Critiques

ALEX HUGO (Critique Episode Pour le meilleur et pour le pire) De magnifiques fulgurances mais une histoire qui brinquebale…

SYNOPSIS: Alex Hugo est très heureux d’être le témoin du mariage de Juliette et Martin dans une chapelle isolée, au cœur de la montagne. Les alliances sont échangées. Devant l’église, tout le monde a le sourire aux lèvres et les enfants jettent du riz. Soudain, des coups de feu retentissent au moment où le marié se penche pour embrasser sa belle. Martin est grièvement blessé. Alex est légèrement touché. Il va mener l’enquête. 

Témoin au mariage de son amie Juliette, Alex Hugo (Samuel Le Bihan) est pris pour cible en même temps que le marié, Martin, à la sortie de l’église. Un tireur isolé, dans ce coin reculé, et qui fait presque mouche… L’affaire prend très vite l’allure d’un règlement de compte. Surtout lorsqu’il apparaît évident que le nouvel époux de Juliette vit à Lusagne sous une fausse identité. Bientôt, les lieutenants enragés d’un dangereux trafiquant de drogue en passe d’être jugé s’invitent à la montagne pour y prendre un grand bol d’air, la violence des quartiers dans leur sillage. L’occasion pour le commissaire Dorval (Marilyne Canto) de montrer sa détermination.

Un peu comme avec le précédent épisode, le ressenti est mitigé. On a l’impression d’un pitch trop gourmand au rendu passable. Les intrigues de fond se font de plus en plus ambitieuses, mais peinent à cadrer avec l’identité profonde de la série et son écrin naturel. On s’éloigne des drames intimes qui révèlent d’obscures blessures pour lorgner vers des enjeux plus urbains finalement, comme pour rappeler que la violence est partout, et ne se laisse que difficilement distancer. Mais ces enjeux détonnent un peu (trop) dans le paysage. Principalement parce que le rythme volontairement indolent d’Alex Hugo ne se prête que difficilement aux climax et courses poursuites, et les scènes d’action tournent court. Par ailleurs, les quelques fils secondaires se greffent malaisément à la trame principale, comme décalés… Il en émerge une impression de maladresse, de mise en scène un peu gauche, heureusement contrebalancée par le charme inhérent à la série et à ses interprètes.

Comme à l’accoutumée, la montagne, cette héroïne, impose son rythme singulier. Et c’est le contraste entre son impassibilité de façade et la gesticulation furieuse des hommes qui fait mouche. Si l’histoire brinquebale un peu, demeurent de magnifiques fulgurances, des plans sublimes qui s’étirent joliment. L’idylle compliquée de Clémentine Baert et Harrison Arevalo s’y inscrit superbement.

Crédits : France 2

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