

SYNOPSIS : Oregon, 1933. Après la mort de sa femme, Samuel Murphy est arraché à sa fille et envoyé dans un camp de travail impitoyable. Lorsqu’un surveillant sans scrupule lui promet la liberté contre une périlleuse mission de contrebande d’or, Murphy saisit sa seule chance de rentrer chez lui. Il s’embarque alors dans une expédition de tous les dangers, au cœur d’une nature hostile, où les trahisons se multiplient. Jusqu’où Murphy sera-t-il prêt à aller pour revoir sa fille ?
Dans l’Amérique des Années 30, Samuel Murphy (Ethan Hawke) répare des voitures avec talent pour subvenir aux besoins de sa fille Penny qu’il élève seul. Alors que des soucis d’argent leur mènent la vie dure, Samuel est injustement arrêté et jeté dans un camp de travail où il espère réduire sa peine au minimum afin de retrouver sa fille avant qu’elle soit mise dans un orphelinat. L’autoritaire chef du camp, Clancy (Russell Crowe implacable), trouve chez Samuel un leader né, et lui propose un job dangereux qui lui rendrait sa liberté immédiatement. Samuel accepte et se retrouve à la tête d’une équipe transportant une cargaison précieuse à travers une forêt hostile…

C’est le pitch du premier long-métrage réalisé par l’américain Padraic McKinley (d’abord monteur et producteur), Les Contrebandiers (auquel on préfère honnêtement le titre original The Weight), qui trouve dans les codes du néo-western les bases de son récit. Dans une traversée périlleuse qui évoque Le Salaire de la Peur en pleine Grande Dépression – et sans les camions – le scénario co-écrit par Matthew Chapman, Matthew Booi et Shelby Gaines nous plonge dans l’intimité de ce protagoniste prêt à prendre tous les risques pour une chance de retrouver sa fille. Le drame sociétal laisse alors rapidement la place à un film d’aventure, lorsque la petite équipe se retrouve avec la cargaison dans leurs sacs. Samuel en chef d’une troupe composée de prisonniers à la morale parfois questionnable, Les Contrebandiers profite de l’incroyable tête d’affiche d’Ethan Hawke pour construire un modèle du genre.

A la fois western crépusculaire, drame historique et film d’aventure violent façon années 70, Padraic McKinley signe un long-métrage au suspense massif et aux retournements de situation finement déroulés, une traversée de la jungle périlleuse et éprouvante qui ne prend jamais son spectateur à la légère. L’expérience est alors redoutable de maîtrise, sa mise en scène jouant avec l’inquiétude et les incertitudes de ses personnages pour mettre en image leur paranoïa grandissante et leurs coups de sang. L’arrivée inattendue de la brillante Julia Jones au centre du film ajoute alors pile ce qu’il faut de propos thématique pour lancer le récit dans un nouveau long-métrage toujours plus imprévisible.

Les Contrebandiers profite alors de la mécanique millimétrée de son scénario pour construire une aventure au potentiel explosif, filmant une humanité au bord du précipice prête à tout pour sa liberté au bout de la mission. Cette quête se transforme petit à petit en cauchemar à ciel ouvert, donnant au long-métrage une forme rugueuse et implacable qui redouble de maîtrise formelle pour offrir un divertissement appliqué et impressionnant, une traversée détonante et étonnement émotionnelle dans l’écriture de ses différents personnages centraux. En résulte une excellente surprise, habillée par la photographie sublimement âpre de Mateo Cocco (qui filme des décors allemands de toute beauté) et par la bande-originale décapante de Latham et Shelby Gaines, qui dépoussière les codes éculés de son genre au service d’une aventure viscérale et impressionnante. Les Contrebandiers se pose comme une proposition précieuse et radicale, qui impressionne autant qu’elle émeut, plaçant un Ethan Hawke brillant à l’apparence marquée par la fatigue et l’effort au centre d’un récit de survie passionnant de maîtrise.

Titre Original: THE WEIGHT
Réalisé par: Padraic McKinley
Casting : Ethan Hawke, Russell Crowe, Julia Jones…
Genre: Action, Aventure, Thriller
Sortie le : 16 septembre 2026
Distribué par: SND

EXCELLENT
Catégories :Critiques Cinéma, Les années 2020









































































































































