Critiques Cinéma

FRÉROTS (Critique Saison Épisodes 1×01 – 1×05) Le calme plat…

SYNOPSIS: Frérots, c’est l’histoire de deux sœurs que tout oppose. Arethaadoptée très jeune en Afrique, est la fille modèle à qui tout réussit. Yvette, dite Véty, n’a jamais fait d’études. Enfant non désirée, elle n’a jamais trouvé sa place au sein de la famille. Le jour où Aretha se retrouve dans une impasse qui risquerait de ruiner sa carrière, Véty lui propose de se lancer dans le MMA (Mixed Martial Arts) pour gagner la somme d’argent dont elle a besoin. D’abord complètement opposée à l’idée, mais sans autre option possible, Aretha finira par accepter le deal de sa cadette et se lancera avec elle sur les routes à la conquête de la ceinture de championne d’Europe et du chèque assorti

D’habitude nous nous réjouissons de chaque nouvelle série OCS (très récemment Jeune & Golri, ainsi que l’Opéra, deux programmes chroniqués en ces lieux), la plateforme ayant l’habitude de nous fournir de belles petites surprises savamment mijotées. Néanmoins il faut bien de temps en temps une exception pour confirmer la règle. C’est ainsi que nous arrive ce jeudi la série Frérots, une comédie qui ne nous a pas franchement fait rire et encore moins captivée. Réalisée par Frank Bellocq et écrite par Rébecca Azan (qui joue également l’une des protagonistes), Daive Cohen, Lionel Dutemple et Benjamin Morgaine, la série met en scène deux sœurs que tout oppose : Aretha (Claudia Tagbo) d’un côté, brillante avocate pénaliste, considérée par ses parents comme un cadeau tombé du ciel, et Yvette (Rébecca Azan donc) de l’autre. Beaucoup plus volage, manipulatrice et moins bien intégrée dans la famille, Yvette dite « Véty » est l’opposée de sa sœur : elle vit au jour le jour en s’affranchissant de la majeure partie des contraintes sociales qui surviendraient pour la dérouter. Suite à quelques situations toutes plus navrantes les unes que les autres, Aretha se retrouve au bord du gouffre et risque de voir sa prolifique carrière réduite à néant. Yvette, qui par le biais d’un autre concours de circonstances tout aussi peu inspiré a découvert l’existence de combats clandestins de MMA (Mixed Martial Arts), pense avoir un éclair de génie en proposant à sa sœur d’y participer afin de gagner un maximum d’argent.


Ainsi débute Frérots. Disons-le tout de suite, au bout de cinq épisodes (donc la moitié de la saison) nous ne comprenons pas bien où la série veut en venir. Alors oui l’idée est très claire : participer à des combats jusqu’au Saint-Graal qui fera remporter le jackpot et oublier tous les ennuis, tout en développant la relation d’Aretha et Yvette mais force est de constater que le chemin s’avère extrêmement périlleux, davantage dans son exécution scénaristique que dans les rares combats qui eux sont d’une platitude sans nom. Malgré un casting intéressant comprenant par exemple Philippe Magnan, Marisa Berenson ou encore Jérôme Niel (que nous trouvons hilarant dans les vidéos qu’il poste sur internet, mais beaucoup moins ici, la faute à un personnage sans intérêt et extrêmement limité, du moins durant les épisodes visionnés), c’est le calme plat tant en termes de dynamisme, d’humour que de rebondissements. Le premier épisode pose bien les bases puisque rien ne s’améliore réellement dans les quatre suivants : les deux sœurs ne sont pas très intéressantes (surtout Aretha, pas forcément aidée par une Claudia Tagbo un peu trop plan-plan dans le rôle et pas toujours forcément convaincante), les situations qui se veulent loufoques ou drôles ne font pas l’effet escompté, les personnages décalés tels que le coach (Alain Figlarz), Roro (Jérôme Niel) ou autres secondes couteaux de passage ne brillent jamais par leurs dialogues ou leur énergie (malgré la qualité de leurs interprètes)…et c’est comme ça à chaque épisode. Alors oui, le visionnage n’est pas spécialement désagréable car le format est plutôt court : les épisodes durent entre 20 et 26 minutes. Et c’est bien suffisant.


La mise en scène quant à elle est globalement poussive, les dialogues plats et le MMA semble vraiment présent dans le récit histoire de. Peut-être que les épisodes suivants donneront davantage d’essor à ce milieu si particulier ainsi qu’à la violence des combats (nous ne pouvons pas dire que jusqu’à présent cela soit fulgurant, Aretha agissant le plus souvent comme si elle se prenait pour One Punch Man) mais nous avons un peu de mal à y croire tant il semble délicat d’apercevoir un quelconque potentiel au cours de cette première fournée qui avait pourtant, nous l’imaginions, vocation à présenter un univers singulier ainsi que ses ramifications. Toutefois l’entraînement d’Aretha n’étant pas encore arrivé à son échéance, il est encore possible de la voir s’envoler et d’assister à du grand spectacle. Espérons également que le personnage incarné par Jérôme Niel nous réserve quelques surprises : vu le potentiel du bonhomme, il serait dramatique de se priver de sa folie et de son talent.


Ni drôle, ni spectaculaire, ni touchante, Frérots fait à ce stade office de coquille translucide sans grande identité. Contrairement à un combat de MMA, ici pas de risque de se blesser en prenant de mauvais coups, ceux de Frérots étant un peu trop lents et paresseux pour nous atteindre. Nous laissons toutefois à la série le bénéfice du doute dans sa seconde partie.

Crédits: OCS

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