Critiques

THE STRAIN (Critique Saison 1)

3,5 STARS TRES BIEN

THE STRAIN AFFICHE

SYNOPSIS: Lorsqu’un Boeing 777 atterrit à l’aéroport new yorkais JFK sans qu’aucun signe de vie n’en émane, Eph Goodweather, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques, est dépêché sur les lieux. A l’intérieur de l’avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou… un monstre non identifié. L’homme fait alors équipe avec un ancien professeur, survivant de l’Holocauste, Abraham Setrakian. Ensemble, ils constituent un petit groupe qui devient rapidement le dernier espoir pour la survie de la race humaine. Des vampires transforment en effet petit à petit la civilisation en un gigantesque buffet. Le sang coule à flots et rien ne semble pouvoir les arrêter…

 

Guillermo del Toro, réalisateur adoré des geeks, passe au petit écran, entre les suites espérées au cinéma d’Hellboy et de Pacific Rim. C’est avec la série fantastique The Strain, basée sur les romans de Del Toro lui-même et Chuck Hogan (tous deux scénaristes sur la série), que le réalisateur Mexicain débarque cet été sur la chaîne FX. The strain commence comme une histoire fantastique classique. Un avion de ligne en provenance de Berlin se pose sur le sol américain, tandis que ses passagers et son équipage semblent inertes. Les agents du CDC (Center for Disease Control), dont le professeur Ephraim Goodweather, sont dépêchés sur les lieux pour déterminer les causes des décès. Quatre survivants reprennent connaissance sans que personne ne comprenne pourquoi. S’il s’agit bien d’une contamination, elle est en réalité l’œuvre d’un monstre aux mœurs assimilables à celles d’un vampire, prêt à contaminer Manhattan. Le docteur Goodweather et son équipe font rapidement alliance avec Abraham Satrakian, un vieil homme survivant de l’holocauste, qui semble avoir déjà affronté ce monstre. Del Toro, par ailleurs réalisateur de trois des épisodes de la première saison (une seconde est d’ores et déjà commandée), nous plonge donc dans l’univers des vampires.

The Strain 1

Si le terrain semblait déjà bien encombré par les récentes productions cinématographiques ou télévisuelles pour adolescents (Twilight, The vampires diaries, The Originals) ou même pour adultes (True Blood) pour ne citer que les plus récentes, Del Toro parvient à s’en démarquer dès le pilote. The strain met en scène des personnages marquants et charismatiques, notamment ceux interprétés par Corey Stoll et David Bradley. En ancrant son univers dans un contexte réaliste, grâce au traitement procédural de certains éléments de la série (les agents du CDC et leur environnement) ou encore à des références à l’holocauste, Del Toro imprègne un ton particulier à la série. Le style du show ne cède pas aux caprices de l’époque: pas de shaky-cam, pas d’effets gores gratuits, même si on n’échappe pas à un petit triangle amoureux, certes plutôt discret. Un excellent fil narratif offre à The strain de très bons cliffhangers et une story-line suffisamment dense et captivante pour s’éloigner des classiques histoires de vampires et de leurs codes ancestraux. Les créatures sont originales, le développement des personnages solide et le tout devient rapidement passionnant. Le procédé narratif utilisé par Del Toro permet en outre de constituer les bases d’une série prometteuse.

the_strain_del_toro

Si le pilote était plaisant, la série prend réellement de l’ampleur au fil des épisodes. Sans atteindre la force de The walking dead, elle s’en rapproche tout de même par moments et semble même marcher sur les pas de la série phare d’AMC. Le huitième épisode de la saison en constitue la meilleure preuve, mis en scène par Guy Ferland, réalisateur de plusieurs épisodes de The walking dead… Menée par un casting de qualité, la série est également dirigée par des metteurs en scène de talent (Del Toro, Peter Weller). The strain est donc une série hautement recommandable, grâce à son ambiance marquée et à ses qualité narratives et visuelles indéniables. On lui pardonnera même quelques facilités, comme cette erreur de temporalité avec le personnage d’Abraham, survivant des camps de concentration nazis à la vingtaine et qui devrait donc être âgé d’environ 90 ans quand l’acteur en a 72 et quand le personnage se livre à quelques combats à l’arme blanche. A noter que la musique du générique a été composée par Ramin Djawadi, auteur du merveilleux thème de Game of thrones et déjà collaborateur de Del Toro sur Pacific Rim.

Crédits: FX

 

 

 

 

 

 

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