Evénements/Festivals

JOURNAL DE BORD CANNES 2018 Saison 5 Épisode 9

Festival de Cannes, Saison 5 épisode 9

Les dilemmes cannois sont souvent gages de culpabilité ou de regrets, mais parfois aussi de surprises. Aujourd’hui, il s’agit de choisir entre le chinois Long Day’s Journey Into Night (de Bi Gan) ou de rattraper l’américain BlackKklansman. C’est finalement vers le nouveau Spike Lee que je me tourne et bien m’en a pris : le plaisir ressenti pendant la séance est immense, Spike Lee est de retour avec un pamphlet politique brillamment écrit, étonnamment drôle et formellement accompli. John David Washington, fils de Denzel, est LA grande révélation du film et devrait logiquement voir sa carrière décoller après le festival. Une critique complète sera bientôt disponible sur le site.

C’est ensuite l’heure de découvrir Solo, le spin-off Star Wars retraçant la jeunesse du contrebandier le plus célèbre de la planète. La déception est immense en fin de séance : le chouette casting se démène comme il peut pour sauver les meubles (quoique Alden Ehrenreich est fadasse, Woody Harrelson sous-exploité, Donald Glover trop rare, Emilia Clarke perdue, Paul Bettany transparent), mais rien n’y fait, Solo n’est vraiment pas bon. Récit désincarné, insipide, inintéressant, en forme de plagiat honteux de Rogue One dénué cette fois de tout propos, et fonctionnel au possible avec ses téléportations de personnages d’un point A à un point B pour récupérer un objet C, mise en scène sans âme, sans panache et sans passion, action jamais inventive et complètement désinvestie … le résultat frôle la catastrophe. Pas si étonnant au regard des nombreux soucis survenus pendant la production du tentpole. On rappelle ainsi que Ron Howard a accepté de remplacer au pied levé le tandem Phil Lord/Chris Miller, virés après plus de 5 mois de tournage pour des raisons désormais connues de tous, et puis l’apparition sur la toile de rumeurs – certes peu crédibles – selon lesquelles Alden Ehrenreich aurait eu beaucoup de mal à tourner ses scènes, nécessitant l’engagement d’un coach accompagnateur, et que Disney/LucasFilm anticiperait déjà un fiasco du film au box-office mondial.

Il y a parfois à Cannes des coups de chance monstrueux : en l’occurrence, on me tend dans les mains une invitation pour assister à la séance de gala d’Under The Silver Lake au Grand Théâtre Lumière. Une aubaine ! Moi qui attends avec une impatience non dissimulée de découvrir le nouveau film du réalisateur d’It Follows. Verdict demain, avec la critique complète.

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