Summer Fever 2020

SUMMER FEVER 2020 : Une sélection cinéma préparée par la rédaction – Épisode 2

Durant tout l’été la rédaction va vous accompagner avec des sélections de films à voir et à revoir, des découvertes à faire, des curiosités à explorer, des films doudous à savourer, des blockbusters, des séries B voire même des nanars pour s’éclater… Un été cinéma même chez soi, pour que cette année particulière reste aussi celle de la célébration de cet art qu’on dit 7ème mais qui reste le premier dans nos cœurs.

LA MOMIE (1999)

SYNOPSIS: Longtemps avant la naissance du Christ, pour avoir osé défier le pharaon en lui ravissant sa jeune maîtresse, le grand prêtre de Thèbes, Imhotep, est momifié vivant et enseveli dans une crypte secrète d’Hamunaptra, la cité des morts. Du fond de son sarcophage, le grand prêtre jure de se venger du genre humain. En 1923, un aventurier américain, Rick O’Connell, découvre fortuitement les ruines d’Hamunaptra que des générations d’égyptologues recherchaient en vain. Il met dans le secret une jeune égyptologue et son frère et tous trois partent à la recherche du trésor des pharaons. 

En 1999, Stephen Sommers focalise l’attention avec ce remake d’un classique de l’horreur soft de 1932 : La Momie. Les pharaons et leurs malédictions en cascade fascinent depuis la (re)découverte de la Vallée des Rois, et ce revival de l’un des « Universal Monsters » des studios Universal, première tentative (avortée) pour relancer son catalogue de monstres, fait mouche. A l’époque, La Momie de Sommers, incarnée par le charismatique Arnold Vosloo, fait sensation grâce aux effets d’ILM. Mais c’est surtout le souffle aventurier du film qui en fait un solide classique du genre, tant les tribulations de ces risque-tout aux prises avec une momie maudite, teintées d’horreur et copieusement saupoudrées d’humour, en font un digne corollaire des Indiana Jones de Spielberg. Jouant les gros bras au grand cœur, Brendan Fraser cabotine à mort pour notre plus grand plaisir, secondé par la bouffonnerie nonchalante de John Hannah, tandis que Rachel Weisz, en aspirante archéologue gaffeuse, donne une touche d’éclat à cette épopée tumultueuse, garantie 100% évasion.

300 (2006)

SYNOPSIS: Adapté du roman graphique de Frank Miller, 300 est un récit épique de la Bataille des Thermopyles, qui opposa en l’an – 480 le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à Xerxès et l’immense armée perse. Face à un invincible ennemi, les 300 déployèrent jusqu’à leur dernier souffle un courage surhumain ; leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie. 

« Spartans ! Prepare to die ! » Ah… Quel plaisir primaire que celui qui se dégage de ce péplum US boursouflé d’effets de style et saturé de testostérone ! Pendant presque deux heures, se succèdent discours galvanisants proclamés en slip, combats épiques durant lesquels hommes et créatures s’entrechoquent dans un vacarme insensé, la résistance face aux Perses menée en slip toujours, sur fond de crépuscule poussiéreux rehaussé de khôl et d’huile d’argan. Zack Snyder signe des débuts tonitruants, trois ans avant son apocalyptique chef-d’oeuvre Watchmen, avec cette adaptation ultra-stylisée de la bataille des Thermopyles vue par la lorgnette de Frank Miller et Lynn Varley. Au-delà de l’esthétique du mouvement et de la scrutation des corps électrisés par le combat, c’est la palette toute entière du roman graphique, porté à l’écran par un Snyder artiste-peintre, qui nous explose la rétine. Pas bien loin derrière, y’a Fassy en slibard évidemment. Et Lena Headey, la future Cersei de GoT. Et Gerard Butler, à son meilleur. Du bonheur trash pour les yeux, découpé en vignettes à la beauté ahurissante.


STARDUST, LE MYSTÈRE DE L’ÉTOILE (2007)

SYNOPSIS: Il était une fois un petit village anglais si tranquille qu’on aurait pu le croire endormi. Niché au creux d’une vallée, il devait son nom inhabituel – « Wall » – au mur d’enceinte qui depuis des siècles dissuadait ses habitants de s’aventurer dans le royaume voisin, peuplé de lutins, sorcières, pirates volants et autres engeances malfaisantes. Un jour, un candide jeune homme, Tristan, qui convoitait la plus jolie fille de Wall, s’engagea à lui rapporter en gage de son amour… une étoile tombée du ciel. Pour honorer sa promesse, il fit ce que personne n’avait encore osé : il escalada le mur interdit et pénétra dans le royaume magique de Stormhold…

Sorti en 2007 (déjà !), l’adaptation du roman de Neil Gaiman par Matthew Vaughn se positionne direct comme le conte d’aventures ultime. Par essence, il recèle les ingrédients parfaits pour faire de ce voyage initiatique au cœur du royaume magique de Stormhold la destination rêvée pour s’évader avec panache : une étoile tombée du ciel (Claire Danes), un trio de sorcières dévorées par l’orgueil, une fratrie de princes à couteaux tirés se disputant le trône (Mark Strong, Rupert Everett…), une princesse disparue, une vilaine souillon, un jeune premier plein de charme, et les pirates du ciel les plus attachants de l’histoire de la piraterie. Ajoutez-y de la magie, beaucoup d’humour ET d’amour, une pincée de machiavélisme, le score fantastique d’Ilan Eshkeri, et le tour est joué ! Rien que pour le plaisir d’y voir Charlie Cox y faire des débuts pétillants avant d’incarner Daredevil, Henry Cavill avant les trop nombreux muscles de Superman ou The Witcher, Michelle Pfeiffer et Robert de Niro au top de l’auto-dérision (et puis aussi Peter O’Toole et Ricky Gervais… !), Stardust vaut bien que l’on fasse le Mur.

PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS (2010)

SYNOPSIS: Un prince rebelle est contraint d’unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde. 

Gros plaisir coupable en puissance tout autant qu’exemple concret de whitewashing éhonté, on doit cette adaptation de la célèbre franchise récupérée en 2008 par Ubisoft à Mr. Quatre mariages et un enterrement : Mike Newell. L’intrigue du film a beau être du scénariste du jeu original de 1989, son « gameplay » laisse un peu à désirer – en-dehors de quelques séquences iconiques sur les remparts d’Alamut et les toits d’Avrat, rien de très Ubisoft à se mettre sous la dent. L’histoire de ce Prince de Perse lorgne sans doute un peu trop vers Aladdin (Disney style) ou Pirates des Caraïbes (on devine la pogne de Jerry Bruckheimer). Il n’empêche : Jake Gyllenhaal fait rudement bien le job, Gemma Arterton est fascinante en princesse gardienne du savoir ancien, et Ben Kingsley chafouine comme un chef. Le score de Harry Gregson-Williams fleure bon le sable chaud, et tout ça à un goût d’aventure bien relevé qui nous embarque sans effort dans ce conte des mille et une nuits turbulent aux décors enchanteurs. De quoi assouvir plus d’un désir d’évasion.

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