Critiques

3615 MONIQUE (Critique Saison 1) Une sucrerie idéale pour les fêtes de fin d’année…

SYNOPSIS: Dans la France du début des années 80, Simon, Toni et Stéphanie incarnent une nouvelle génération prête à tout pour s’approprier cette nouvelle décennie. Du fin fond de leurbanlieue, leur idée révolutionnaire va contribuer à ladésinhibition sexuelle de tout un pays.3615 MONIQUE, c’est l’histoire de la collaboration de ces trois étudiants qui vont créer le premier service de minitel rose.Une aventure pleine d’apprentissage, de désir et passion mais aussi inévitablement de mensonges et trahisons.Grisés par cette révolution technologique sulfureuse, le trio est en réalité sur le point de bâtir les prémisses des relations dématérialisées et les fondations d’internet. Ils imaginent, sans le savoir, le premier réseau social de l’histoire.

Tandis que nous nous réjouissions il y a quelques semaines de la découverte de Cheyenne et Lola (il n’est d’ailleurs pas trop tard pour vous la recommander chaleureusement), OCS nous fait une fois de plus le plaisir, avec 3615 Monique, de nous proposer une création originale. Cette série créée par Emmanuel Poulain-Arnaud et Armand Robin, avec Simon Bouisson à la réalisation (l’excellente série Stalk c’est aussi lui), met en scène trois étudiants au sein des années 80, qui vont proposer via le Minitel, un service afin de sustenter les besoins des hommes de France via des discussions aussi cochonnes « qu’épistolaires ». Mais 3615 Monique arrive-t-elle également à rassasier l’appétit du spectateur ?



Si 3615 Monique n’est pas la série de l’année, elle a néanmoins plusieurs cordes à son arc. Tout d’abord son format vingt minutes est un plus indéniable : concis, compacts et efficaces, les épisodes vont droit au but empêchant longueur et redondance, tout en faisant la part belle aux gags et répliques qui font globalement mouche. Les dix épisodes sont parfaits pour tout type de consommation et raviront à n’en pas douter les adeptes de binge-watching. D’autant plus que ce format est au service de personnages et dialogues hauts en couleurs : avant tout il y a Stéphanie (Noémie Schmidt), la business girl du groupe, Simon (Arthur Mazet), le génie qui va rendre toute la démarche techniquement réalisable, et Toni (Paul Scarfoglio) le beau parleur hyperactif qui veut bien se salir les mains (au sens figuré bien sûr). Avec leur idée de Minitel rose, ils comptent bien gagner beaucoup d’argent, mais ce qu’ils vont néanmoins rapidement découvrir, c’est qu’ils sont loin d’être les seuls à avoir eu conscience de ce marché juteux. Vont ainsi se présenter à eux des problématiques en pagaille : jongler entre leur activité, qui leur demande de plus en plus de temps pour être rentable, les délais d’expérimentation limités du Minitel ainsi que leurs cours à l’université, tout en cherchant le moyen de déclarer leur business légalement mais avec les contraintes administratives que cela impose. La question d’embaucher de la main d’œuvre extérieure mais compétente va également se poser, tout comme celle de faire de la publicité pour 3615 Monique, et de cacher l’ensemble de l’entreprise à leurs parents respectifs. Un programme fourni qui ne laisse nulle place à l’ennui.



Si les têtes qui composent le trio star sont excellentes, c’est bien Paul Scarfoglio qui nous surprend le plus. Déjà aperçu dans Les Grands (dont nous ne pensons que du bien) de Vianney Lebasque et Joris Morio, nous ne nous souvenions pas que sa performance dans ladite série laissait planer un tel potentiel. Toni est un personnage drôle, dynamique et expressif qui apporte clairement une dose d’adrénaline au show et vient contrebalancer le caractère de Simon, son acolyte de fortune. Autour de notre trio nous pouvons évoquer la présence de Vanessa Guide (la très drôle prostituée Chantal), Rio Vega (lui aussi vu dans Les Grands), Anne Chartier en mère de Simon et celle qui donne sans le savoir ou le vouloir son prénom au fameux service 3615 Monique, Bruno Paviot (lui aussi très amusant en père de Simon), Jean-Michel Lahmi en professeur désabusé et David Salles en tyran qu’il ne vaut mieux pas ennuyer. Et le moins que l’on puisse dire c’est que tout fonctionne en parfaite harmonie et que nous reprendrons avec beaucoup de joie à l’avenir une nouvelle fournée. Nous resterons évasifs sur les péripéties de notre bande de joyeux lurons afin de conserver la surprise d’une histoire simple mais à son niveau rocambolesque, le tout dans une ambiance années 80 agréable et non racoleuse. Précisons en effet que la série évite de nous placer à l’écran de façon lourde et insistante, tout ce qui faisait le sel des années 80 (oui, c’est toujours un plaisir de taper sur l’indigeste Stranger Things). Abordons enfin un élément primordial sans lequel la série ne serait pas ce qu’elle est : ses musiques, composées par Paul Sabin. Le Monsieur nous avait déjà mis une petite claque avec la bande son de la première saison de Stalk, que nous évoquions plus haut. Paul Sabin et Simon Bouisson semblent aimer collaborer ensemble, et eu égard au résultat final ça nous va amplement.


3615 Monique est donc une sucrerie idéale pour les fêtes de fin d’année. Le show se déroulant qui plus est à un moment donné à Noël, il est plus que jamais d’actualité. Portée par une bande son que nous avons déjà hâte de réécouter, 3615 Monique est le parfait doudou et exutoire en cette fin 2020 à l’ambiance maussade. Voyez ça comme votre minitel rose ou votre calendrier de l’avent. En tout cas sur 3615 Cliffhanger & Co c’est comme ça que nous l’avons dégustée.

Crédits: OCS

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