Critiques

THE MICK (Critique Saison 1) Rafraîchissant et décapant

SYNOPSIS: Tandis qu’elle rend visite à sa soeur perdue de vue et son beau-frère milliardaire à Greenwich, Mackenzie, jeune femme au caractère bien trempé, est surprise de voir débarquer les autorités pour venir arrêter les parents des enfants. Avec sa sœur et son mari en cavale pour échapper au fisc, Mackenzie n’a d’autre choix que s’assumer la garde de ses neveux et nièce, alors qu’elle est très loin d’avoir un quelconque instinct maternel.

The Mick est assurément l’un des succès surprises de l’année 2017 en matière de séries. La sitcom impose d’emblée un style anti-conformiste et provocateur, en érigeant en vedette le anti-héros par excellence au regard des valeurs américaines, à savoir une femme dépassant légèrement la quarantaine, sans enfant et manifestement on ne peut plus éloignée du stéréotype de la desperate housewife. Incarnée par une Kaitlin Olson charismatique et énergique à souhait, le personnage de Mackenzie prend une dimension importante dès le pilote.

Les trois rejetons de la famille Pemberton ne seront pas en reste pour apporter un grain de folie à un univers en apparence aseptisé, en se livrant à toutes sortes d’attitudes rebelles et provocatrices, tout à fait dignes de l’adolescence. The Mick, avec par moments de faux airs de My name is Earl, parvient à être originale dès ses premiers épisodes et à revêtir un style qui donne immanquablement envie d’y revenir.

La difficulté première de ce genre de séries était de maintenir le cap et de ne pas s’épuiser dans la multiplication des situations choquantes et raillant le traditionnel système de valeurs américain, bien connu de tous les amateurs de séries venues d’outre-Atlantique. Force est de constater que The Mick réussit ce pari, en parvenant à se renouveler et à surprendre d’épisode en épisode, plaçant les protagonistes dans des situations inattendues. Mention particulière au personnage du plus jeune des enfants, Ben, joué par l’acteur Jack Stanton de façon souvent savoureuse. Les jeunes Sofia Black D’Elia (The night of, The messengers) et Thomas Barbusca (Wet hot american summer: first day of camp) apportent également une énergie et un vent de fraîcheur indéniables, en même temps qu’ils démontrent un talent certain pour la comédie.

Le rythme de chaque épisode est pensé à la perfection, alternant répliques qui font mouche et comiques de situation judicieux. On regrettera simplement l’inévitable couplet moralisateur de certains épisodes: le discours contre le tabac, le respect de l’identité sexuelle fluctuante, pour ne citer que deux des exemples les plus marquants. Enfin, il faut bien avouer que les valeurs familiales finissent par triompher, coûte que coûte, malgré une situation de départ pourtant prometteuse dans l’idée de casser les codes puisqu’on assistait à l’abandon de trois enfants par des parents quittant précipitamment le pays pour échapper à la justice. Malgré ces petits défauts (presque inévitables), The Mick présente une réelle force et l’avantage d’un humour souvent décapant, qui donne la sensation que les scénaristes pourraient ne pas avoir de limite. C’est suffisamment rafraîchissant pour vous conseiller très vivement le visionnage de cette série.

Crédits : Fox

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