Critiques Cinéma

DON’T BREATHE – LA MAISON DES TÉNÈBRES (Critique)

4 STARS EXCELLENT

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SYNOPSIS: Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Sensation du box-office US cet été le second film américain de l’urugayen Fede Alvarez toujours produit par Sam Raimi est il à la hauteur de sa flatteuse réputation? C’est son très remarqué court-métrage Ataque de Pánico , qui avait valu à Fede Alvarez d’être choisi par Sam Raimi pour mettre en scène le remake de son Evil Dead. Trois ans après, Alvarez retrouve son producteur et son actrice principale, Jane Levy pour ce film d’horreur original qui a fait sensation au box-office. Le concept de Don’t Breathe renverse celui de films comme Wait Until Dark (Seule dans la nuit) avec Audrey Hepburn ou Terreur aveugle avec Mia Farrow qui mettaient aux prises de jeunes aveugle à des criminels pénétrant leur demeure. Ici les protagonistes sont les trois voleurs, Money (Daniel Zovatto) petite frappe agressive, sa petite amie Rocky (Jane Levy) mère célibataire et son ami Alex (Dylan Minnette) qui pénètrent dans la maison d’un vieil aveugle (Stephen Lang, le colonel Quaritch d’Avatar) dont ils ont neutralisé l’alarme dans le but de lui dérober les 300 000$ que l’assurance a versé à la mort de sa fille. Seulement le vieil homme, vétéran de la guerre en Irak est loin d’être inoffensif, sa demeure va vite devenir pour le trio un piège mortel ou il va les traquer, décidé à protéger son capital et ses secrets…

Stephen Lang stars in Screen Gems' horror-thriller DON'T BREATHE.

L’intrigue est dépouillée à l’essentiel : une maison sombre, un rottweiler, trois victimes livrées à une brute aux cheveux gris à qui ses yeux morts donnent une apparence monstrueuse, qui va les abattre si ils font le moindre bruit. C’est le moteur quasi-primal de Don’t Breathe qui évoque tout aussi bien les Contes de Fées que la mythologie grecque, le personnage du blind man rappelant la figure des cyclopes éborgnés par Ulysse ou du Minotaure qui attend ses proies au cœur d’un moderne labyrinthe. Alvarez et son co-scénariste Rodo Sayagues situent cette maison décor quasi-unique du film dans les quartiers de Detroit (reconstitués en Bulgarie) laissés dans un état critique par la crise économique avec ses blocs à l’abandon ancrant le film dans une réalité sociale. La simplicité de l’approche est compensée par le travail d’Alvarez et son équipe: une direction artistique qui donne une personnalité sinistre à la maison du vétéran, un sound-design anxiogène ou le moindre bruit peut déclencher l’ attaque suivante, un montage efficace, une parfaite gestion de l’espace, essentielle dans un huis-clos qui permet au spectateur de toujours savoir ou il se trouve et la photographie expressionniste de Pedro Luque avec sa palette (des verts , des rouges et un jaune maladif) qui rappelle celle des films italiens des années 70.

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Alvarez ne se repose pas sur des jump-scare (même si il y en a quelques uns) mais sur l’instauration d’une atmosphère continue de terreur qui s’avère bien plus efficace. Chaque séquence est plus maligne que la précédente d’autant que le réalisateur s’assure que le public anticipe ce qui va arriver avant les personnages assurant son implication. Alvarez et Sayagues ont le bon goût d’inclure une scène d’une tension extrême qui se termine par une conclusion à la fois dégoûtante et inédite qui lui assure une postérité dans le monde de l’horreur. Et bien sûr, il peut compter sur la présence de Stephen Lang, tout en muscles, qui parvient à nous faire partager la souffrance de son personnage sans lui faire perdre son aspect implacable. D’une durée sous la barre des 90 minutes, Don’t breathe n’étire pas inutilement son concept et sa conclusion, hommage au slasher des années 80, est tout à fait satisfaisante (comme le sont ceux à une œuvre de Stephen King). Conclusion : Efficace dans sa simplicité et la précision de son exécution, inventif et brutal, Don’t breathe est une masterclass dans la tension.

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Titre Original: DON’T BREATHE

Réalisé par: Fede Alvarez

Casting : Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette

Daniel Zovatto, Emma Bercovici, Christian Zagia…

Genre: Epouvante-Horreur, Thriller

Sortie le: 05 octobre 2016

Distribué par: Sony Pictures France

4 STARS EXCELLENTEXCELLENT

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