Au commencement...

Au commencement (Séries) One Big Happy 1×01 & 1×02

ONE BIG HAPPY AU COMMENCEMENT

ONE BIG HAPPY

SAISON 1 EPISODES 1X01 ET 1X02

1 STARS TRES MAUVAIS

SYNOPSIS: Lizzy est lesbienne. Luke est hétéro. Ils sont amis depuis l’enfance. Ils vivent dans le même appartement. Et ils ont décidé de faire un bébé ensemble. Tout aurait pu être très simple, oui mais voilà : les tentatives d’inséminations artificielles échouent les unes après les autres et Luke vient de trouver l’amour de sa vie, une anglaise sur le point d’être expulsée.

One big happy est une série lancée le 17 mars 2015 sur la chaîne NBC. Créée par Liz Feldman (auteur notamment sur The Ellen degeneres Show), cette sitcom met en scène une lesbienne et son meilleur ami / hétérosexuel / colocataire qui s’apprêtent à avoir un bébé ensemble. L’arrivée de Prudence va pimenter leur existence. Le rôle principal est tenu par Elisha Cuthbert, qui tente de donner un nouveau souffle à une carrière qui n’aura jamais décollé après son rôle de Kim Bauer, la fille de Jack dans 24 heures chrono. L’actrice avait tenté une percée au cinéma avec Girl next door (2004) et Captivity (2007), mais la piètre qualité de ces deux films l’avait conduit à une impasse. On retrouve également au casting Kelly Brook (Piranha 3D) et Nick Zano (vu dans 2 broke girls et Mom).

One big happy est un ratage en beauté. Au premier rang des nombreux écueils du show, le brassage de clichés en tous genres. En effet, le concept est basé sur le fait que l’héroïne est une lesbienne célibataire. La malheureuse sera ainsi affublée de plusieurs stéréotypes: elle ne sourit jamais, elle parle trop, elle ne parvient pas à se remettre de sa précédente rupture et ressasse le passé. Plus grave encore, malgré tous les rappels possibles, les scénaristes ont tellement peur que le spectateur puisse oublier que le personnage de Lizzy est lesbienne qu’ils s’arrangent pour placer le mot dans sa bouche toutes les deux phrases. Difficile d’utiliser procédé plus lourd et plus contre-productif. Résultat des courses: on est lassés à la moitié du premier épisode et on a la désagréable sensation d’être pris pour de parfaits idiots.

Second écueil de la série: le déroulement d’un scénario et l’enchaînement de situations toutes plus improbables les unes que les autres, ce qui contribue à renforcer le sentiment de malaise. En effet, Luke (le colocataire) rencontre Prudence, une anglaise, passe la nuit avec elle et décide de l’épouser le lendemain, juste avant qu’elle ne regagne son pays. Non contents de ce rebondissement quelque peu tiré par les cheveux, les scénaristes n’hésitent pas à faire emménager la nouvelle mariée dans la maison de Lizzy. Qu’à cela ne tienne, elle s’accommodera dans la foulée de la maternité de la maîtresse de maison, quand bien même le père n’est autre que son tout nouveau mari. Situation ubuesque s’il en est, à laquelle on aura évidemment le plus grand mal à croire.

 ONE BIG HAPPY 1

La liste des défauts de One big happy continue puisque la sitcom ne parvient en plus de tout cela pas à atteindre son but premier: c’est-à-dire faire rire. Les gags sont tellement mal amenés qu’ils retombent presque systématiquement à plat. Les traits caractéristiques des personnages sont trop poussés et mal présentés, à tel point qu’on ne rira jamais de leur utilisation. Les répliques ne paraissent jamais naturelles et sont si mal écrites qu’elles ne font jamais mouche. Pour couronner le tout, les acteurs ne sont pas bons, Elisha Cuthbert en tête, qui remporte même la palme de la plus mauvaise actrice de la série: un peu gênant quand il s’agit du rôle principal… La jeune femme n’est clairement pas à l’aise dans le registre de la comédie, semble réciter des lignes sans conviction et a le plus grand mal à interagir de façon naturelle avec Nick Zano.

Kelly Brook donne dans un léger surjeu qui aurait pu passer si son personnage avait été plus crédible. La propension des réalisateurs à fixer le décolleté de l’actrice n’aide de plus en rien à lui donner une quelconque consistance, si ce n’est physique, au vu de ses atouts. Seul Nick Zano sort quelque peu du lot, plus à l’aise que les autres dans ce registre. Il reste toutefois handicapé par un personnage très peu crédible, lui aussi.

En résumé, rien de bon dans cette nouvelle sitcom, dont l’avenir devrait rapidement devenir incertain, au vu de sa qualité. En un mot comme en cent: fuyez!

 

Crédits: NBC

 

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