Critiques

ALEX HUGO (Critique Épisode Les Amants du Levant) La tendresse, on en a bien besoin

SYNOPSIS: Alex Hugo retrouve les corps d’Isabelle et d’Antoine Lefort dans un refuge de très haute montagne ; elle était atteinte d’une maladie incurable et ils ont décidé tous les deux d’arrêter de vivre. Leur lettre d’adieu demande qu’on les incinère et qu’on répande leurs cendres au sommet de la montagne, au soleil levant. Ultime acte d’amour ou…. autre chose… Alex est, comme tout le monde dans le village, bouleversé par cette histoire d’amour tragique. Pourtant son intuition lui fait mettre en doute la thèse officielle… Il est de plus en plus persuadé que quelqu’un a simulé ce suicide pour se débarrasser du couple et qu’il comptait sur la crémation pour effacer les traces. L’enquête commence : Loin du drame romantique annoncé, elle nous emmènera sur les trajets transfrontaliers et les chemins bien plus sombres de la criminalité contemporaine.

Retour sur France 2 d’Alex Hugo, qui – par bonheur ! – est parvenu à faire son trou dans la grille des programmes. La cote de popularité du flic randonneur surnommé La Tendresse s’étant confirmé la saison dernière, à nous le bon bol d’air avec trois épisodes inédits diffusés en prime time, avec dès le 6 septembre :

Les Amants du Levant

Un bien beau titre que celui-là, aussi tragique que poétique. Où comment un drame ordinaire se transforme en véritable usine à gaz. Une fois de plus, la montagne confirme toute son immuable beauté, en même temps que son impitoyable penchant à déceler les plus terribles, les plus sombres secrets. Sur fond de trafics transfrontaliers, un trafic plus horrible encore se dévoile, qui prend aux tripes et ne ménage pas La Tendresse, fidèle à sa réputation de flic au grand cœur. En parallèle, il est question dans cet épisode de filiations. Filiation contrariée d’une part, gangrénée de rancœurs taiseuses, et absolue de l’autre, de celle qui donne la force de gravir et même de déplacer des montagnes. L’occasion aussi d’esquisser un nouveau pan de la personnalité parfois tourmentée d’Alex Hugo.

En filigrane évidemment, véritable signature du programme, on a toujours la célébration du retour à la nature, en mode slow life très introspectif – qui se ressent sur le rythme des épisodes d’ailleurs, celui-ci ne faisant pas exception – qui fait la part belle aux intuitions délicates de l’enquêteur des hauteurs. A travers le cadre toujours enchanteur des Hautes Alpes, la série continue de dresser le portrait d’un homme tout en pleins et en déliés qui, en fuyant le tapage de ses semblables, a appris à mieux les comprendre. Attentif et tenace, Alex Hugo tend l’oreille aux murmures, laisse vagabonder ses pensées et gribouille ses hypothèses, résolvant petits et plus grands mystères. Authentique jusqu’au bout des boots, Samuel Le Bihan s’en donne à cœur joie dans ce rôle qui laisse à penser qu’il n’est pas vraiment de composition, et c’est un plaisir à voir. Mikaël Fitoussi rempile dans le rôle du jeune loup, tandis que Lionnel Astier continue de tenir la boutique, bonnard. Marilyne Canto et Caroline Baehr sont quant à elles les atouts charme de la série, instillant un peu de douceur dans un cadre parfois très brut.

Alex Hugo est bel et bien de retour, et son personnage entier n’a pas fini de nous émouvoir. C’est tant mieux d’ailleurs parce que, la tendresse, on en a bien besoin.

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