar, un parc d’attractions et même l’espace.

Sharknado 3 joue également la carte des caméos, en réussissant à faire participer quelques grands noms comme Ne-Yo, George R. R .Martin, Jackie Collins, Lou Ferrigno, David Hasselhoff, Frankie Muniz et même Bruno Salomone. Certaines apparitions seront plus réussies que d’autres, Ferrigno, Muniz et Hasselhoff en tête. Au final, la multiplication de ces clins d’œil relèvera plus de l’empilement de stars qu’autre chose.

La « franchise » s’essaie même à la parodie en reprenant des scènes ou situations de films comme White House Down, Top Gun, Captain America 2, Transformers…mais pour un résultat un peu trop brouillon et pas toujours très efficace. Le défaut de Sharknado 3 concerne l’humour, un aspect qui fonctionnait pourtant très bien dans le second volet des aventures de nos requins des airs. Les différents éclats de rire qui nous parcouraient inévitablement au visionnage du film de l’été dernier ne seront que rarement de la partie ici. On s’amusera de plusieurs situations ubuesques, de répliques bien pensées, de la surenchère d’action, de certaines morts improbables ou inattendues, mais le film manque de fun dans son traitement et revient presque par moments au côté vaguement sérieux du premier Sharknado.  

On notera également une auto-promotion un peu trop marquée d’Universal (qui possède la chaîne SyFy) avec la partie se déroulant dans le parc d’attractions Universal à Orlando et qui aurait gagnée à être plus mesurée dans l’utilisation du logo par exemple. Quoi qu’il en soit, Sharknado 3 reste un bon divertissement, qui reprend la recette de la surenchère des éléments ayant plu au public dans les précédents volets. Le film nous offre ce qu’on était venus chercher sans toutefois vraiment innover. Toujours plaisant et aussi décérébré, ce troisième volet n’est certes pas aussi fun que le précédent, mais remplit tout de même son cahier des charges.

P.S. : Il faut noter que ce film est absolument réservé à un public averti, puisqu’il s’agit d’un téléfilm aux effets visuels cheap et au scénario volontairement ridicule.C’est dans ces conditions bien établies et très précises que la note de 3 étoiles lui est attribuée, même si la qualité de ce film n’est absolument pas comparable à celle d’un autre film sorti en salles et recevant cette note.

Crédits: Syfy

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1 réponse »

  1. sans nul doute une franchise nanarde appelée à devenir aussi culte que celle des PuppetMasters ! C’est mauvais, c’est navrant, mais comme tout est volontaire et sent bon l’enthousiasme, on se laisse emporter dans le délire !

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