Critiques

LES PETITS MEURTRES D’AGATHA CHRISTIE (Critique Épisode Mélodie mortelle) L’atmosphère entêtante des années folles…

SYNOPSIS: Nicky, une jeune chanteuse de variété, et son fiancé Mike, qui est aussi son guitariste, sont des habitués de la Une de « Salut Les Copains », qui vient d’être créé en 1962. Lorsque Mike est retrouvé assassiné, Nicky est désespérée et doit annuler tous ses concerts, mettant sa carrière en péril. Laurence doit enquêter dans un milieu qu’il méprise royalement, celui d’une maison de disques et de ses chanteurs yéyés. Le producteur de Nicky repère le beau brin de voix d’Avril et veut en faire une vedette, la nouvelle Sheila ! Mais un assassin rôde dans les studios d’enregistrement. Laurence et Marlène, devenue Présidente du fan-club d’Alice, ne quittent plus la nouvelle star pour la protéger. Car dans le milieu du show-biz, les haines deviennent vite mortelles….

Dans Mélodie Mortelle – adapté du roman Cinq heure vingt-cinq d’Agatha Christie – la journaliste Alice Avril (Blandine Bellavoir) devient, le temps d’un épisode, l’idole des jeunes, comme tant d’autres chanteurs yéyés invités de la célèbre émission radio Salut Les Copains. Sous les traits de la mignonne Shirley, Alice infiltre la maison de disques Soler, dirigé par le peu scrupuleux Franck Soler (David Ayala). Elle entend y débusquer le meurtrier de Mike, guitariste fiancé à la chanteuse star Nicky (Roxane Bret) dont Marlène (Elodie Frenck) et Tricard (Dominique Thomas) sont de fervents admirateurs. Des « fans » qui ont le don d’horripiler un Laurence (Samuel Labarthe) trop terre-à-terre, aux prises avec de douloureux souvenirs. L’enquête, qui promettait d’être rock’n’roll selon Timothée Glissant (Cyril Gueï), se contente pourtant de ronronner sagement, efficace mais sans surprises.

L’ambiance des sixties est savamment reconstituée et restituée avec passion et savoir-faire. Les références aux années yéyés se multiplient, avec l’évocation des Beatles et de Sheila, Johnny Hallyday ou encore Queen (on notera ici un petit anachronisme, The Show Must Go On n’ayant été enregistré qu’en… 1990), mais les chansons originales font un tabac (C’était l’été, La poupée qui dit oui…), et Blandine Bellavoir, devant laquelle on perd vraiment la tête, crève littéralement l’écran (surtout en seconde partie d’épisode), solaire, pétillante. Samuel Labarthe se noie dans un chagrin d’amour, menant son enquête aux frontières du réel, tel un somnambule, entre fantômes trop réels et planches de Oui-ja. L’occasion pour Natacha Lindinger, le regretté docteur Maillol, de faire un retour exceptionnel dans la série, et pour le directeur de la photographie Bertrand Mouly de s’adonner à des plans sortis tout droit d’outre-tombe. Elodie Frenck assure les arrières de ses deux compères comme toujours, et convainc parfaitement en présidente de fan-club. On se prend totalement à l’atmosphère entêtante de ces années folles, réminiscences d’une époque où les idoles faisaient encore tant rêver…

Une intrigue très (et pourtant si peu) conventionnelle donc pour cet épisode néanmoins électrisant, qui swingue un max. « Une goutte de miel dans un océan de vinaigre » comme dirait Marlène, et c’est très à-propos. C’était l’année 62…

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