Edito

La Chronique de Cliffhanger (Edito) Attention ça bastonne!

Vendredi 25 Mars 2016

bat 1

J’ai vu Batman v Superman: L’aube de la Justice mercredi dernier. C’est un film qui n’est pas simple à analyser et Patrice Steibel l’a très bien fait selon moi dans nos colonnes en livrant une critique argumentée et étayée avec laquelle je suis peu ou prou, globalement d’accord. J’avais vraiment beaucoup aimé Man Of Steel, même sa fin controversée mais là je suis beaucoup plus mitigé. J’ai trouvé le film trop long, usant de symboles mystico-religieux qui m’ont plutôt terriblement ennuyés et même le score, loué par beaucoup de monde m’a semblé pompeux. Même si le film regorge de scènes spectaculaires et en donne pour son argent aux spectateurs, si Ben Affleck est impeccable dans le costume de Batman, si certains plans sont d’une beauté crépusculaire qui laissent pantois, j’ai été globalement déçu. Visiblement je ne suis pas le seul et c’est ce sujet que je voulais évoquer plutôt que mon ressenti sur le long métrage de Zack Snyder, ce qui ne présente pas un grand intérêt. Depuis la sortie du film, les critiques négatives US ou françaises sont légion et les commentaires sur la toile, de blogueurs, de cinéphiles ou même de critiques professionnels me sidèrent parfois par leur virulence, leur violence et par certains jugements lapidaires à l’emporte pièce qui sonnent parfois, peut-être malgré eux, comme des vérités sentencieuses. Je peux comprendre l’agacement que cela génère chez certains, et si, je ne suis pas moi-même à l’abri de parler d’un film en des termes qui peuvent laisser croire que je détiens la vérité, je trouve cela très désagréable de lire des avis qui sous entendent que l’on est un abruti, si l’on ne répond pas à un cas de figure pré-établi. Lire par exemple (certes je vais schématiser dans les exemples qui suivent mais c’est globalement ça) que si l’on émet des réserves sur Batman v Superman mais que l’on souscrit aux prods Marvel et à leur humour de cour de récré, c’est que l’on ne comprend rien à la quintessence des films de super-héros. Que si l’on a pris son pied devant Deadpool et sa pseudo banalité, on est totalement à côté de la plaque et qu’en gros on ferait mieux de ne pas trop la ramener. Que si l’on n’est pas un adepte de la lecture de comics, on ne peux pas préjuger de la qualité d’un film mettant en scène des personnages iconiques? J’en passe et des meilleures. Oula, mais dans ce cas pardon, mesdames, messieurs, désolé de faire partie du grand public qui fait des triomphes à ce qui vous semble rentrer dans un moule préfabriqué qui vous débecte. Oui vraiment pardon d’avoir kiffé Deadpool, de prendre mon pied devant un Marvel et d’attendre Civil War la bave aux lèvres. Pardon de ne pas adorer la vision auteurisante de Snyder, de trouver le film bardé de défauts et d’essayer de les pointer, sans pour autant réfuter ses innombrables qualités. Pardon d’avoir un avis qui n’est pas le même que celui de ces ayatollahs de la critique qui, dès lors que tu aimes quelque chose, qu’eux vouent aux gémonies, tu n’est pas digne d’être autre chose qu’un mouton de panurge dans une meute d’invertébrés. Non vraiment je voudrais m’excuser. Nos avis, qu’ils soient édités sur ce blog, sur les réseaux sociaux ou n’importe où ailleurs ne valent pas plus que la considération que ceux qui nous lisent veulent bien nous accorder. Et après tout, tout cela ne reste que du cinéma et rien ne justifie la haine, le mépris ou les regards condescendants. Et si demain j’en venais à aimer une de ces comédies françaises sur lesquelles j’en vois qui crachent leur venin à longueur d’année, ce serait pareil, je le dirais sans fard et sans crainte de passer pour un inculte aux goûts hasardeux. Personnellement, je préfère essayer d’être un passeur d’émotions que laisser filtrer une amertume, dont au final, personne n’a rien à faire. En gros, tous les avis, positifs ou négatifs, sont respectables, dès lors qu’ils sont argumentés et personne ne devrait s’arroger le droit d’insinuer que le sien est plus légitime, sous un pseudo prétexte intellectuel fallacieux. Je ne vais peut-être pas me faire des amis, mais ça tombe bien, je n’en cherche pas.

