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JOURNAL DE BORD CANNES 2017 Saison 4 Épisode 4

Festival de Cannes, Saison 4 épisode 4.

Décollage plus tardif ce matin, avec la projection d’Une prière avant l’aube, le nouveau film de Jean-Stéphane Sauvaire, le gars qui a fait Johnny Mad Dog. Je décide en effet de passer mon chemin sur les 120 battements par minute de Robin Campillo, film de la compet’ projeté le matin même au Grand Théâtre Lumière pour rattraper le film carcéral de Sauvaire, diffusé la veille en séance de minuit au Grand Palais.

A l’arrivée, Une prière avant l’aube, inspiré par l’histoire vraie du prisonnier Billy Wood racontant sa rédemption, en milieu carcéral, grâce à la boxe, est un film pas mal, bien immersif, brutal et viscéral à défaut d’être foncièrement original. Beaucoup sont passés avant lui – encore récemment quelques auteurs responsables de films vénères comme Bronson, Dog Pound, Les poings contre les murs – et le dernier Sauvaire souffre hélas de la comparaison avec ses aînés, la seule réelle nouveauté ici étant la transposition du cadre dans un environnement exotique (Sauvaire ayant choisi de respecter la localisation du récit en Thaïlande).

L’idée de présenter la boxe comme une échappatoire possible à l’enfer quotidien des prisons thaï est pas mal sur le papier mais maladroitement exploitée car apparaissant trop tardivement dans le récit et de fait, Une prière avant l’aube semble trop long dans l’exposition de ses personnages et de ses enjeux. Sauvaire a le mérite toutefois de respecter les codes du genre (pari fou entre prisonniers sur une baston de poissons, séance de tatouage express, représailles après une délation, passage à tabac, balancement au cachot) et de proposer des combats intenses et impressionnants, filmés avec une caméra vaillante et enchaînés via un montage nerveux. Félicitations enfin pour Joe Cole, dont la performance habitée marque les esprits.

Repos des braves, séance d’écriture de ce journal à la Terrasse des Journalistes, le nouveau lieu prisé des festivaliers accrédités presse et où on se détend, assis dans des transat’ avec une vue imprenable sur la croisette et une boisson rafraîchissante dans la main.

Direction la salle Buñuel du Palais des festivals ensuite, vers 17h30, pour accéder à la projection du court-métrage de Kristen Stewart, davantage connue pour ses remarquables prestations d’actrice que pour ses talents de réalisatrice. Come Swim, puisque c’est comme ça que ça s’appelle, dure 18 minutes et met en scène le cauchemar frénétique et aquatique d’un jeune homme qui semble mentalement instable. Images organiques, BO atmosphérique, audace formelle impressionnante, récit poétique … Come Swim est traversé d’un style bizarroïde et s’avère prometteur pour la suite de carrière de Stewart en qualité de cinéaste. Vivement le long maintenant. Bonus : flopée de selfies de l’actrice avec ses fans (venus en masse) après la séance.

Dernière étape de la journée : la salle Debussy, où est projeté à 22h Wind River, le film de Taylor Sheridan. Taylor qui ? Taylor Sheridan, un américain qui s’est d’abord fait connaître à Hollywood comme acteur (Sons of Anarchy) avant de faire ses gammes ensuite comme scénariste (Sicario et Comancheria) puis aujourd’hui comme réalisateur, même si Wind River est, en réalité, son second long-métrage (il renie allégrement son premier essai).

Acclamé par la critique l’an denier à Cannes à l’occasion de la projo de Comancheria au Certain Regard, Sheridan revient se frotter cette année à la section avec le désir ardent de ramasser quelques prix. Verdict dans quelques heures !

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