Critiques Cinéma

UN BONHEUR N’ARRIVE JAMAIS SEUL (Critique) ***

SYNOPSIS : Sacha aime ses amis, son piano, la fête. La nuit, il joue dans un club de jazz et séduit des jolies filles. Il vit dans l’instant, pour le plaisir. Sans réveil-matin, sans alliance, sans impôt. Charlotte a trois enfants, deux ex-maris et une carrière professionnelle à gérer. Elle n’a aucune place pour une histoire d’amour. Tout les oppose. Ils n’ont rien à faire ensemble… Ils sont faits l’un pour l’autre.

L’été arrive enfin et avec la saison, sa cohorte de comédies romantiques. Non pas que la période estivale soit forcément plus propice qu’une autre au visionnage de ces films frais qui font entre autres la joie des amoureux et des rêveurs qui trouvent dans ces histoires un plaisir identificateur certain, mais force est de constater que les distributeurs planifient de nombreux films de ce genre à ce moment de l’année. Un bonheur n’arrive jamais seul, le nouveau film de James Huth, le réalisateur de Brice de Nice et Lucky Luke, ouvre donc le bal et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne nous trompe pas sur la marchandise. Il livre une comédie sentimentale enlevée, portée par deux comédiens au charme ravageur, et qui, si elle ne révolutionne pas l’histoire du cinéma, offre plein de bons moments et permet aux cœurs de midinettes de battre la chamade.

En faisant traverser sa comédie romantique par les éclairs burlesques qui ont faits sa réputation, James Huth a, malgré toute sa bonne volonté, bien du mal à faire preuve d’originalité et d’ailleurs, il ne manque pas une seule des figures imposées du genre. C’est la limite de son film qui démarre pourtant sur un rythme effréné et auquel il est bien difficile de résister tant il est bourré de peps et de bonne humeur. Mais malgré tous ces aspects positifs, Un bonheur n’arrive jamais seul ne propose aucune surprise et les péripéties du scénario sont cousues du même fil blanc qui enrubanne tous les films d’un acabit similaire.

James Huth connait ses classiques, il les assume et s’y réfère sans vergogne à de multiples reprises. Que ce soit Casablanca ou les films de Capra, ses modèles ne font aucun doute, bien que l’âge d’or hollywoodien soit un héritage un poil trop lourd à porter. Car après une bonne moitié drôle et efficace, Un bonheur n’arrive jamais seul patine quelque peu. Dès lors le film enchaine les situations improbables et mécaniques et son histoire tourne en rond avec des rebondissements artificiels qu’on voit venir à mille lieues à la ronde. Mais ce qui est dommageable pour l’effet de surprise est contrebalancé par l’énergie insufflée par les deux têtes d’affiche.

Car une chose est sûre, Sophie Marceau et Gad Elmaleh portent littéralement le film sur leurs épaules. Ils font preuve d’un charisme incroyable et leur couple de comédie est une vraie réussite. Elle, belle, solaire, dans ce rôle de bourgeoise maladroite. Lui, séduisant, charmeur dans celui de cet éternel enfant effrayé par les enfants. Ils sont bien entourés entre autres par Maurice Barthelemy et François Berléand, dans les rôles obligés du meilleur copain et de l’ex mari retors. Cette distribution n’est pas pour rien dans le fait que l’on prenne un tel plaisir malgré ce sentiment de déjà vu. Sophie Marceau et Gad Elmaleh sont nos Julia Roberts et Hugh Grant. On a déjà vu pire comparaison, non?

UN BONHEUR N’ARRIVE JAMAIS SEUL DE JAMES HUTH, AVEC SOPHIE MARCEAU, GAD ELMALEH, MAURICE BARTHELEMY, FRANCOIS BERLEAND, FRANCOIS VINCENTELLI, MACHA MERIL… SORTIE LE 27 JUIN 2012

DISTRIBUE PAR PATHE DISTRIBUTION

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