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Dimanche 27 mars 2016

catch

Découverte de The Catch la nouvelle série de Shonda Rhimes. Un peu déçu par cet épisode pilote. Et pourtant j’adore Scandal et How to get away with murder (j’ai abandonné Grey’s Anatomy il y a un moment mais il n’est pas dit que je n’y repiquerais pas un jour). Dans cette nouvelle série efficacement réalisée et produite, j’ai trouvé les rebondissements et le scénario cousus de fil blanc et l’histoire assez banale. Les deux têtes d’affiche, Mireille Enos et Peter Krause sont excellentes, là n’est pas le problème, mais c’est à mon sens vraiment l’écriture qui pose problème ainsi qu’un rythme un peu lâche et une réalisation relativement impersonnelle. C’est léger,  mais du coup cette légèreté prive la série d’aspérités qui lui éviteraient peut-être un calibrage qui nuit à l’ensemble. Sans être désagréable ce pilote empile trop de lieux communs pour affirmer une vraie singularité. Le jeu du chat et de la souris auquel se livrent Mireille Enos et Peter Krause participe au plaisir distillé partiellement par ce premier épisode mais on se demande dans quel sens la trame narrative pourrait bien évoluer. Alors qu’avec ses créations toujours à l’antenne, Shonda Rhimes est souvent parvenue à ménager des effets de surprise, là c’est bien ce qui fait défaut au pilote de The Catch. Ce qui, paradoxalement, ne coupe pas l’envie d’en découvrir la suite pour voir comment va évoluer ce nouvel essai de la papesse de la télévision américaine.

Dimanche 27 Mars 2016

les tontons flingueurs

Soirée télé en passant d’un bout à l’autre du spectre du cinéma que j’aime, que j’ai toujours aimé et que j’aimerais toujours. D’abord Les Tontons Flingueurs. Multi-rediffusé, le chef-d’œuvre de Georges Lautner ne me lasse jamais. Je ris toujours aux dialogues miraculeux de Michel Audiard, je suis admiratif du jeu exceptionnel de Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche, Robert Dalban ou Claude Rich. Le film ne souffre d’aucun temps mort et est une merveille de comédie sachant appuyer sur l’accélérateur quand il faut et se poser au bon moment. J’ai beau l’avoir vu des dizaines de fois, c’est un plaisir sans cesse renouvelé que de passer du temps avec cette bande irrésistible. Du cinéma indémodable, inégalable et un de ces films qui a forgé ma cinéphilie. Idem pour L’arme Fatale 2, dans un tout autre registre et que TF1 rediffusait ce dimanche. Si rien n’égalera jamais le premier volet, ce deuxième épisode est un pur plaisir de spectateur à chaque visionnage. Et le souvenir de cette séance en août 1989 dans un cinéma cannois en compagnie de mon frère et de notre joie de retrouver ce duo que nous avions adoré deux ans plus tôt, font que le film est rattaché à un souvenir personnel fort, ce qui en décuple sans doute la cote d’amour que je lui voue. Si mes goûts ont évolué avec le temps, certaines choses ne changeront jamais. On a tous nos films fétiches, nos préférences, nos plaisirs perso… Et encore une fois respecter les avis et les plaisirs de chacun est essentiel car au fond on a tout de même tous un point en commun. L’amour incommensurable que l’on a pour le cinéma, et c’est bien là l’essentiel non?

l'arme fatale 2 affiche

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