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LA MEILLEURE SÉRIE QUE VOUS N’AVEZ PEUT-ÊTRE JAMAIS VUE PARTIE 11 : ONCE AND AGAIN (SECONDE CHANCE)

SYNOPSIS : Lily Manning est divorcée. Rick Sammler aussi. Elle est mère de deux filles, Grace, 14 ans, et Zoe, 10 ans. Il a un fils, Eli, 15 ans, et une fille, Jessie, 11 ans. Dès leur première rencontre, Lily et Rick tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Leur vie, comme celle de leur famille, va être bouleversée, par cette relation passionnée et naissante, qu’ils vont non seulement devoir cultiver mais aussi, et surtout, protéger. Si, à quarante ans, ils se sentent, grâce à cette idylle, pousser des ailes de jeunes gens, ils ne peuvent faire l’impasse ni sur les petits et grands tracas du quotidien, qui les empêchent souvent de voir la vie en rose, ni sur les demandes et les inquiétudes de leurs turbulentes progénitures. Ces deux adultes vont vivre de nouvelles expériences, comme une seconde adolescence… En même temps que leurs enfants !

C’est beau d’aimer instantanément une série. Et c’est encore plus beau de l’aimer encore autant lorsqu’on la redécouvre près de trente ans plus tard. Au bout d’à peine une minute, Once and Again dégage une telle humanité qu’elle vous conquiert immédiatement. Quelques secondes plus tard, une photo qui s’anime, un sourire échangé sur le parking d’un lycée et l’émotion vous submerge déjà. Car oui, la meilleure série que vous n’avez peut-être jamais vue, c’est peut-être Once and Again.

Après avoir profondément marqué la télévision américaine avec Angela, 15 ans, Marshall Herskovitz et Edward Zwick reviennent à la fin des années 90 avec une œuvre qui déplace leur regard de l’adolescence vers l’âge adulte. Diffusée en France sous le titre Deuxième Chance, la série raconte la rencontre de Lily Manning et Rick Sammler, deux quadragénaires divorcés qui tentent de reconstruire leur vie tout en composant avec leurs enfants, leurs ex-conjoints et les blessures laissées par le passé.

Sur le papier, le sujet paraît simple. À l’écran, il devient bouleversant.

Once and Again est une série sur les secondes chances mais elle est surtout une série sur la vie. Une série qui parle d’amour sans mièvrerie, de famille sans caricature et d’adolescence avec une justesse remarquable. Les scénarios, nourris d’éléments autobiographiques puisés dans les expériences de Herskovitz et Zwick, refusent les facilités dramatiques et privilégient constamment la vérité émotionnelle. À travers ses magnifiques séquences en noir et blanc où les personnages se confient directement à un interlocuteur invisible, la série crée une intimité rare avec le spectateur. Comme dans un journal intime, chacun tente de mettre des mots sur ses peurs, ses désirs, ses regrets ou ses espoirs.

L’écriture impressionne par sa sincérité. Les enfants ne sont jamais relégués au second plan. Leurs doutes, leurs blessures et leurs questionnements sont traités avec la même attention que ceux des adultes. Cette capacité à faire exister chaque personnage rappelle les plus belles heures de Thirtysomething, de Relativity ou bien sûr d’Angela, 15 ans. Quant au mal-être adolescent, il est abordé avec une finesse qui évoque parfois le cinéma de John Hughes sans jamais tomber dans les clichés.

Au cœur de la série, il y a surtout un duo exceptionnel. La beauté lumineuse de Sela Ward, son regard, son sourire, sa vulnérabilité et son incroyable présence à l’écran trouvent un parfait écho dans le charme naturel et la sensibilité de Billy Campbell. Leur complicité, leurs maladresses, leur attirance progressive et leurs hésitations donnent naissance à l’un des plus beaux couples de la télévision américaine.

À une époque où tant de séries cherchent à impressionner le spectateur, Once and Again se contente de raconter la rencontre de deux êtres cabossés par la vie. Et pourtant, lorsque Rick et Lily s’embrassent pour la première fois, on réagit comme des adolescents devant leur premier amour.

Autour d’eux, la jeune Evan Rachel Wood impressionne déjà dans le rôle de Jessie Sammler. Shane West compose un Eli aussi attachant que tourmenté tandis que Julia Whelan apporte beaucoup de sensibilité à Grace Manning. Jeffrey Nordling et Susanna Thompson incarnent avec justesse les ex-conjoints dont la présence rappelle que les secondes chances se construisent rarement dans un vide émotionnel. Quant à Marin Hinkle, formidable dans le rôle de Judy, la sœur de Lily, elle apporte une chaleur et une humanité supplémentaires à un ensemble déjà remarquablement équilibré.

Le talent de Sela Ward fut d’ailleurs salué à sa juste valeur. Son interprétation de Lily Manning lui valut l’Emmy Award de la meilleure actrice dans une série dramatique en 2000 puis le Golden Globe de la meilleure actrice dans une série dramatique en 2001. Deux récompenses amplement méritées tant son interprétation demeure l’une des plus belles de la télévision américaine de cette époque.


Malgré l’enthousiasme de la critique et l’attachement profond de ses admirateurs, la série fut plusieurs fois menacée d’annulation, suscitant même une mobilisation de ses fans. Une fidélité qui s’explique facilement tant Once and Again possède cette capacité rare à donner l’impression que ses personnages existent réellement.

C’est le genre de séries pour les personnes amoureuses de l’amour. Pour ceux qui aiment avoir des papillons dans le ventre. Pour ceux qui se souviennent de leur première fois ou de leur seconde chance. Pour ceux qui aiment les personnages qui vous embarquent dans la farandole de leurs vies cabossées qu’ils souhaitent reconstruire. Une série pour ceux qui aiment avoir les yeux mouillés, la gorge serrée et le cœur qui bat. Une série sur la vie qui, en ces temps souvent compliqués, vous ramène aux choses essentielles et aux sentiments les plus purs.

Uppercut émotionnel d’une délicatesse, d’une sensibilité et d’une humanité rares, Once and Again demeure aujourd’hui encore l’une des plus belles réussites de la télévision américaine. Une œuvre qui vous terrasse, vous élève, vous renverse et vous donne une seule envie : enchaîner les épisodes.

Et c’est peut-être…

La meilleure série que vous n’avez jamais vue.

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