Critiques

J’AI DEUX AMOURS (Critique Mini-Série) Une comédie de mœurs bien compliquée fraiche et enlevée…

SYNOPSIS: Hector (François Vincentelli) vit depuis cinq ans avec Jérémie (Olivier Barthélémy) quand il retrouve son amour de jeunesse, Louise (Julia Faure), après vingt ans de séparation. Amoureux de l’un comme de l’autre, il se refuse à choisir…

La nouvelle série nous entraîne gaiement dans les méandres des relations amoureuses. Victor (François Vincentelli) est en couple avec Jérémie (Olivier Barthelemy) et les deux hommes ont décidé de faire un enfant. Pour cela, ils ont décidé de faire appel à Anna (Camille Chamoux) leur copine lesbienne qui, ayant emménagé chez eux à la suite d’une rupture, n’a jamais caché son désir d’être mère. Un situation qui se complique encore davantage lorsque Hector renoue avec Louise (Julia Faure), son amour d’enfance, qui, surprise! ne tarde pas à tomber enceinte… d’Hector. Une comédie de mœurs bien compliquée, découpée en trois épisodes de 50 minutes et servie par une distribution des plus sympathiques!

Vous aimerez:

Le sujet. Homosexualité. Bisexualité. Pluriparentalité. La série n’a pas peur d’aborder des modèles de relation qui sortent des sentiers battus de l’hétéro-normalité, une décision des plus rafraîchissantes. Rien de franchement révolutionnaire dans son traitement, certes, mais ça change de la sempiternelle formule du “garçon rencontre la fille – garçon perd la fille – garçon récupère la fille”.

Le ton. C’est frais, c’est enlevé, c’est joliment filmé, c’est plein de couleurs et de légèreté, on dirait la meilleure des crèmes fouettées. Pour un sujet qui aurait facilement pu se tourner vers le pathos sentencieux, J’ai Deux Amours maintient son équilibre au milieu de la myriade d’émotions provoquées par la maternité, la paternité, l’amour, l’amitié, la convivialité, la responsabilité et tout ce qui va avec.

Le manque total de jugement. La série n’essaie pas de présenter de conflit entre le “bien” et le “mal” et aucun des personnages n’est jamais posé comme étant supérieur aux autres. Il ne s’agit pas d’un débat entre deux points de vue opposés, mais d’un camaïeu d’opinions, de choix et oui, parfois aussi d’erreurs, parce qu’après tout, nul n’est parfait en ce monde, bref, une série forte dans sa conviction que tout le monde a le droit de s’exprimer.

Vous n’aimerez peut-être pas:

Les dialogues. Ils sont écrits avec une candeur et un enthousiasme qui font plaisir à entendre, mais ils créent parfois une certaine discordance avec les moments les plus poignants. Cela dit, si ça brinquebale un petit peu côté écriture, le charme des acteurs fait des merveilles, leur performance aidant à faire oublier les quelques répliques un peu trop raides du script.

Le montage. La série regorge de belles images, c’est vrai, mais elle a un peu trop tendance à se perdre dans la contemplation des images en question. Un “défaut” qui n’a rien de dérangeant en soi, mais qui pourra peut-être démotiver ceux qui préfèrent les séries au rythme plus soutenu.

Le protagoniste. Malgré le charme indéniable de François Vincentelli, le personnage d’Hector est plein de zones d’ombres: il ment beaucoup, à beaucoup de gens qu’il aime et il trompe également son compagnon depuis cinq ans. Pas forcément un héros qui ralliera tout le monde à sa cause, même s’il est interprété par un acteur au top.

Crédits: Arte

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