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I BELIEVE I CANNES FLY (JOURNAL DE BORD) EPISODE 8

Je vous ai laissé sur un affreux cliffhanger dans l’épisode 7 (NDCliffhanger: Tu cherches à ce que je te massacre à la tronçonneuse toi non?) : la soirée d’anniversaire de la société Metropolitan Filmexport était-elle à la hauteur des attentes ? Ai-je eu la chance de french-kisser Jennifer Lawrence et boire du champagne en compagnie des Expendables, descendus sur la croisette en tank la veille ? Suspense. Direction la plage Magnum à partir du grand palais. En chemin, je frôle l’arrêt cardiaque (NDCliffhanger: Pas de photo tu vas pas que le frôler en fin de festival l’arrêt cardiaque)en croisant Viggo Mortensen. Le roi Aragorn, en chair et en os. L’acteur se balade tranquillement et librement, quoique le pas pressé, se dirigeant vers la projection de Maps to the Stars, réalisé par son ami et complice David Cronenberg. Pas le temps d’immortaliser cet instant en photo. Le plus important est que ce souvenir reste ancré dans ma mémoire à jamais (NDCliffhanger: voir note précédente). Je reprends la route.

Arrivée à la playa, carton d’invitation exigé. Normal ici. L’endroit est hyper accueillant, la musique ambiance boîte de nuit résonne sur la plage. À l’entrée, un photocall et la rencontre d’une journaliste PureTrend (dédiclasse Aurélia (NDCliffhanger: Coucou aussi), qui m’informe de la présence dans la salle du « garde du corps de toutes les stars », autrement dit le gage de pouvoir apercevoir ce soir plusieurs visages célèbres. Gagné, dix minutes après mon arrivée, je distingue le réalisateur américain Brett Ratner. Un cinéaste mal aimé, mais pas grave, je suis ravi de voir un metteur en scène « connu » des cinéphiles. Le type fait des photos à tire-larigots et aligne les coupes de champagne. Logique. Les frères Hadida, patrons de Metropolitan, société de production et de distribution des films, sont survoltés et enchaînent les photos avec leurs amis – stars.

brett rattner

Quelques instants plus tard, c’est au tour des deux acteurs principaux du hit It Follows d’entrer dans le club. Au culot, je décide d’aller les saluer et les informe de tout l’amour que je porte au film, découvert à la semaine de la critique la veille. Réponse à coups de « Thank you so much ». P’tit selfie au passage. Reprise de la soirée.

 selfie it follows

00h : toujours pas de Robert Pattinson. Pourtant, le comédien joue dans The Rover, film distribué par Metro. Erf, pas de bol, il est aussi à l’affiche de Maps to the Stars, et est donc à l’after-party Le Pacte.

00h20 : 3 coupes de champagne et une glace Magnum confectionnée sur demande plus tard, il est temps de rentrer. Trop crevé, hélas. Le repos est rare ici, autant en profiter dès qu’on peut.

Debout ce matin à 10h = grasse matinée. Le film à voir today est Lost River, première œuvre de fiction de l’acteur Ryan Gosling. Je file dans la queue avec trois heures d’avance. Je connais la réputation du bonhomme et ses capacités à déclencher l’hystérie collective partout où il passe. J’ai vu juste, on passe à côté d’une émeute pour entrer à la projo. Record de la file d’attente la plus longue pulvérisé par la star de Drive. Le soleil cogne sévère, j’espère que le film tient ses promesses sinon j’exige que Ryan Gosling me dédommage en me fournissant quelques tubes de crème solaire.  (NDCliffhanger: Vanne recycléée, c’est écolo, mais déjà fait) À l’arrivée, Lost River est un bel hommage au giallo, ultra-référencé (Winding Refn, Argento, Lynch, Harmony Korine, Cianfrance …) et assez dingo niveau mise en scène, photo, musique. Hâte que le reste du monde le découvre en salles pour donner son avis.

Enchaînement sur la rédaction de quelques critiques, puis direction la file d’attente de Whiplash, le grand gagnant du dernier festival du film indépendant de Sundance avec Miles Teller (la révélation de The Spectacular Now et bientôt à l’affiche du reboot des 4 fantastiques). Whiplash est une merveille, un film fou et frénétique sur le jazz, l’espoir et le dépassement de soi, le rapport sado-masochiste d’un professeur avec son élève, l’autisme et tout plein d’autres choses. Standing-Ovation de malade mental à la sortie, en présence de son auteur, Damien Chazelle, et surtout de J.K. Simmons, acteur du film, très disponible en fin de séance pour discuter et prendre une ou deux photos avec les spectateurs.

selfie jk simmons

À peine le temps de créer ma pancarte « 1 ticket for Coming Home, pleeeaaase » qu’on m’offre un billet tel un cadeau du ciel. Je me dirige vers le balcon mais hourra c’est une place à l’orchestre, en bas, avec les stars. J’ai l’impression d’être Leonardo DiCaprio dans Titanic : je suis le pauvre inconnu qui peut accéder une fois dans sa vie à la rangée des célébrités. Ça ne rate pas, je me cogne contre Adrien Brody à la sortie. Beaucoup de mal à me concentrer sur celui-là, je suis encore dans l’ambiance jazzy de Whiplash. En fin de projection, Gong Li est en larmes. Zhang Yimou la tient dans ses bras, l’image est belle.

gif titanic

Dodo.

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