Summer Fever 2020

SUMMER FEVER 2020 : Une sélection cinéma préparée par la rédaction – Épisode 16

Durant tout l’été la rédaction va vous accompagner avec des sélections de films à voir et à revoir, des découvertes à faire, des curiosités à explorer, des films doudous à savourer, des blockbusters, des séries B voire même des nanars pour s’éclater… Un été cinéma même chez soi, pour que cette année particulière reste aussi celle de la célébration de cet art qu’on dit 7ème mais qui reste le premier dans nos cœurs.

HAIRSPRAY (2007) 

SYNOPSIS:Malgré son physique passablement arrondi, la jeune Tracy n’a qu’une idée en tête : danser dans la célèbre émission de Corny Collins. Par chance, ce dernier assiste à une de ses performances au lycée et lui propose de venir rejoindre son équipe. Tracy devient instantanément une star, s’attirant du même coup la jalousie d’Amber, qui régnait jusqu’ici sur le show.
La chance de Tracy tourne lorsque, après avoir été témoin d’une injustice raciale, elle se retrouve poursuivie par la police pour avoir marché à la tête d’une manifestation pour l’intégration des Noirs. Désormais en cavale, ses chances d’affronter Amber au cours de la finale et de remporter le titre de  » Miss Hairspray  » semblent bien compromises… 

Il ne s’agit pas ici du film de John Waters de 1988, mais de son adaptation en comédie musicale, d’abord à Broadway, puis ensuite transposée au cinéma par Adam Shankman. La drag queen Divine incarnait la mère de l’héroïne chez John Waters, et la comédie musicale a gardé l’idée d’avoir un acteur incarnant un personnage féminin. C’est ainsi qu’on trouve le très bon John Travolta interpréter la femme au foyer aimante et mal dans sa peau. Le long-métrage est merveilleux de bout en bout, que ce soit pour ses chansons entraînantes, son humour et ses danses dynamiques que pour son message de tolérance et d’ouverture (on est à Baltimore dans les années 1960, soit pendant les droits civiques). Les acteurs ne sont pas en reste : Michelle Pfeiffer incarne avec beaucoup d’amusement la grande méchante du film (la même année que son autre rôle de méchante géniale dans Stardust), Christopher Walken est adorable en père magicien optimiste, Queen Latifah est magistrale, James Marsden vole ses scènes, et les autres sont parfaits : Zac Efron, Brittany Snow, Elijah Kelley, Amanda Bynes, Allison Janney. La palme revient à l’excellente Nikki Blonsky dans le rôle principal, dont c’était la première apparition au cinéma. C’est sucré sans l’être trop, et surtout c’est un film positif et, en ces temps qui courent, cela fait franchement du bien ! Plus que recommandé !



8 FEMMES  (2002) 

SYNOPSIS: Dans les années cinquante, dans une grande demeure bourgeoise en pleine campagne, les gens sont sur le point de fêter Noël. Mais un drame se produit : le maître de maison est retrouvé assassiné. 

Faussement naïf en surface de par son ton de comédie musicale, avec ses chansons parfois ingénues et parfois amères (toutes des reprises de titres francophones connus), ce huis-clos adapté d’une pièce de théâtre possède en réalité une véritable noirceur, que l’on retrouve régulièrement dans le cinéma du talentueux François Ozon. A travers le portrait complexe de ces huit personnages, le réalisateur nous livre une réflexion sur les faux-semblants. Il est aidé par un casting prestigieux (et entièrement féminin) utilisé à bon escient : Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Firmine Richard, Virginie Ledoyen et Ludivine Sagnier. Elles sont toutes excellentes. On apprécie également l’hommage appuyé à François Truffaut avec la réutilisation de la fameuse réplique « Te voir est une joie et une souffrance ». Puisqu’on parle de citation, Jacques Demy, le célèbre réalisateur de comédie musicale, avait un jour déclaré : « Je préfère un film léger sur un sujet grave, qu’un film grave sur un sujet léger ». François Ozon en a fait son mot d’ordre et a ainsi réalisé un très grand film, à la fois charmant, candide, vénéneux et dérangeant, voire désespéré.

