Critiques Cinéma

TERMINATOR 2: LE JUGEMENT DERNIER (Critique)

5 STARS CHEF D'OEUVRE

terminator 2 affiche

SYNOPSIS: En 2029, après leur échec pour éliminer Sarah Connor, les robots de Skynet programment un nouveau Terminator, le T-1000, pour retourner dans le passé et éliminer son fils John Connor, futur leader de la résistance humaine. Ce dernier programme un autre cyborg, le T-800, et l’envoie également en 1995, pour le protéger. Une seule question déterminera le sort de l’humanité : laquelle des deux machines trouvera John la première ?

Suite au succès remporté par Terminator, James Cameron, désormais bankable, réalise Aliens, le Retour, et Abyss. Sur ce dernier film, il met au point, avec les équipes, notamment, d’ILM (Industrial Light and Magic, la société d’effets spéciaux de George Lucas), une toute nouvelle technologie de morphing pour créer des effets visuels encore jamais vus à l’écran. C’est, pour le réalisateur, un étape importante, qui lui permet de pouvoir enfin considérer donner la suite dont il rêve (et qui était son idée d’origine) à Terminator : la lutte entre un cyborg fait de métal liquide et une machine « classique » pour sauver le futur héros de l’humanité. Ce sera le point de départ de Terminator 2 : Le Jugement Dernier. Après une sombre lutte entre Carolco, la société de production mythique de Mario Kassar (on ne vous fait pas la liste des films que sa société à produit, mais c’est en gros toutes les VHS des films Américains des années 80 dont le doublage Français est meilleur que la VO et que vous avez chez vous, précieusement rangées dans des cartons au fond de votre cave/grenier) et Hemdale Film Corporation pour récupérer les droits du film (récupéré par Kassar pour 5 millions de dollars), James Cameron peut enfin lancer la production de son film. Et, comme souvent, il n’y va pas avec le dos de la cuillère : le tournage de Terminator 2 durera 171 jours, sur une vingtaine de plateaux différents, et sera le film le plus cher jamais produit, pour la modique somme de 102 Millions de $. Maintenant qu’il n’est plus limité ni par le budget, ni par la technologie, James Cameron peut laisser libre court à son imagination et son ambition. Et il ne se prive pas : Le T-1000, interprété par Robert Patrick, qui y trouve le rôle de sa vie, est exceptionnel. Ses métamorphoses, particulièrement réalistes, sont aussi impressionnantes que son physique fin et son visage impassible sont effrayants., même lorsqu’il court des sprints devenus cultes. Toutes les possibilités offertes par cette constitution de métal liquide sont exploitées, jusque dans les séquences finales. Au-delà des effets spéciaux, Cameron se lâche également dans l’action plus classique, en nous offrant, par exemple, une course poursuite de nuit entre un hélicoptère, puis un camion-citerne et un 4X4 sur une autoroute, ou la destruction totale d’un bâtiment, la société qui sera à l’origine du funeste programme Skynet. Pour la fameuse scène de poursuite dans les égouts à ciel ouverts de Los Angeles (en fait des canaux permettant de transporter l’eau de la ville), Cameron aura tout simplement fait détourné une rivière pour libérer ce décor inoubliable. 

terminator 2 1

Face à cette débauche de moyens, Cameron est loin d‘oublier son histoire, et nous offre un scénario extrêmement  malin, qui s’insère à la perfection dans la continuité du premier opus. Sarah Connor a été traumatisée par son expérience et finit en hôpital psychiatrique tandis que son fils John, qui doit porter sur ses épaules de pré-adolescent le poids d’un destin auquel il ne croit qu’à moitié, file un mauvais coton. Là-dessus débarque un T-800 désormais garde du corps, incarné par un Arnold Schwarzenegger encore plus en forme qu’en 1984. L’acteur sait jouer de son physique et de sa voix à la perfection pour donner corps à son personnage, qui s’étoffe et convainc totalement. Surtout, Cameron apporte une réflexion fascinante sur la famille (celle que John essaye de se constituer, entre sa mère parano et une machine qui lui est totalement dédié) qui ajoute de la profondeur à une histoire qui ne se résume, à aucun moment, à un simple film d’action. Car Terminator 2, en plus de toutes les dimensions évoquées précédemment, reste avant tout un film de science-fiction, au cœur duquel règne une ambiance de fin du monde inévitable (les rêves de cataclysmes nucléaires de Sarah Connor sont, à ce titre, très impressionnants), et qui est tour à tour spectaculaire, drôle ou touchant. L’émotion est notamment amenée par le jeune et surdoué Edward Furlong, 13 ans à l’époque et déjà la maturité d’un grand (la suite de sa carrière ne sera malheureusement pas à la hauteur de ce talent) qui, en quête d’amour d’une mère le voyant comme l’homme que l’avenir le destine à devenir et non comme l’enfant qu’il est, essaiera de nouer une relation fils/père avec le Terminator. Nous vous défions d’ailleurs de ne pas lâcher votre petite larme à la fin du film. Terminator 2 : le Jugement Dernier ratiboisera le box-office mondial, rapportant plus d’un demi milliard de dollars à travers le monde, le plus gros succès de l’année 1991. Parfaitement rythmé, parfaitement interprété, techniquement irréprochable (en plus des effets spéciaux, le effets sonores et la photographie du film notamment seront distingués aux Oscars), ce film est une suite meilleure que son originale, qu’il semble impossible d’égaler. A noter qu’une version longue existe, apportant encore plus d’émotion et de connexions avec le premier film (on y revoit Kyle Reese !), et que nous vous conseillons de vous trouver. Dans tous les cas, version courte ou longue, c’est un film à ne pas manquer.

terminator 2 affiche

Titre Original: TERMINATOR 2 : JUDGEMENT DAY

Réalisé par: James Cameron

Casting: Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong,

Robert Patrick,  Joe Morton, S. Epatha Merkerson…

Genre: Science fiction, Thriller, Action

Sortie le: 16 Octobre 1991

Distribué par: Columbia TriStar Films

5 STARS CHEF D'OEUVRECHEF-D’ŒUVRE

 

2 réponses »

  1. Pour l’avoir revu grâce à France 3 il y a quelques jours … Je confirme. Le film a très bien vieilli, les répliques font encore leur effet, et les acteurs … Quelle claque.

    Tout simplement, James Cameron a laissé une oeuvre pour le cinéma. Espérons que Terminator Genisys sache contenter le public en s’inspirant de cette qualité. Sans James Cameron, j’ai un peu peur mais je verrai le résultat demain …:)

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