Critiques Cinéma

SAM (Critique Saison 3) Une héroïne libre, belle, moderne et anti-conformiste…

SYNOPSIS : Sam, la prof rebelle qu’on aurait tous adoré avoir, vit désormais seule mais c’est le prix de sa liberté qu’elle place au-dessus de tout. Avec ses élèves, ses enfants ou ses amants, elle continue de n’obéir qu’à son instinct et se moque des règles. Alors quand elle apprend qu’elle a un cancer, Wonderwoman n’a que deux options : continuer de foncer ou accepter sa fragilité…

Après une première saison en 2016, avec Mathilde Seigner dans le rôle titre, Sam, adaptation de la série danoise Rita avait survécu au départ de son interprète et à son remplacement en saison 2 par Natacha Lindinger (Hard) qui était parvenue avec sa singularité, son charisme et un jeu plus profond et dense à s’approprier une série qu’elle avait rattrapée au vol avec maestria. Si la saison 2 de Sam nous avait convaincue c’était en grande partie grâce à la comédienne qui avait infusé son charme, sa sensualité et son énergie qui emportaient tout sur leur chemin. Un an après, la série revient pour une troisième saison de huit épisodes et c’est nanti du même constat que l’on sort du visionnage intégral de cette nouvelle salve. Natacha Lindinger était le meilleur choix pour faire en sorte que la série impose définitivement sa marque et son tempo mais, si elle est incontestable, elle éclipse trop souvent ses partenaires sans que cela soit pour autant volontaire, mais ces derniers ont du coup un peu de mal à rivaliser.

Et pourtant plusieurs nouveaux personnages débarquent dans cette saison 3, mais aucun, exception faite de celui interprété par Nathalie Odzierejko, (la youtubeuse plus connue sous le nom de Natoo), qui a une vraie personnalité, ne parvient à réellement tirer son épingle du jeu, comme le faisait Michael Cohen en saison 2. Ce dernier est toujours présent mais sa partition est plus anecdotique à jouer et son personnage en devient du coup plus caricatural, ce qui avait été brillamment évité la saison précédente. L’arrivée au sein de la distribution du sympathique Issa Doumbia soulève selon nous plus d’interrogations, car son personnage de CPE est sous-écrit au possible, n’offrant au comédien aucune latitude pour le sortir des récurrents « on se dépêche » ou « on ne court pas ». Charlotte Gaccio, Fanny Gilles et Fred Testot sont mieux lotis qu’en saison 2 mais ce dernier semble atone et son personnage y perd en charisme, à tel point qu’on se demande ce que Sam a pu lui trouver. Kevin DiasRoxane Bret, et Valentin Byls dans les rôles des enfants de Sam sont eux aussi toujours présents et forment une fratrie crédible et solidaire qui agit pour beaucoup dans l’identification des téléspectateurs. Réalisée par Arnaud Sélignac et Stéphanie Murat et superbement mis en musique par Fabrice Aboulker, cette saison 3 possède de solides atouts, même si l’on sent bien que c’est en s’affranchissant de plus en plus de son modèle original que la série trouvera sa propre respiration.

Mais tout le prix de cette saison 3, à nos yeux légèrement en deçà de la précédente, c’est que Natacha Lindinger a l’occasion d’y déployer une palette de jeu extrêmement large au travers de diverses thématiques. Entre son triangle amoureux avec Xavier et Raphaël qui se fait et se défait au gré des épisodes, Sam va devoir affronter la maladie et combattre un cancer. L’occasion pour la comédienne de faire parler tout son panache en distillant à la fois la désinvolture de Sam face à cette terrible nouvelle puis les fêlures profondes que cet évènement va occasionner chez elle. Si les scénarios dans le milieu scolaire sont par moments un peu redondants dans cette nouvelle saison, cette arche narrative sur la maladie est traitée subtilement et offre de jolis moments avec de belles partenaires à Natacha Lindinger (Christine Citti, Elise Larnicol…). Fort heureusement, la série parvient à conserver ce cocktail entre les rires et les larmes qui lui sied à merveille mais se pare aussi de plus de profondeur pour nous toucher en plein cœur. Elle reste dans la lignée de ces séries à la fois familiales et grand public comme Clem ou Une Famille Formidable (qui avait elle aussi traité du cancer de son héroïne il y a de nombreuses années) mais elle porte en étendard une héroïne libre, belle, moderne et anticonformiste qu’on prend un plaisir infini à retrouver et à regarder mettre des coups de pied savoureux dans nos petites lucarnes.

Crédits: Authentic Prod / TF1

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