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Alors, on regarde quoi ce soir ? (Sélection Sorties Vidéo Juillet-Août 2021)

Alors que l’été se termine, coup de projecteur sur 5 sorties blu-ray du mois de juillet et août. Et nous vous avons concocté une sélection qui rassemble tous les styles et toutes les époques… un film d’aventure de 1939, un polar noir de 1947, un film policier un peu oublié de 1989, une comédie de 1991 et l’adaptation animé d’un manga de 2019. Bref de l’action, du rire, du suspense, de l’émotion et de l’amour (toujours) pour aborder la rentrée en mode 24 (ou 35) images par secondes ! Bon visionnage.



Black Rain (1989)
Réalisé par Ridley Scott
Avec : Michael Douglas, Andy Garcia, Ken Takakura, Kate Capshaw
Durée : 2h05
Date de sortie : Le 7 juillet 2021 chez Paramount Pictures



SYNOPSIS: Nick Conklin et Charlie Vincent, deux policiers de la Police de New York, capturent le yakuza Koji Sato. Ils sont chargés de le ramener au Japon pour qu’il y soit jugé. À peine atterri à Osaka, Sato réussit à s’enfuir. Déjà soupçonné de corruption, Nick est accusé d’avoir laissé s’enfuir le suspect. Il doit alors le retrouver pour se blanchir. Avec l’aide de l’inspecteur japonais Masahiro Matsumoto, Nick et Charlie découvrent le Japon et s’attaquent à la pègre locale.

Black Rain, grand film oublié de Ridley Scott, est une œuvre visuellement éblouissante, un voyage initiatique violent et sanglant du pont de Brooklyn au port d’Osaka. Porté par un Michael Douglas magistral (qui sortait de Liaison fatale et qui allait enchaîner dans la décennie suivante avec Basic Instinct, Chute libre ou encore The Game), Black Rain n’est certainement pas le plus grand film de Ridley Scott mais il mérite d’être redécouvert. Et si le gros point faible du film est sans aucun doute le scénario beaucoup trop classique (et quelques scènes d’action qui ont un peu vieilli), la lutte d’un policier désabusé en mode Samouraï, le choc des cultures, la musique de Hans Zimmer, la photographie de Jan De Bont et la mise en scène de Ridley Scott tirent ce polar noir vers le haut est en font une œuvre saisissante et une vraie réussite.

Le saviez-vous ? C’est la première collaboration entre Ridley Scott et le jeune Hans Zimmer qui vient de connaître un premier succès avec Rain Man et une nomination aux Oscars (il en recevra 11 et n’en gagnera qu’un seul, pour Le Roi Lion). Hans Zimmer et Ridley Scott collaborèrent à nouveau entre autres pour Thelma et Louise, Gladiator ou La Chute du faucon noir



Seuls les anges on des ailes (1939)
Réalisé par Howard Hawks
Avec : Cary Grant, Jean Arthur, Rita Hayworth, Richard Barthelemess
Durée : 2h01
Date de sortie : Le 7 juillet 2021 chez Wild Side Video



SYNOPSIS: Bonnie Lee s’arrête dans un petit aéroport d’Amérique du Sud. Les pilotes y transportent du courrier sur une route qui passe par une montagne dangereuse et embrumée. Bonnie s’éprend du pilote en chef, mais celui-ci semble indifférent

Un an après L’impossible Monsieur Bébé, l’un des chefs d’œuvre d’Howard Hawks, le metteur en scène rend hommage aux pionniers de l’aéropostale avec un grand film d’aventure dont la recette, de l’héroïsme, de l’humour, de l’amitié (virile), de l’amour et une pointe d’ironie en font un cocktail brillant, mis en scène et scénarisé avec élégance par un réalisateur inspiré. Parfois émouvant, souvent impressionnant et toujours convaincant (et pourtant en grande partie tourné en studio), Seuls les anges on des ailes est porté par un casting impeccable, à la tête duquel Cary Grant est une fois de plus parfait. Ici Howard Hawks trouve l’équilibre idéal entre tragédie et comédie, et signe un éternel chef-d’œuvre qui transportera le spectateur du rire aux larmes aux côtés des pilotes de l’équipe aéropostale d’un petit port d’Amérique du Sud qui risquent chaque jour leurs vies dans des avions vieillissants et fragiles. Une œuvre à redécouvrir chez Wild Side dans un luxueux coffret agrémenté d’un livret inédit de 50 pages, avec de nombreux bonus mais surtout avec un master de très belle tenue. Un must.

Le saviez-vous ? Si Howard Hawks ne montra guère de sympathie envers Rita Hayworth qu’il avait pourtant choisi, il obtient de la comédienne une très belle prestation et lui offre son premier gros succès. Harry Cohn, le patron de la Columbia Pictures décide alors d’en faire sa nouvelle vedette.



