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FLASH (Critique Saison 1) Une série éblouissante?

4 STARS EXCELLENT

flashSYNOPSIS: Jeune expert de la police scientifique de Central City, Barry Allen se retrouve doté d’une vitesse extraordinaire après avoir été frappé par la foudre. Sous le costume de Flash, il utilise ses nouveaux pouvoirs pour combattre le crime.

The Flash est une série diffusée sur la chaîne CW depuis le 07 octobre 2014 et à partir du 1er juillet 2015 sur TF1, basée sur le comics éponyme de DC. Lancée deux ans après Arrow, les deux séries évoluent dans un univers assez proche, les deux héros se rencontrant dès la seconde saison de Arrow. Barry Allen, l’identité de The Flash à la ville, est incarné par Grant Gustin (vu dans Glee et 90210). On retrouve également au casting Candice Patton dans le rôle d’Iris West (Olivia dans Heroes, vue également dans Entourage), Jesse L. Martin (New-York Police Judiciaire) et Tom Cavanagh (The Following). La multiplication récente des séries dédiées à l’univers des super-héros peut rendre inquiets les fans du genre, mais aussi les adeptes de séries TV, à plus forte raison quand elles débarquent sur la chaîne CW, plutôt spécialisée dans les séries adolescentes. Arrow avait su faire évoluer cette tendance dès 2012 en choisissant des personnages âgés d’environ trente ans, proposant un univers parfois un peu plus sombre et un peu plus violent que celui auquel la chaîne nous avait habitués. Avec The Flash, on redescend d’un cran puisque les personnages ont un peu moins de 25 ans, mais ils sont ancrés dans l’univers professionnel dès le départ, même s’ils ne font pour certains que débuter leur carrière. On se situe donc pleinement dans l’univers Young Adult, capable de ratisser large en termes d’audience.

The Flash renoue d’entrée de jeu avec les codes classiques du genre, en proposant des personnages typiques (mais pas caricaturaux) de cet univers : le super-héros timide dans la vie de tous les jours, secrètement amoureux d’une personne de son entourage, proche de l’univers journalistique. On renoue ici avec ce qui faisait le charme (aujourd’hui jugé désuet) du Superman façon films des années 80 et série TV des années 90 (Lois&Clark). Dans sa construction, The Flash colle également de très près avec son genre, en opposant très régulièrement son héros à de nouveaux super-vilains et en l’obligeant souvent à faire preuve d’ingéniosité ou à se renouveler pour pouvoir les vaincre.

Il faut enfin noter que Barry acquiert ses pouvoirs d’une façon similaire à bon nombre de super-héros imaginés par Stan Lee pour Marvel, c’est-à-dire par accident, quand d’autres personnages de DC sont davantage des vigilantes et ne détiennent aucun super-pouvoir (Batman, Arrow).

The Flash ne cherche jamais à trop s’éloigner de ces codes qui ont longtemps constitué le socle commun des œuvres du genre, mais parvient à agrémenter les aventures de Barry Allen d’un souffle de modernité, en incluant beaucoup de technologie et d’informatique, contribuant à donner des accents quelque peu geek au show. Guidé par deux mentors (son père adoptif, l’inspecteur Joe West et le Dr Harrison Wells), Barry fait son apprentissage de la vie et de son rôle de super-héros au cours de cette première saison. C’est en commettant des erreurs qu’il parviendra à s’améliorer, n’en paraissant que plus humain.

En définissant ce type de personnage dynamique et au physique un peu plus commun que la moyenne Hollywoodienne, les créateurs de la série sont parvenus à insuffler un vent de fraîcheur sur leur œuvre. Si on ajoute l’humour de certains (Cisco) ou de bon nombre de situations, on obtient à l’arrivée une série divertissante, bien pensée dans toutes ses composantes et surtout très plaisante à suivre.

La narration du show est également un autre de ses atouts forts, les scénaristes n’hésitant pas à mêler avec réussite romance, luttes de pouvoir, apprentissage de la vie, rivalités, technologie et voyages dans le temps pour proposer une intrigue dynamique et qui ne manque jamais d’intérêt. Certes, le fil rouge de la saison autour du meurtre de la mère de Barry est un peu trop présent. On dénote également quelques facilités dans l’écriture de certaines situations: la sécurité de la prison dans laquelle le père de Barry est incarcéré semble assez peu crédible quand on constate avec quelle facilité on peut y entrer ou en sortir et à quel point son personnel paraît corruptible.

The Flash bénéficie également d’effets spéciaux très réussis pour une production télévisuelle, offrant ainsi un rendu sans fausse note véritable. Combiné à une action très présente dans chaque épisode, le résultat est toujours agréable pour nos yeux d’esthètes. The Flash est donc une série hautement recommandable, destinée à un public assez large. Riche, rythmée, drôle, fraîche, portée par des acteurs sympathiques et des personnages crédibles pour la plupart, elle constitue un excellent complément à la série Arrow. Et ça tombe bien, puisque TF1 diffuse ces deux séries à la suite (à noter que TF1 diffuse la seconde saison de Arrow suivi de la première saison de Flash alors que cette dernière a de nombreuses intrigues communes avec la saison… 3 de Arrow! NDLR) et qu’on pourra retrouver Arrow et The Flash côte à côte l’an prochain dans la série Legends of tomorrow. A noter qu’on retrouvera également dans ce spin-off Brandon Routh (Superman returns), Dominic Purcell, Wentworth Miller, tous trois apparus dans cette première saison de The Flash.

 

Crédits: CW/TF1

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