Critiques

MARVEL’S JESSICA JONES (Critique Saison 2) Un mystère aux fortes répercussions psychologiques…

SYNOPSIS: Jessica Jones, la détective privée la plus dure à cuire de New York, reprend le contrôle de sa vie et se remet peu à peu du meurtre de Kilgrave. Confrontée à une multitude de mensonges, elle remet tout en question afin de découvrir la vérité, d’autant que cette fois-ci, l’affaire est plus personnelle que jamais et l’oblige à retourner dans son passé.  

Détendez-vous, respirez un bon coup et servez-vous une généreuse ration de bourbon: Jessica Jones, la super-héroïne de Marvel aussi brillante que grincheuse, est de retour. L’actrice Krysten Ritter ré-enfile les vieilles bottes et la veste en cuir de la détective privée new-yorkaise et repart pour une nouvelle saison, riche en mystères, révélations et coups de poing. On retrouve plus ou moins la même équipe que sur la saison un avec d’un côté, la présence de l’excellente Melissa Rosenberg aux commandes, ainsi que celle du directeur de la photographie Manuel Billeter et du compositeur Sean Callery, à qui on doit l’ambiance très “film noir des années 40” de la série, et de l’autre, on voit émerger quelques nouveaux noms parmi les scénaristes et réalisateurs. On notera l’arrivée de scénariste et productrice Aïda Mashaka Croal, venue tout droit de Luke Cage et celle de la réalisatrice Liz Friedlander, très prisée par les chaînes américaines. Pour ce qui est de la distribution, on sait bien que Jessica ne serait rien sans sa sœur adoptive Trish (Rachael Taylor) et son associé Malcolm (Eka Darville) et que vu ses déboires avec les autorités, elle n’irait pas loin sans son avocate Jeri Hogarth (Carrie-Anne Moss). Mais nouvelle saison dit aussi nouveaux personnages, dont Oscar Arocho (J.R. Ramirez), surintendant de l’immeuble d’Alias Investigation, l’infirmière Inez Green (Leah Gibson) et le détective Pryce Cheng (Terry Chen) qui n’apprécie pas du tout, mais alors pas du tout, que Jessica lui pique ses clients.

Vous aimerez:

Le script. Si la première saison était structurée selon les règles classiques de l’histoire de superhéros, avec un super-méchant qu’il fallait éliminer avant qu’il ne prenne le contrôle de la planète, la saison deux se construit davantage comme un mystère aux fortes répercussions psychologiques. Un choix inattendu peut-être, mais qui cadre parfaitement avec le ton sombre et inquiétant des séries Marvel/Netflix. Jessica est à la recherche de son passé et avance inéluctablement dans le labyrinthe de ses souvenirs, soutenue par ses amis, ses pouvoirs, et le whisky.

L’ambiance. On baigne dans un monde fortement influencé par l’esthétique du film noir, du trench coat d’Humphrey Bogart à la bande sonore aux accents de saxophone triste qui résonne dans les rues de New York, le tout savamment contrastée par une héroïne qui n’a pas la langue dans sa poche. Les répliques cinglantes de Jessica Jones sont en effet en passe de devenir cultes, distribuées au compte-goutte d’épisodes en épisodes, ce qui les rend d’autant plus savoureuses

Les thèmes. Jessica Jones, la série, se démarque quelque peu des autres histoires du même genre, principalement parce qu’elle se concentre beaucoup sur le psychologique: les séquelles dues aux traumatismes d’enfance, les mécanismes destructeurs dans lesquels tout un chacun peut se retrouver coincé, qu’il possède des superpouvoirs, ou pas. Une décision assumée par l’équipe de scénaristes et qui prête à la série un certain air de vérité.

Vous n’aimerez peut-être pas:

Le manque de suivi. C’est un problème qui se propage dans toutes les incarnations des héros Marvel, que ce soit au cinéma où à la télévision: comment connecter ces univers différents tout en leur offrant suffisamment d’indépendance pour qu’ils puissent exister par eux-même, sans le contexte des Avengers, Agents of S.H.I.E.L.D et autres? Pour ceux qui espéraient que Jessica Jones allait reprendre là où The Defenders s’était arrêté, sachez que vous serez sans doute déçus: en dehors d’une ou deux allusions aux “autres”, la série se focalise entièrement sur son héroïne et les problèmes auxquels elle doit faire face dans l’immédiat.

Le rythme. C’est plus lent que l’année dernière. Libérée du poids de la saison un, celui qui dit qu’il faut établir l’esthétique, la protagoniste et le ton en l’espace d’un ou deux épisodes, la deuxième saison prend son temps. Le fait que cette saison ne se lance pas immédiatement à la chasse au méchant peut aussi donner l’impression que l’intrigue progresse de façon plus indolente, mais sachez que tout cela accélère à partir du cinquième épisode. A vous de voir si vous avez la patience d’attendre jusque-là.

La critique de la saison 1 par Quentin Delahaye à lire ici

Crédits : Netflix

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