Critiques Cinéma

NIGHT RUN (Critique)

1 STARS TRES MAUVAIS

NIGHT RUN AFFICHESYNOPSIS: À Brooklyn, Jimmy Conlon, mafieux et tueur à gages qu’on surnommait autrefois le Fossoyeur, n’est pas au mieux de sa forme. Ami de longue date du caïd Shawn Maguire, Jimmy, qui a aujourd’hui 55 ans, est hanté par ses crimes – et traqué par un inspecteur de police qui, depuis 30 ans, n’a jamais renoncé à l’appréhender. Et ces derniers temps, il semble que le whisky soit le seul réconfort de Jimmy.
Mais lorsqu’il apprend que sa prochaine mission consiste à éliminer Mike, son fils qu’il n’a pas revu depuis des années, Jimmy doit choisir entre la « famille » mafieuse qu’il s’est construite et la vraie famille qu’il a abandonnée il y a bien longtemps. Tandis que Mike est en cavale, Jimmy comprend que pour racheter ses fautes passées, il lui faut sans doute protéger son fils du sort funeste qui l’attend lui-même désormais… Alors qu’il n’est plus en sécurité nulle part, Jimmy ne dispose que d’une seule nuit pour résoudre son conflit de loyautés et s’amender enfin.

Entre deux Bessoneries grossières et mal filmées (Taken 2, Taken 3, en attendant Taken 4 ?), Liam Neeson tourne pour son copain Jaume Collet-Serra. Après les très mauvais Sans Identité (2011) et Non Stop (2013), c’est aujourd’hui Night Run – fruit de leur troisième collaboration cinématographique – qui déboule sur les écrans. L’acteur irlandais n’a plus rien à prouver certes mais quelle mouche l’a donc piqué pour qu’il joue avec autant de paresse et de redondance dans des films d’action aussi minables. Le succès de Taken aura certes donné un coup de fouet à sa carrière, mais l’aura hélas presque instantanément enfermé dans le carcan d’un nouveau genre, le « Liam Neeson movie » (thriller musclé avec un personnage central généralement veuf et alcoolique), calibré (même récit recyclé ad nauseam) et franchement ringard (des scènes d’action de plus en plus molles et dignes d’un DTV 90’s). De ce terrible parcours du combattant, sauvons tout de même ses associations avec le bourrin Joe Carnahan : l’actioner dynamique et décomplexé L’agence tous risques, puis dans un second temps, le très beau Territoire des loups. Mais revenons au consternant Night Run (Run All Night en version originale) : Liam Neeson campe cette fois un ancien tueur à gages, obligé de reprendre les armes lorsqu’il tue le fils d’un mafieux local pour protéger son propre rejeton. Une idée vue et revue, qui tourne à vide au bout de 10 minutes de pellicule, en partie car Jaume Collet-Serra filme sans une once d’ambition artistique. Pas question de verser dans la finesse ou la subtilité, le metteur en scène espagnol tricote un thriller à la mise en scène tapageuse et musclée, nourrie d’effets clinquants, surlignés pour percuter (l’ouverture sous forme de flashforward, procédé agaçant ici car sans intérêt) ou assurer le rythme (les mouvements de caméra à travers la ville pour acter les changements de lieux). Résultat : l’esthétique est vulgaire et repoussante (un comble pour un film censé nous captiver du début à la fin).

NIGHT RUN 1

Et ce n’est pas le récit, pourtant écrit par Brad Ingelsby, auteur du très bon Les Brasiers de la Colère et du futur remake us de The Raid, qui réhausse le niveau. Progression mécanique, émotions absentes, c’est à peine distrayant. Le scénario est de plus en plus invraisemblable (les motivations d’Ed Harris) et crétin (Boyd Holbrook, qui joue le fils d’Harris, fait n’importe quoi et se met inutilement en danger). Pourvu d’un sacré ventre mou – il ne se passe rien pendant presque 20 minutes au milieu – Night Run abandonne de fait les spectateurs en cours de route. Le quatrième acte – après ce qu’on croit être la résolution de l’histoire – explose ainsi en plein vol tel un ballon de baudruche et n’intéresse plus personne. Côté casting, Liam Neeson fait le job sans se fouler, mais semble avoir perdu toute envie de proposer autre chose que ce qu’on lui présente sur un plateau en argent – il encaisse à chaque fois un chèque à 6 zéros – depuis quelques années. On sauve de la débâcle cette scène amusante où l’acteur apparaît bourré, affublé d’un costume de Père noël trash. Chez les jeunes, Joel Kinnaman, propulsé sur la A-list grâce au film mafieux Easy Money, interprète son fils sans réelle conviction, tandis que Boyd Holbrook cabotine, dans un rôle similaire à celui qu’il tenait dans Balade entre les tombes, aux côtés d’un certain … Liam Neeson. Enfin, les expérimentés Ed Harris et Vincent D’Onofrio cachetonnent, n’apportant que très peu de relief à leur personnage. Avec son affiche DTV, Night Run s’exhibe comme une série B new-yorkaise du dimanche soir, beaucoup trop basique et convenue pour convaincre.

NIGHT RUN AFFICHETitre Original: RUN ALL NIGHT

Réalisé par: Jaume Collet-Serra

Casting: Liam Neeson, Ed Harris, Joel Kinnaman,

Genesis Rodriguez, Vincent D’Onofrio, Common

Genre: Action, Thriller

Sortie le: 11 mars 2015

Distribué par: Warner Bros. France

1 STARS TRES MAUVAISTRÈS MAUVAIS

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