Cinémotion

CINÉMOTION Le film qui m’a le plus… effrayé !

La boule au ventre, le front moite, la main tremblante et le regard fuyant, je tends un billet de 20 francs suisse à la caissière du cinéma Le Prado. Dans quelques minutes je vais découvrir Predator 2, interdit en Suisse aux moins de 16 ans. Je sais que je n’ai pas le droit de le voir, que j’ai menti sur le film à mes parents (je suis sensé aller voir Edward aux mains d’argent). Et puis, surtout, je m’attends à ce que l’on me demande ma carte d’identité, je suis déjà écarlate, limite suffocant… à 15 ans, en Suisse, en 1990, on ne ment pas ! Mais il ne se passe rien, pire, comme je n’ai jamais vu un film interdit aux moins de 16 ans mon imagination m’a préparé à un spectacle effrayant, terrifiant… et j’ai eu peur pendant tout le film, je me suis même caché les yeux à plusieurs reprises… Je me souviens vaguement d’un Los Angeles sombre et suffocant entre-aperçu entre les deux doigts d’une main (la mienne bien sûr…).

1h48 plus tard je suis sorti fatigué, mais heureux d’avoir survécu à mon premier film interdit aux moins de 16 ans, avec le vague sentiment quand même que le film n’était pas si terrifiant que ça. J’ai d’ailleurs beaucoup plus cauchemardé les années suivantes devant les séances du film de minuit de la Télévision Suisse Romande qui m’ont fait découvrir Freddy, Poltergeist ou L’Exorciste ! Mais il manquait une chose pour rendre ces films vraiment effrayant… l’interdit.

Vingt ans plus tard j’ai revu Predator 2, sans le stress, sans la peur, sans la sensation de l’interdit mais avec le regard cette fois-ci d’un vrai cinéphile. Évidemment ce n’était plus le même film, pas totalement mauvais, très typé années 90, vaguement médiocre et un peu décevant. Un petit divertissement bien loin de mes souvenirs d’adolescent. Mais je n’oublierai jamais la sensation de peur et de stress ressenti ce jour-là… et vous savez quoi, parfois, elle me manque !

On se retrouve le mois prochain pour le film qui m’a le plus… enchanté !

On résume :

Le film : Predator 2
Le réalisateur : Stephen Hopkins
Le casting: Danny Glover, Kevin Peter Hall, Gary Busey
L’année : 1991
Entrées France : 599821 environ (contre 1 480847 pour le 1er)
Récompenses : Prix de la meilleure photographie (Peter Levy) lors de l’Australian Cinematographers Society 1991.
Le pitch : Los Angeles 1997. Le détective Mike Harrigan et son équipe luttent contre toutes sortes de trafiquants. Bientôt, un tueur invisible et invulnérable décime leurs rangs. Mike mène son enquête et découvre que Los Angeles est devenue le terrain de chasse d’un prédateur venu d’un autre monde…

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