Critiques

QUARRY (Critique Saison 1) Le grand sommeil

1,5 STARS ASSEZ MAUVAIS

quarry

SYNOPSIS: Dans les années 70, un tireur de la Marine de retour de la guerre du Vietnam se retrouve rejeté par sa famille et ses amis et diabolisé par le public et les médias. Désenchanté, il est recruté dans un réseau de criminels chargés de nettoyer les rives du Mississippi…

Depuis que la saison deux de True Detective s’est plus ou moins cassée les dents l’année dernière (les avis sont partagés), c’est à qui signera la nouvelle sensation néo-noir de la télé. Showtime relance Twin Peaks, Hulu diffuse 11.22.63 et Cinemax, la petite sœur de HBO se lance à son tour dans l’aventure en commandant la première saison de Quarry. Adaptée pour le petit écran par le duo Michael D Fuller-Graham Gordy (Rectify), Quarry est au départ une série de romans noirs écrite par Max Allan Collins qui retrace le parcours d’un ancien soldat devenu tueur professionnel. Greg Yaitanes (Prison Break, Ray Donovan, Children of Dunes) se charge de la réalisation des huit épisodes de la saison un et l’acteur Logan Marshall-Green (bientôt dans Spiderman : Homecoming) prête ses traits au personnage principal. Quant aux scénarios, ils sont bien sûr entre les mains des créateurs, à l’exception du cinquième, écrit par Jennifer Schuur qui s’offre un petit break de sa propre série (The Catch) le temps d’un épisode. Une production en cercle restreint en somme, pour un résultat cohésif, certes, mais plutôt monotone.

Nous sommes à Memphis, dans le Tennessee, en plein milieu de la guerre du Vietnam. Mac Conway (Marshall-Green) et son ami Arthur (Jamie Hector) reviennent d’Asie et ont bien du mal à se réadapter à la vie civile. Leur ville natale est loin de les accueillir à bras ouverts et une foule de manifestants furieux les attend à l’aéroport pour abreuver les deux hommes d’insultes (souvenez-vous, la guerre du Vietnam n’était pas exactement une décision des plus populaires aux États-Unis). Bref, Conway à un mal fou à trouver un job décent vu que personne ne tient à l’engager et se retrouve donc plus ou moins forcé d’accepter l’offre de Broker (Peter Mullan), un criminel qui propose à notre héros un poste de tueur à gages. Le pauvre Conway a une femme (Joni, interprétée par Jodi Balfour), un estomac à remplir et un loyer à payer, et le voilà donc flingue en main tenant de réconcilier sa culpabilité et son désir de vivre comme tout le monde.

Sur papier, Quarry avait tout pour faire un carton. De la tragédie, de la tension à tout-va, un héros à moustache et de la noirceur en veux-tu en voilà. Pourtant, malgré l’excellent travail de son réalisateur, la série tombe à plat. Le pilote tout d’abord, est d’une lenteur à rendre le spectateur chèvre, et si le rythme s’arrange au fil des épisodes, on ne peut pas en dire autant du script. L’ambiance est plutôt réussie et c’est vrai qu’on se sent bien replonger dans le passé, mais elle s’acharne tellement à télégraphier par tous les moyens possibles et imaginables que la situation de Conway est tragique, mais alors, tragique, mais d’une tragédie que vous ne pouvez même pas imaginer, qu’on déconnecte complètement. Il y a peu de choses moins intéressantes qu’un homme qui s’apitoie sur son sort pendant huit épisodes (à part peut-être un documentaire de trois heures sur les différents types de boue), et malheureusement, toute la prémisse de Quarry repose sur l’apitoiement. Si vous voulez du noir Américain, du vrai, du bon, du pur, on va vous éviter de perdre du temps : regardez plutôt Le Grand Sommeil.

Crédits: Cinemax / OCS

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