ANASTASIA (1997)

SYNOPSIS: Saint-Pétersbourg, 1917. Comment l’impératrice Marie et sa petite fille Anastasia vont être sauvées du funeste sort, provoqué par la revolution, qui s’abat sur la famille impériale, par un jeune employé de cuisine : Dimitri. Mais le destin les sépare une nouvelle fois. Dix ans après la chute des Romanov, une rumeur persistante se propage : la fille cadette de l’empereur serait encore en vie…

Réalisé par Don Bluth et Gary Goldman pour la 20th Century Fox (et non pour Disney comme on confond parfois !). On connaît Don Bluth rien de moins que pour les célèbres films d’animation Brisby et le Secret de NIMH, Fievel et le Nouveau Monde, Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles, Charlie mon héros et d’autres. On se dit qu’il faut avoir confiance et on a bien raison. Ce long-métrage est en effet magnifique de bout en bout, drôle et émouvant et porté par de belles chansons (dont  Voyage dans le temps et Loin du froid de décembre) et des personnages extrêmement attachants, à commencer par celui d’Anya, une véritable héroïne qui change des princesses Disney au moment de la sortie du film. Pour les connaisseurs, vous reconnaitrez la voix d’Emmanuel Curtil (voix française de Jim Carrey) qui prête sa voix au personnage de Dimitri. L’idée de génie est aussi d’avoir créé le personnage de Bartok, chauve-souris sidekick de Raspoutine qui bénéficie des meilleures répliques du film. Alors oui, il y a quelques libertés prises avec la vérité historique, mais le but est bien de nous proposer une histoire et une réflexion sur la légende et le mystère entourant la fille du tsar Nicolas II. Le succès fut tel qu’une comédie musicale a même vu le jour à Broadway il y a quelques années ! Un merveilleux film à voir et à revoir !

 

MULAN (1998)

SYNOPSIS: Mulan est une belle jeune fille qui vit dans un village chinois. Malgré son amour et son respect pour sa famille, son mépris des conventions l’éloigne des rôles dévolus aux filles devouées. Quand son pays est envahi par les Huns, Mulan, n’écoutant que son courage, s’engage à la place de son père dans le but de lui sauver la vie. Elle va devenir, avec l’aide d’un dragon en quète de réhabilitation, un guerrier hors du commun. 

En s’inspirant d’une légende chinoise, le studio Disney marquait un grand coup en sortant ce film. En effet, pas de princesse ici, mais une histoire de travestissement au sein de l’armée chinoise au Moyen-Âge… Une vraie prise de risque pour Disney donc qui, en sortant de ses carcans habituels, signe un film de guerre, avec du sang (fait très rare dans les films du studio), et surtout un film féministe. En effet, dans une société patriarcale où la femme est reléguée à la maison, le personnage de Mulan doit, en secret, apprendre ce à quoi elle n’a jamais eu accès auparavant dans un univers très machiste. Cela vaut des scènes hilarantes mais également des scènes d’une grande intensité. Le courage dont fait de plus en plus preuve le personnage principal est et a été particulièrement inspirant pour de nombreuses spectatrices et de nombreux spectateurs. Le graphisme soigné et minimaliste est sublime, les personnages attachants (Mushu, le meilleur dragon de la terre, et les trois comparses Yao, Ling et Chien-Po) ou terrorisants (Shan-Yu) et les chansons superbes (notamment les iconiques Réflexion et Comme un homme). Ce grand film d’aventures féministe est à voir et à revoir ! Le remake en prises de vues réelles doit sortir prochainement et, sans faire un copié-collé mais en s’éloignant justement du dessin-animé orignal d’après la bande-annonce, on a plus que hâte !

 

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