Critiques

GRAND HÔTEL (Critique Mini-Série Épisodes 1×01- 1×04) Efficace et populaire…

SYNOPSIS: Anthony Costa, 25 ans, se fait embaucher comme serveur au Grand Hôtel, palace historique de la Côte d’Azur pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, femme de chambre ayant mystérieusement disparu il y a quelques mois.  Il n’imaginait pas alors tomber amoureux de l’héritière de la famille Vasseur, sur le point de se marier avec le directeur de l’hôtel…Mais sous ce luxe se cachent de nombreux secrets enfouis depuis longtemps, prêts à refaire surface…

Si la saga de l’été fit longtemps les beaux jours de TF1, elle s’est éclipsée depuis quelques temps, laissant les sagas automnales prendre le relais avec plus ou moins de réussite. Avec l’adaptation de la série espagnole Grand Hôtel (déjà adaptée aux États-Unis par Eva Longoria), TF1 semble renouer plus conséquemment avec le genre qui lui offrit d’énormes succès populaires dont le diptyque Les Cœurs Brûlés – Les Yeux d’Hélène semble le parent proche de la série qui nous occupe. Mais Grand Hôtel n’est pas qu’une saga c’est aussi et surtout un vrai soap opera, au sens le plus noble du terme, pensé comme un programme efficace et populaire. Prestige semble être même le mot le plus adéquat à accoler à cette nouvelle mini-série. Car non seulement Grand Hôtel bénéficie d’une production soignée, d’une distribution populaire hors normes qui mixe les visages connus de la chaine avec des stars aguerries et des jeunes pousses en devenir, mais le budget dont la série semble avoir profiter éclabousse l’écran, grâce à des décors superbes et un script malin où les sacro-saintes histoires de famille, les amours contrariées, les trahisons et une disparition inquiétante font bon ménage. Car, et c’est là toute la réussite de Grand Hôtel, voici une série qui a compris ce qu’est un soap et qui en restitue la substantifique moelle avec un aplomb et un sens consommé du rebondissement. Autant prévenir les allergiques aux grandes sagas familiales aux ramifications alambiquées qu’ils peuvent s’éclipser sans l’ombre d’un remords, Grand Hôtel, c’est sa force mais aussi sa faiblesse, passe par toutes les figures imposées du genre et le fait avec une maestria assez jubilatoire. Chapeau aux auteurs Aurélie Belko (Demain nous appartient)Sébastien Le Délézir (Les Ombres Rouges), Julie Simmoney (Les Bracelets Rouges) et Frédéric Faurt (Hôtel de la Plage) qui connaissent les us et coutumes d’un genre qu’ils traitent avec respect et intelligence.

Série moderne dont le traitement prend en compte les évolutions d’écriture ayant cours dans les feuilletons quotidiens autant que les intrigues sophistiquées que les auteurs s’ingénient à créer dans la fiction contemporaine, Grand Hôtel se présente comme une série décomplexée qui assume totalement de pousser les curseurs à fond. On ne peut pas dire que la série soit surprenante mais c’est en respectant son cahier des charges et en proposant aux téléspectateurs ce qu’ils attendent d’elle qu’elle parvient justement à séduire, tant elle reste fidèle à la mécanique que le genre a créé. Par ailleurs, comme toute bonne saga qui se respecte, Grand Hôtel peut se targuer d’un casting XXL. Menée par Carole Bouquet dont le jeu est malheureusement parasité par quelques fausses notes, la distribution comprend notamment Solène Hébert (Demain nous appartient), Victor Meutelet (Le Bazar de la Charité), Virgile Bramly (Validé), Marie Kremer (Un village français), Gwendoline Hamon (Cassandre) ainsi que les participations d’Hippolyte Girardot, Bruno Solo et Anny Duperey. Bref du très très lourd et les joutes verbales autant que les secrets d’alcôve promettent des moments savoureux. La série sait aussi être sexy sans être de mauvais goût et la réalisation de Yann Samuell (Jeux d’enfants) qui a mis en scène les quatre premiers épisodes, est en parfaite adéquation avec le projet, sachant alterner les styles avec brio et conférant un cachet vraiment séduisant à l’ensemble. On ne demande pas à ce style de série du réalisme à tout crin, mais on en attend un souffle romanesque, des rebondissements qui nous accrochent, du romantisme, de la démesure, un sens du tempo qui fait qu’on ne lâche jamais la bride, quand bien même les situations paraissent totalement improbables. Si la jeune garde incarnée par Solène Hébert, Victor Meutelet, Alain-Fabien Delon (qui devra s’extirper des stéréotypes dans lesquels ses frasques auront tôt faits de l’enfermer) s’en sort vraiment bien, si le plaisir intact de revoir des interprètes qu’on apprécie particulièrement est bien là et si on se régale avec ce type de série souvent regardée avec mépris, alors tout concoure pour faire de Grand Hôtel la halte indiquée de votre rentrée séries.

Crédits: TF1 /  CAPA DRAMA En coproduction avec LES GENS R.T.B.F (télévision belge)

 

 

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