Ralph Super King (1991)
Réalisé par David S. Ward
Avec : John Goodman, Peter O’Toole, John Hurt
Durée : 1h36
Date de sortie : Le 17 août 2021 chez Elephant Films



SYNOPSIS: En Angleterre, un accident effroyable décime l’intégralité de la famille royale et la plupart des descendants. Une recherche généalogique est menée pour trouver un successeur au trône. Après de nombreuses investigations, le nouveau roi est découvert : Ralph, américain bruyant et mal élevé. Aidé par Willigham, un aristocrate, il va devoir s’adapter à son nouveau statut…

Ralph Super King, réalisé par David S. Ward, scénariste de Nuits blanches à Seattle est-il un chef-d’œuvre de l’humour ? Non, mais c’est un film pour lequel j’ai une tendresse particulière. Il s’agit tout d’abord de l’un des rares premiers rôles d’un acteur formidable (avec Matinee, le chef d’œuvre de Joe Dante), John Goodman, éternel très grand second rôle, de The Big Lebowski à Always en passant par Barton Fink ou Flight. Et puis si tout ne fonctionne pas parfaitement, l’ensemble est éminemment sympathique, grâce entre autres à une multitude de très bons acteurs, que ce soit Peter O’Toole, John Hurt ou Richard Griffiths et bien sûr grâce à l’abattage d’un John Goodman charismatique qui rend cette petite comédie légère plutôt divertissante et très agréable à découvrir. À signaler que Ralph Super King n’arrive pas seul chez Elephant Films et qu’il est accompagné d’Arrête ou ma mère va tirer !, Junior, mais également et surtout de Le Secret de mon Succès et Jumeaux. De quoi attaquer l’année scolaire avec le sourire !

Le saviez-vous ? Trois acteurs de Ralph Super King ont également tourné dans Harry Potter. Tout d’abord Richard Griffiths (Duncan Phipps) qui jouait Vernon Dursley, l’oncle d’Harry mais également Julian Glover, (le roi Gustav) la voix de l’araignée Aragog dans Harry Potter et la Chambre des Secrets et Leslie Philips (Gordon Halliwell) celle du Choixpeau magique dans les deux premiers films.



La Brigade du Suicide (1947)
Réalisé par Anthony Mann
Avec : Dennis O’Keefe, Mary Meade, Alfred Ryder, Wallace Ford
Durée : 1h32
Date de sortie : Le 24 août 2021 chez Rimini Editions



SYNOPSIS: Deux agents du département du Trésor Américain sont désignés pour infiltrent le Milieu : ils devront mettre fin aux agissements d’un gang de faux-monnayeurs. Ils endossent une nouvelle identité et remontent peu à peu toute la filière.

Après Marché de Brutes, Rimini nous propose un nouveau classique du film noir, La Brigade du Suicide (T-Men), également réalisé par Anthony Mann. Construit comme une présentation des agents du Trésor et de leur travail, La Brigade du Suicide est une œuvre passionnante qui, en alternant les descriptifs didactiques et quasi documentaires du métier et du fonctionnement de la brigade et la réalité du terrain nettement plus menaçante et effrayante, entraîne le spectateur dans un récit palpitant, efficace et souvent violent. L’autre réussite du métrage est sa photo que l’on doit comme Marché de Brutes à John Alton qui réussit à faire ressortir les émotions sur les visages, grâce à ses éclairages, travaillé comme des peintures, ainsi que les cadrages inventifs, brillants, surprenants qui font de chaque plan une œuvre d’art. Bref, c’est un nouveau cadeau que nous fait Rimini en exhumant l’un des pionniers du film noir que chaque amateur du genre se doit de posséder.

Le saviez-vous ? Le narrateur qui apparaît au début du film est le véritable chef de la brigade. Le film relate l’une de leurs enquêtes au cœur d’un trafic clandestin de faux billets entre Detroit, Los Angeles et la Chine au début des années 40.



Lupin III ; The First (2019)
Réalisé par Takashi Yamazaki
Avec : Kan’ichi Kurita, Kiyoshi Kobayashi, Daisuke Namikawa, Miyuki Sawashiro
Durée : 1h33
Date de sortie : Le 25 août 2021 chez AB Vidéo



SYNOPSIS: Lupin III s’associe à la jeune Laëtitia pour faire main basse sur le journal de Bresson, un trésor que même Arsène Lupin n’a jamais réussi à dérober. Alors que Lupin III et ses compagnons se démènent pour dénouer les secrets du fameux journal, ils doivent faire face à une sombre cabale poursuivant d’horribles desseins.

Visuellement bluffant, sans temps morts, trépident et bourré d’énergie, ce Lupin III séduit par son rythme, son humour et ses références. C’est d’autant plus dommage que le scénario manque de surprises, car en dehors de la faiblesse du récit, c’est une jolie réussite et un vrai bel hommage au travail du mangaka Monkey Punch créateur de Lupin III (qui n’aura malheureusement pas eu le temps de voir cette adaptation 3D, ce dont il rêvait, puisqu’il est décédé en 2019). Ce film d’aventure familiale en mode Indiana Jones assez étourdissant et bourré de charme est une œuvre éminemment sympathique qui plaira aux petits comme aux grands. À retrouver chez AB Vidéo dans une édition classique, ou, pour les fans, dans une très belle édition collector prévue fin septembre.

Le saviez-vous ? C’est Yuji Ono qui a composé la musique du dessin animé. Il avait déjà travaillé sur les précédents long-métrages Lupin, dont Le Château de Cagliostro de Miyazaki mais également sur la série animée Lupin III.



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