Critiques

HIGH MAINTENANCE (Critique Saison 1) Le potentiel pour devenir accro

3 STARS BIEN

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SYNOPSIS: Un dealer de stupéfiants navigue dans New York pour effectuer ses livraisons pour le moins spéciales auprès de clients tous plus névrosés et atypiques les uns que les autres.

Vous le savez sans doute déjà : les web séries ont le vent en poupe. Nous vivons dans une ère digitale où le temps est plus précieux que l’or et ces petits épisodes de cinq à dix minutes qui se consomment comme des cacahuètes alors qu’on fait la queue à la banque, ou qu’on attend le métro un matin d’hiver sont en plein essor créatif. Petit dernier dans une lignée de succès qui n’a pas fini de s’allonger : High Maintenance créée par Katja Blichfeld et Ben Sinclair. La petite série sans prétention qui commençait à faire beaucoup de vues sur Vimeo, s’est faite remarquée par le géant HBO et comme ces messieurs en costumes des bureaux de production ont du nez, bim, bam, boum, on se rencontre, on discute, on signe les contrats et voilà une nouvelle comédie sur nos écrans pour la rentrée.

High Maintenance narre les aventures du « Mec » (Ben Sinclair), hipster un peu mou du genou qui paye son loyer en livrant leurs doses de marijuana aux habitants de Brooklyn. C’est l’occasion pour le public de découvrir l’envers du décor de Greenpoint et Williamsburg où jeunesse dorée et familles BCBG combattent le stress de la Grosse Pomme à coups de joints. Le type (on ne découvre jamais son nom) se balade au coucher du soleil sur sa bicyclette et son job nomadique lui permet d’entrer dans toutes les strates de la société. On rencontre entre autre deux milléniaux co-dépendants (Heléne Yorke et Max Jenkins qui mériteraient bien leur propre web série), un couple de quadragénaires aux tendances poly-amoureuses ou encore une jeune fille passionnée par les chiens qui a du mal avec la définition du mot « professionnel ». Tout ce petit monde fume régulièrement, alimentant le business du Mec qui se satisfait parfaitement de n’être que de passage dans la vie de ses clients.

Transformer une série web en la série télévisée est un pari risqué. Si un épisode de trois minutes peut se permettre d’avoir peu d’intrigue, peu d’action et de se focaliser entièrement sur un instant de vie d’un personnage, la formule des vingt minutes obligatoires de la comédie télévisée en demande bien davantage question scénario. C’est là sans doute le plus gros problème de High Maintenance qui a du mal à trouver sa direction, à l’instar de son personnage principal qui pédale sans but en attendant qu’on le sonne. Il est difficile de s’attacher au Mec, puisqu’on ne sait rien de lui et que ça lui va très bien comme ça. Ses relations avec ses clients sont des plus professionnelles et on se demande combien de temps cela va bien pouvoir durer. Ce manque de punch scénaristique est bien dommage car elle jette une petite ombre bien noire sur une série qui a énormément de mérite. High Maintenance dépeint le Brooklyn d’aujourd’hui avec plus de véracité (et moins de vernis) que nombres de ses contemporaines (on parle de toi, Younger !) et le ton est si juste qu’on ne peut s’empêcher de rire. Reste à espérer que la série trouvera son fil d’Ariane assez vite car elle regorge de potentiel et il serait bien malheureux que HBO ne lui offre pas la chance de l’exploiter à fond.

Crédits: HBO / OCS

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