Critiques Cinéma

THE WALL (Critique)

3 STARS BIEN

TheWall-cliff-and-coSYNOPSIS: Deux soldats américains sont la cible d’un tireur d’élite irakien. Seul un pan de mur en ruine les protège encore d’une mort certaine. Au-delà d’une lutte pour la survie, c’est une guerre de volontés qui se joue, faite de tactique, d’intelligence et d’aptitude à atteindre l’ennemi par tous les moyens…

Depuis ses débuts dans le cinéma indépendant (Swingers) Doug Liman  navigue entre les genres, de l’espionnage (Bourne Identity) à la comédie d’action (Mr & Mrs Smith), de la SF pour ados (Jumper) au thriller politique (Fair Game), jusqu’au blockbuster de SF (Edge of Tomorrow). Entre deux projets plus importants, ses retrouvailles avec Tom Cruise dans Barry Seal: American Traffic  et avant d’attaquer Chaos Walking gros budget Young Adult avec Tom Holland, il tourne en neuf mois ce The Wall production Amazon studios basé sur un script distingué dans la fameuse Black List des meilleurs films non produits en 2014. The Wall, huis-clos à ciel ouvert, si il a pour cadre l’Irak à la fin de l’intervention américaine tient plus du thriller psychologique mâtiné de survival que du film de guerre.

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Doug Liman s’y livre à un exercice de style à la manière de Phone Game ou Instinct de survie s’imposant une contrainte de lieu extrêmement rigoureuse, l’action étant circonscrite dans les quelques mètres carrés autour d’un pan de mur en ruines seule protection face aux tirs d’un d’un sniper irakien où Aaron Taylor-Johnson (Kick-ass) doit tenter de survivre assez longtemps avant l’arrivée de renforts. Un des points forts de la mise en scène de Doug Liman dans ses films d’action tient souvent à leur géographie toujours bien définie, il l’emploie ici à rebours parvenant à transformer l’immensité du désert irakien en un lieu étroit et confiné. Sa caméra se fait ensuite naturaliste filmant dans de longs plans sans coupures les actions d’Isaac se reposant sur le jeu très physique de Taylor-Johnson.

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On voit bien ce qui a attiré Liman vers ce projet où il peut s’attaquer à nouveau à la figure du héros comme il le fit dans Edge of Tomorrow, mais aussi porter une critique acerbe de la politique américaine. Si on est en empathie avec le calvaire d’Isaac, il apparaît bien être le perdant du duel psychologique qui l’oppose au sniper à qui il oppose un discours naïf présentant l’intervention américaine comme civilisatrice et le pipeline qu’il défend comme utile à l’économie du pays. Pourtant alors que son ennemi cite des poètes, notre héros ne connait Shakespeare que de nom, là ou ce dernier connait intimement son pays, son libérateur est là par hasard. Ainsi cet ennemi éthéré apparaît comme la mauvaise conscience des États-Unis et de son héros qui porte lui-aussi un secret  allégorique de la situation. Si Liman exploite au maximum toutes les possibilités de la situation et malgré l’investissement de ses comédiens, dont un excellent Jon Cena dans un petit rôle, le cadre qu’il s’impose dans The Wall s’avère bien trop restrictif pour soutenir l’attention du spectateur sur la durée d’un long-métrage et l’ennui pointe parfois le bout de son nez. Heureusement il sait conclure son film avec un épilogue efficace qui laisse le spectateur sur une bonne impression.

Titre Original: THE WALL

Réalisé par: Doug Liman

Casting : Aaron Taylor-Johnson, John Cena, Laith Nakli

Genre: Thriller, Guerre

Sortie le: 7 juin 2017

Distribué par: Metropolitan FilmExport

3 STARS BIEN BIEN

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