Critiques

CHICAGO JUSTICE (Critique Saison 1 Épisodes 1X01 – 1X02) 100% classique, 100% procédurale…

SYNOPSIS: Le quotidien mouvementé des employés du bureau du procureur de l’Etat à Chicago. Cette équipe doit trouver l’équilibre entre l’opinion publique, les luttes de pouvoir au sein du système et leur passion inébranlable pour la loi. 

Le proverbe dit qu’on ne change pas une équipe qui gagne, et à la télévision, on ne modifie que très légèrement une formule qui vend. Dick Wolf le sait bien, puisque l’impérissable producteur à qui l’on doit New York : Police Judiciaire et sa flopée de spin-off (Section Criminelle, Unité Spéciale, Cour de Justice) s’est lancé, il y a peu dans un autre univers de séries, délaissant la Grosse Pomme pour la Cité des Vents : Chicago. Le premier-né de cette nouvelle portée, c’est Chicago Fire, qui fait une entrée remarquée à défaut d’être fracassante en 2012, suivie par Chicago PD en 2014, puis Chicago Med en 2015, et enfin cette année, par Chicago Justice, avec qui les spectateurs peuvent suivre les juges, enquêteurs et procureurs du bureau du procureur de l’État du comté de Cook, dans l’Illinois, alors que les affaires emmêlent les crimes, la politique et les médias. Michael Brandt, Matt Olmstead et Derek Haas, trois scénaristes venus tout droit des autres séries de Chicago sont aux commandes, pour une série 100% classique, 100% procédurale.

Vous aimerez :

Le fait qu’il s’agit d’une série procédurale. C’est comme une tasse de chocolat chaud un après-midi d’hiver : ça ne pourra jamais se vanter d’être une révélation pour vos papilles, mais ça a un côté douillet et réconfortant. Vous pourrez rater une demi-douzaine d’épisodes et reprendre le fil de l’histoire immédiatement. C’est là le gros avantage de la série hyper-formulaire : impossible de s’y perdre.

Le personnage de Peter Stone. Il a la mâchoire carrée, des idéaux intacts en dépit d’une longue carrière d’assistant du procureur et il est joué par un acteur né pour porter le costume (Philip Winchester). Peter Stone est le genre de gentil héros qui paraît sorti des années cinquante tant il est honorable, honnête, et incorruptible : même la femme pour qui il a toujours de sentiments ne parviendra pas à le détourner du droit chemin. (Et il est le fils de Ben Stone qui était interprété par Michael Moriarty dans les premières saisons de New-York Police Judiciaire NDLR)

Le classicisme. Les grands bureaux en acajou, la lumière chaude, les tailleurs impeccables… Il n’y a pas que la structure du script qui nous rappelle les autres séries du créateur, il y a aussi l’esthétique de la série, toute en angles de bois et de verre fumé. Et puis comme Dick Wolf aime bien travailler avec le même groupe de personnes sur chaque série différente, c’est la directrice de la photographie Lisa Wiegand, de Chicago Fire, qui se charge ici de polir les images, pour un résultat qui respecte à la lettre les codes visuels de l’univers Chicago.

Vous n’aimerez peut-être pas :

Le fait qu’il s’agisse d’une série procédurale. La formule a les défauts de ses qualités. Si la recette veut que chaque épisode se concentre sur une affaire qui se résoudra avant la fin des quarante minutes obligatoires suivant le principe de  » l’intrigue de la semaine », elle peut aussi très vite lasser le spectateur avide d’innovation narrative.

Le personnage d’Ana Valdez. Interprétée par Monica Barbaro, Ana Valdez est aussi éloignée d’Olivia Pope que possible. Un peu mièvre, un peu naïve, elle ne se démarque pas beaucoup en ce début de saison, peut-être parce que le script est tellement concentré sur le besoin d’établir les bases de la série qu’il en oublie de donner de la dimension à tous ses personnages ? Reste à voir comment Ana s’étoffera (si elle s’étoffe) dans les épisodes qui viennent.

La grandiloquence. Vous le saviez, vous, que les États-Unis était un pays qui s’était bâti sur de grandes idées, et que c’était une démocratie qui voulait respecter les droits de chaque citoyen ? Parce que si la réponse est oui, le rabâchage du mythe fondateur américain a de quoi vous donner de l’urticaire. Alors oui, ici c’est vu sous le prisme du système judiciaire, mais à entendre certains de ces monologues, c’est à se demander si on n’est pas sur le parterre du Congrès de Washington.

Crédits : NBC / 13ème Rue

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