Critiques

OZARK (Critique Saison 2 Episodes 2×01 & 2×02) Une série qui ne se regarde pas à la légère…

SYNOPSIS: Marty voit son projet de casino sur l’eau contrarié par les plans de Darlene Snell, le père en liberté conditionnelle de Ruth, la politique et un gangster de Kansas City.

Avec pas moins de neuf nominations cette année (Emmys, Golden Globes, SAG Awards et WGA Awards), il semblerait que la série de Bill Dubuque et Mark Williams ait bien rempli son cahier des charges hitchcockien : nommée principalement pour sa photographie et sa réalisation, Ozark s’impose comme l’un des thrillers made in America les plus glorieux de ces dernières années, et même paraît-il, la série la plus regardée de l’été 2017. La concurrence est rude parmi les séries dramatiques, surtout quand on voit les petites perles de noirceur et de tension qui nous arrivent des pays scandinaves, mais Ozark parvient à faire son trou, collant sa caméra au plus près de la famille Bryde. Une famille au premier abord tout à fait ordinaire, composée du père, de la mère, du fils et de la fille, mais qui, à la suite d’évènements que les parents ne parviennent pas vraiment à contrôler, commence une descente, pas si lente, et pas si récalcitrante que ça, dans les bas-fonds de la criminalité. Si Marty (Jason Bateman) et Wendy (Laura Linney) visaient principalement à ne pas se faire trucider par les membres d’un cartel mexicain lors de la première saison, la deuxième les voit mettre en place un deal avec le cartel en question et un groupe de criminels du coin, tout en concoctant un plan d’évasion pour mettre leurs enfants Charlotte (Sofia Hublitz) et Jonah (Skylar Gaertner) à l’abri. Un plan auquel on voudrait croire aussi dur qu’eux, mais qui, par la nature même de la série, semble irrémédiablement voué à l’échec.

Vous aimerez :

L’ambiance: Sombre. Malsaine. Angoissante. Des gros plans sur des visages torturés, un usage presque agressif de l’obscurité pour une série qui ne se regarde pas à la légère et un univers où le danger de mort est tellement omniprésent qu’il en devient parfois oppressant.

La lumière: C’est un peu plus technique, sans doute, mais les amateurs des grands maîtres du thriller psychologique reconnaîtront les clair-obscurs, les sujets à moitié illuminés, ensevelis dans les ténèbres, une mise en exergue de l’âme, pas très subtile, certes, mais remarquablement efficace.

Le manque de sentimentalité: La vie est dure dans ce coin perdu de l’état du Missouri et personne ne peut se donner le luxe d’être trop gentil ou trop confiant. Il faut jouer serré pour survivre, parce qu’un cadavre est vite perdu dans l’immensité des bois.

Vous n’aimerez peut-être pas :

Le développement de l’intrigue: Contrairement à Breaking Bad, la série phare dont Ozark revendique l’héritage, l’histoire ici n’avance pas à grand pas. Il s’agit moins de suivre la montée en puissance de la famille Bryde, mais plutôt d’explorer leur incapacité à s’extirper du nid de serpents dans lequel ils se sont installés lors de la première saison.

La brutalité: C’est une question de préférence. La série assume parfaitement sa violence qui va de pair avec l’univers dans lequel baignent les personnages, et qui rehausse la tension constante se maintenant d’un épisode à l’autre. Mais si les meurtres brutaux et parfois injustifiés vous donnent des cauchemars, on vous conseille d’éviter.

Le classicisme: Ozark fait tout très bien, mais ne réinvente rien. On passe par toutes les étapes du genre, établies au cours des décennies qui ont précédé, et si sur ce point-là, la série fait pratiquement un sans-faute, on peut aussi regretter quelque peu le manque d’originalité et d’inspiration dans sa progression, ce qui risque fort d’en ennuyer certains.

Crédits: Netflix

 

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