Critique DVD

ARBITRAGE (Critique DVD)

2 STARS PAS GENIAL

arbitrage affiche

Le tweet d’après-visionnage

tweet arbitrage

SYNOPSIS: Robert Miller est l’un des magnats les plus puissants de la finance new-yorkaise. Fort d’une réussite exemplaire, entouré de sa femme, Ellen, et de ses enfants – dont sa brillante fille, Brooke –, il incarne à lui seul le rêve américain. Pourtant, au-delà des apparences flamboyantes, Miller est piégé. Il doit à tout prix vendre son empire à une grande banque avant que l’on ne découvre l’ampleur de ses fraudes. La liaison qu’il entretient avec Julie, une jeune marchande d’art française, complique aussi sa vie privée… Alors qu’il est à deux doigts de conclure la transaction espérée, une erreur de trop va le mêler à une affaire criminelle. Pris à la gorge, cerné de toutes parts, Robert Miller va tout risquer pour sauver ce qui compte le plus pour lui. Encore doit-il choisir ce que c’est vraiment, et il ne pourra le découvrir qu’en affrontant les véritables limites de sa moralité.

Souvent certains castings affolent les sens avant même que les films ne soient autre chose que des projets. Arbitrage ne déroge pas à la règle même s’il n’avait à son générique aucune jeune starlette dont le public masculin est friand ni aucun bellâtre dont les jeunes femmes s’amourachent dès lors que deux boutons de chemise sont ouverts. Mais Arbitrage avait à l’affiche quelques stars sur le retour et autres seconds couteaux suffisamment connus et talentueux pour aiguiser la curiosité. En plus d’un pitch promettant une histoire mêlant monde de la haute finance, affaire criminelle et sexuelle, on était curieux du résultat. La déception est grande car le film ne se dépare jamais d’un aspect téléfilm de luxe couplé à un scénario qui accumule les clichés jusqu’à l’écœurement ce qui nuit bien évidemment à son intérêt et à son rythme. Arbitragefilm 2012 ressemble à ces films tournés à la chaine dans les années 80 dont il ne subsiste pas grand chose après visionnage, si ce n’est la prestation de ses vedettes. Des films efficaces certes mais vite vus et vite oubliés. Réalisé par Nicolas Jarecki, Arbitrage est de ceux là. Pas désagréable au demeurant mais sans aucune originalité, aucune surprise et dont tout le déroulé est attendu largement en amont. Toute la partie financière (ce qui n’en fait pas exclusivement un film sur la finance) est plutôt réussie grâce à une connaissance accrue de cet univers, mais toutes les séquences plus quotidiennes sonnent faux et font plonger parfois le film du côté du soap opéra de bas étage. Distrayant mais ne dépassant jamais cette fonction première de divertissement, Arbitrage repose essentiellement sur ses comédiens qui assurent le minimum syndical. Que ce soit Susan Sarandon ou Tim Roth ils font très bien ce qu’ils ont à faire mais cela reste anecdotique. Le film si on peut lui reconnaitre une qualité c’est d’offrir un rôle intéressant dans les nuances qu’il à à restituer à Richard Gere. Il vampirise totalement son personnage et grâce à son incroyable prestation, on ne peut pas dire que Arbitrage soit totalement raté. D’une promesse de film passionnant, on a juste un ersatz de bon moment transcendé par un comédien à qui la maturité réussit bien.

Arbitrage réalisé par Nicolas Jarecki disponible en DVD depuis le 12 avril 2013 distribué par la  Metropolitan Filmexport.

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