Critiques

MARVEL’S RUNAWAYS (Critique Saison 1 Épisodes 1×01 – 1×03) Distribution sympa et scénario bien ficelé…

SYNOPSIS: Des adolescents découvrent que leurs parents sont des super-vilains, et développent des super-pouvoirs. 

MARVEL (qui appartient désormais à Disney), c’est la poule aux œufs d’or, la corne d’abondance mythique qui rappelle la splendeur des temps passés, une source intarissable d’inspiration et de joie enfantine pour tous les geeks de Hollywood qui rêvent de replonger la tête la première dans les histoires qui ont peuplé leur enfance. Tout le monde veut sa part: Netflix avec la (grosso modo) très réussie série des Defenders, le grand écran avec la saga des Avengers, Spiderman, Thor et tutti quanti, ABC avec Marvel’s Agents of SHIELD, le médiocre Inhumans et New Warriors que la chaîne est actuellement en train de développer, Freeform avec Cloak and Dagger et puis, plus récemment, Hulu, tout juste auréolé de son Emmy de la Meilleure Série Dramatique pour The Handmaid’s Tale, qui se jette à son tour dans l’arène Marvel avec Runaways, créé par le duo Josh Schwartz/Stephanie Savage, que vous connaissez sans doute grâce à Gossip Girl ou le remake de Dynasty. Les deux scénaristes sont passés maîtres dans l’art d’écrire des séries dramatiques centrés sur les affres de l’adolescence, et avec Runaways, ils ont frappé fort en construisant une série un peu hybride à mi-chemin entre l’atmosphère à donner la chair de poule de Pretty Little Liars et les séries “lycéennes” plus classiques. A en croire le succès de séries comme Riverdale par exemple, il semblerait que les ados d’aujourd’hui soient bien plus intéressés par les intrigues sombres, subversives et légèrement dérangeantes que par les concours de popularité. Schwartz et Savage ont, comme d’habitude, pris note.

L’histoire se déroule à Los Angeles, en Californie, havre de tous les jeunes qui fuguent depuis les années 60 (pour la petite histoire, c’est d’ailleurs comme ça que la “famille” de Charles Manson s’est formée). L’épisode pilote est délibérément vague, tentant de se détacher de la formule “superhéros” de Marvel, qui veut que l’introverti soit exposé à une substance mystérieuse qui le transforme du jour au lendemain en créature aux pouvoirs extraordinaires. Ici, au contraire, on entre dans le monde sans beaucoup d’explications, et l’on sent très vite qu’un passé douloureux lie tous nos personnages. Karolina Dean (Virginia Gardner) est la fille de Leslie (Annie Wershing), une sorte de pasteur évangéliste à la tête de l’Église de Gibborim et dont la vie ultra-spirituelle mets les autres adolescents mal à l’aise. Chase (Gregg Sulkin) a tout de l’archétype du beau gosse populaire tombeur de ces dames, mais il a une relation des plus tendues avec son père, le génie Victor Stein (James Marsters, l’ex Spike de Buffy). Nico Minoru (Lyrica Okano) gère comme elle peut la mort de sa sœur Amy tandis que ses parents Robert (James Yaegashi) et Tina (Brittani Ishibashi) s’enferment dans le silence. Gert (Ariela Barer) et sa sœur adoptive Molly (Allegra Acosta) ont apparemment la vie la moins mouvementée, avec leurs parents Dale (Kevin Weisman) et Stacy (Brigid Brannagh). Quant à Alex (Rhenzy Feliz), il s’impose vite comme le plus attaché à leur amitié passée. Parce que si l’intrigue reste désespérément glissante dans ces premiers épisodes, on comprend bien vite que ces six jeunes ont vécu une période difficile qui les a poussés à s’éloigner les uns des autres. Mais les activités mystérieuses de leurs parents vont rapprocher ce petit groupe et les propulser dans un monde aussi secret que dangereux.

Runaways se démarque des autres séries Marvel, et c’est tant mieux. Moins sombre que les productions de Netflix, moins kitsch que les productions d’ABC, la série de Hulu parvient à se créer une identité propre, qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui permet d’explorer une autre facette de l’univers. Les effets spéciaux ne rivaliseront jamais avec ceux du cinéma, certes mais la distribution est sympathique à souhait, le scénario bien ficelé et l’esthétique engageante. De la télévision de bonne qualité, à regarder sans se mettre la pression.

Crédits: Hulu

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