Critiques Cinéma

LE SAMARITAIN (Critique)

SYNOPSIS: Âgé de 13 ans, Sam Cleary suspecte que son mystérieux et solitaire voisin, Mr. Smith, soit en réalité une légende qui se cache au grand jour. Il y a 25 ans, le superpuissant justicier de Granite City, Le Samaritain, a été déclaré mort dans un entrepôt, après un combat tragique avec son rival, Nemesis. La plupart des gens pensent que Le Samaritain a péri dans les flammes, mais certains habitants, comme Sam, ont bon espoir qu’il soit encore en vie. Alors que la ville est au bord du chaos et que les crimes se multiplient, Sam se donne pour mission de persuader son voisin de sortir de sa cachette et de sauver la ville de la ruine. 

Si on l’a brièvement aperçu en costume dans le deuxième Volume des Gardiens de la Galaxie de James Gunn (et dont on attend le retour dans le dernier volet de la trilogie prévu pour Mai 2023), le Cinéma n’a pas encore eu la chance de voir Sylvester Stallone dans la peau d’un protagoniste super-héroïque (même si l’increvabilité récurrente de ses héros pourrait venir contredire ce fait). C’est désormais chose réglée par Prime Vidéo avec leur nouvelle production originale Le Samaritain, mis en scène par Julius Avery à qui on doit notamment les surprenants zombies nazis d’Overlord. Le film suit donc le jeune protagoniste de 13 ans, Sam, vivant seul avec sa mère à Granite City et navigant comme ils peuvent entre leurs fréquents problèmes d’argent. Passionné par la légende du Samaritain (un super-héros au grand cœur disparu tragiquement il y a 20 ans aux termes d’un combat fratricide contre son principal rival Nemesis), Sam reste persuadé que ce dernier est toujours vivant, caché quelque part. Lorsqu’il croit reconnaître son héros dans un de ses voisins d’immeuble, le jeune garçon va tout faire pour lui faire ressortir son masque. Qui plus est, la menace de Nemesis semble se réveiller et s’apprête à menacer la sécurité de la ville, qui a désormais plus que jamais besoin d’un héros.


Prenant la figure habituelle du super-héros pour la faire rentrer dans un thriller social au sein de la ville fictive et bien nommée de Granite City, Le Samaritain agite ses inspirations de comic-books pour livrer son histoire par le prisme d’un enfant passionné par les aventures de son défunt héros éponyme. Le jeune Sam (interprété par Javon Walton, que l’on connaît d’Euphoria) est celui qui nous fait rentrer dans cet univers au début du film, par une séquence en animation plaçant le contexte global. Vingt ans plus tard, la ville n’a plus de héros (Le Samaritain et Nemesis sont morts – ou du moins présumés) et la vie de ses habitants tourne à la normale. Le film place alors dès son ouverture la question du manichéisme de son duo de supers. Là où beaucoup voient en Nemesis le méchant, d’autres y voient un héros, un sauveur qui n’a pas peur de se salir les mains pour obtenir la justice. Ainsi, Le Samaritain pose par essence un contexte politique qui permet à son récit d’éviter les redondances binaires de ce genre de production, préférant se tourner vers le thriller – tout en restant à la sobre hauteur de ses personnages. Sylvester Stallone campe alors un héros déchu et meurtri qui détourne perpétuellement les yeux de son passé costumé, là où le jeune Sam voit un symbole dont sa ville a encore besoin.



De l’autre côté de l’équation, Pilou Asbæk campe le « vrai  » bad guy de l’histoire, trouvant dans l’héritage de Nemesis la justification de ses envies de justice populaire. Si le méchant fait plus personnage de fonction qu’autre chose, sa figure permet l’élévation du personnage éponyme et de sa bascule lors des virages narratifs finaux. Le scénario du film reste alors assez sobre et jamais brillant, mais fournit suffisamment à ses personnages pour rendre l’aventure vraiment consistante. Cela passe notamment par ses scènes de combat, timides dans les deux premiers tiers du film, qui se lâchent complètement dans le final ébouriffant prouvant une nouvelle fois que Stallone n’a rien perdu de sa force badass et de sa violence sèche. Les virgules scénaristiques finales – dont le fameux twist quelque peu prévisible mais plutôt malin dans son acheminement – donnent l’occasion à la mise en scène et à l’équipe cascade de s’amuser à faire valdinguer ses figurants dans le décor au rythme des coups de poing de son Samaritain.



En somme, Le Samaritain reste un produit pas très élevé ni particulièrement original, mais remplit très largement les cases du divertissement social de super-héros dopés à la violence rugueuse du granite et aux passés mystérieux. Avery signe un film bien mené dont on prend plaisir à suivre les aventures, ne serait-ce que pour (re)voir Sylvester Stallone sur le devant de la scène casser quelques bouches dans un rôle plutôt malin qui lui va toujours comme un gant.

Titre original: SAMARITAN

Réalisé par: Julius Avery

Casting : Sylvester Stallone, Javon “Wanna” Walton, Pilou Asbæk …

Genre:  Action, Thriller

Sortie le: 26 Août 2022

Distribué par : Amazon Prime Video France

TRÈS BIEN

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