Critiques

LA FORÊT (Critique mini-série) Une ballade qui vaut le détour…

SYNOPSIS: Dans un petit village tranquille des Ardennes, une jeune fille de seize ans disparaît dans la forêt après avoir appelé sa professeure de français, en plein milieu de la nuit. Le capitaine Gaspard Deker, ancien militaire et père célibataire fraîchement arrivé, mène l’enquête avec Virginie Musso, la gendarme locale. Ils sont aidés par Eve Mendel, la professeure de français, une jeune femme solitaire au passé mystérieux : elle a été retrouvée enfant par le médecin du village, errant seule, muette, dans cette même forêt…

On pensait la thématique usée jusqu’à la corde tant la fiction de tous les continents s’en est emparée depuis quelques années, mais la disparition d’enfant reste extrêmement en vogue, et surtout, ô surprise, parvient encore à nous surprendre et à nous harponner. C’est le cas de La Forêt nouvelle mini-série de France 3 qui, non content de bénéficier d’une magnifique distribution chorale (Samuel Labarthe, Suzanne Clément, Alexia Barlier, Frédéric Diefenthal, Patrick Ridremont, Nicolas Marié…) est une vraie bonne surprise dotée d’une histoire extrêmement bien écrite et qui ménage ses effets. Tendue et efficace, on est happé par l’atmosphère qui se dégage d’une très belle photographie et la mise en scène de Julius Berg, immersive et puissante. Les rebondissements et les fausses pistes nous tiennent en haleine et ce thriller sombre nous embarque de bout en bout. Comme quoi une facture en apparence classique et une thématique souvent traitée peuvent receler une profondeur et une justesse inattendues. Créée et écrite par Delinda Jacobs (Une Chance de Trop, Contact...), La Forêt bénéficie d’un récit foisonnant parfaitement mené grâce à des rebondissements constants, un rythme qui ne faiblit pas et à une maîtrise de l’art du cliffhanger de fin d’épisode qui vous donne immanquablement envie d’être au rendez-vous pour l’épisode suivant.

A travers des ressorts pourtant éprouvés des secrets de famille et de l’enquête sur une disparition qui permet d’étudier un microcosme, La Forêt parvient à nous prendre dans ses filets. C’est aussi on l’a dit par la grâce d’un casting top. Samuel Labarthe est remarquable en enquêteur chevronné et père prévenant, Alexia Barlier fait passer un maximum d’émotions dans une partition pas forcément simple tandis que Patrick Ridremont est impeccable en loser pathétique et que Suzanne Clément en flic intègre, mère courage et femme trahie est exceptionnelle (avec en point d’orgue une scène finale où elle est réellement bouleversante). Ajoutons à cela un Frédéric Diefenthal sobre et un Nicolas Marié surprenant et inattendu et vous obtenez l’un des castings les plus en vue de l’année.

Si La Forêt n’est pas la proposition la plus novatrice qui soit, force est de constater qu’on attendait pas vraiment une telle série, noire, angoissante et anxiogène sur France 3. C’est une bonne surprise que la chaine qui empile les succès de Magellan à Capitaine Marleau en passant par la collection Meurtres à… sache aussi nous offrir une série moins traditionnelle formellement et qui parvienne à nous attraper au col pendant l’intégralité de ses six épisodes. Si certains rebondissements semblent un peu attendus, la ballade dans La Forêt vaut vraiment le détour.

Crédits : France 3

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s