Evénements/Festivals

FESTIVAL LUMIERE 2015 – DERNIER JOUR

Après avoir eu la chance d’apercevoir l’actrice mexicaine Salma Hayek, venu présenter le vendredi Raging Bull au Comoedia, nous voici de retour dans cette Halle Tony Garnier pour la séance de clôture, seulement quelques heures après que les plus braves d’entre nous aient passés une Nuit de la peur sur d’effrayantes chaises en bois. La venue de Martin Scorsese est prévue pour présenter Les Affranchis, monument de cinéma regorgeant de personnages et de séquences plus cultes les unes que les autres. Tandis qu’on finit de s’installer, les premiers invités font leur apparition sous le mitraillage des photographes : le réalisateur français Michel Hazanavicius, les acteurs Bérénice Bejo, Raphaël Personnaz, Pierre Richard, Virginie Efira, Michèle Laroque. Mais aussi le grand Max Von Sydow (fondateur de Précrime dans le chef-d’œuvre de Spielby et champion de l’exorcisme, quand même) Thelma Schoonmaker (monteuse attitrée de Scorsese et veuve de Michael Powell) et Pierre Lescure, nouveau président du Festival de Cannes. Puis quand le maestro pointe le bout de ses sourcils, c’est naturellement la folie dans la salle qui résonne dans un tonnerre d’applaudissements. Après une petite semaine chez nos amis parisiens, le réalisateur est arrivé le vendredi pour nous dispenser d’une master-class avant de se voir remettre le Prix Lumière à l’Amphithéâtre en compagnie d’une pléthore d’artistes et de tourner le lendemain, un remake de la Sortie des usines Lumière, comme c’est l’usage. Passé l’euphorie des clips sur la programmation et la filmo du cinéaste (aidé des meilleurs morceaux des Stones), les bénévoles du Festival sont invités à monter sur scène aux côtés d’un Scorsese ému par un si bel hommage. « Je n’ai jamais été si heureux de ma vie » déclara-t-il avant de bénir le Festival Lumière de « se battre pour préserver le patrimoine cinématographique » et de nous présenter son film comme il se doit en nous révélant quelques anecdotes. Le réalisateur nous raconte avoir été d’abord réticent à l’idée de tourner un autre film de gangster à l’époque puis a finalement décidé d’orienter le récit vers d’autres approches après avoir été encouragé par Michael Powell. Laissant aussi beaucoup de place à l’improvisation de ses acteurs (et de sa mère), il raconte comment Joe Pesci a imposé sa scène du restaurant, devenue culte par la suite et inspirée par une histoire personnelle. Pour faire ses au-revoirs au public lyonnais, Marty traverse ensuite la salle en nous laissant avec son chef-d’œuvre. Après 2h30 de rdv de mafieux, de passage à tabac et de « what the fuck is so funny about me ! », il s’agit de se presser encore une fois car Deckard nous attend à l’autre bout d’une salle lyonnaise pour chasser les Répliquants dans la dernière séance du festival. C’est Samuel Theis, co-réalisateur de Party Girl, qui présente Blade Runner et clôture Lumière 2015 en beauté dans la belle salle de l’Institut Lumière. Une édition marquée par le prestige de ses invités (Mads Mikkelsen, Nicolas Winding Refn, John Lasseter, rien que ça) et la générosité d’une programmation éclectique et fidèle à elle-même. Le traditionnel cafard post-festival est bien là mais pas de panique, l’Institut Lumière proposera comme toujours un best-of du festival dans les semaines à venir histoire de se quitter en douceur avec ces chouettes morceaux de pellicules.

Un grand merci à l’équipe de l’Institut Lumière, au Bureau de Presse, aux bénévoles, à la ville de Lyon, aux salles de cinémas et aux partenaires.

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