SYNOPSIS: Huit ans aprĂšs les Ă©vĂ©nements surrĂ©alistes survenus lors de sa visite au Jurassic Park du richissime John Hammond, le palĂ©ontologue Alan Grant se rappelle toujours de sa rencontre, d’abord magique puis effroyable, avec ces dinosaures ramenĂ©s Ă la vie grĂące aux incroyables progrĂšs de la gĂ©nĂ©tique. Ă l’origine, ces crĂ©atures de la PrĂ©histoire n’Ă©taient pas censĂ©es se reproduire ni survivre, mais elles ont dĂ©jouĂ© les plans des scientifiques. Elles sont probablement toujours en vie sur l’Ăźle Isla Sorna.Alan Ă©tudie l’intelligence des vĂ©lociraptors. Cependant, il manque de subventions pour financer ses recherches. Paul Kirby et sa femme Amanda, un couple richissime, lui proposent alors une grosse somme d’argent s’il leur fait survoler la fameuse Ăźle. Alan accepte leur offre.Mais celui-ci flaire une entourloupe lorsque le pilote amorce sa descente sur l’Ăźle. Il dĂ©couvre alors les vraies raisons de l’excursion organisĂ©e par les Kirby : sauver Eric, leur fils disparu dans les environs. Ces derniers avaient besoin de son aide, car il est le seul Ă connaĂźtre l’Ăźle et ses mystĂ©rieux occupants. Cependant, au moment oĂč l’avion s’apprĂȘte Ă redĂ©coller, un spinosaure tente de piĂ©tiner l’appareil…
Steven Spielberg est un homme pĂ©tri de talent, on le sait tous, on connait ses films. Mais il a un gros dĂ©faut : il aime lâargent. Producteur, il a son nom au gĂ©nĂ©rique des derniers Men In Black , Zorro, ou encore Transformers. ET de Jurassic Park 3. Et il va pas nous faire croire que câest par souci artistique.
On se demande quelle mouche a piquĂ© le rĂ©alisateur : laisser lâun des joyaux de sa filmographie ĂȘtre traĂźnĂ© dans la boue de cette maniĂšre est juste incomprĂ©hensible. Joe Johnston, (ChĂ©rie, jâai rĂ©trĂ©ci les gosses, mais aussi Captain America, first Avenger) semble mener une entreprise de destruction systĂ©matique de tout ce que lâon a aimĂ© dans les deux premiers films. Et les exemples sont lĂ©gions. Sur le papier par exemple, on est ravis de retrouver le charismatique Dr. Alan Grant. Mais alors pourquoi ruiner tous nos espoirs de vie meilleure en ne faisant pas du Dr. Sattler son Ă©pouse ? Pourquoi coller au palĂ©ontologue un assistant inutile avec lequel il noue une pseudo relation pĂšre/fils ? Pourquoi aborder le thĂšme de la famille en reconstruction (thĂšme prĂ©sent dans les deux premiers Ă©pisodes) Ă travers des personnages aussi fades (pour rester poli) que ceux interprĂ©tĂ©s par William H. Macy et TĂ©a LĂ©oni ? Pourquoi un enfant de 12 ans parvient-il a survivre pendant 8 semaines sur une Ăźle infestĂ©e de dinosaures en MANGEANT DES BARRES DE CRUNCH ?!?!?!
Tant de questions sans rĂ©ponse qui nous laissent pantois. Sur un scĂ©nario improbable, le film ajoute une couche de scĂšnes ridicules (oui je pense Ă ce passage dans la voliĂšre), saupoudrant le tout dâun soupçon de scĂšnes dâaction arythmiques et peu impressionnantes. Les effets spĂ©ciaux, forcĂ©ment Ă la pointe de la technologie dans Jurassic Park et Le Monde Perdu, semblent ici surgir dâun tĂ©lĂ©film Asylum. Les personnages sont plus caricaturaux les uns que les autres, mĂȘme le Dr Grant se rĂ©sume Ă son scepticisme, sans quâil ne connaisse le quart de progression dramatique quâon avait pu voir dans le premier (son avis qui Ă©voluait sur le parc, son point de vue sur les enfants, etc..). Ici, les logisticiens de lâaventure sont des nigauds, qui disparaissent tous dans les premiĂšres minutes du rĂ©cit, alors quâils tenaient des rĂŽles centraux dans Le Monde Perdu. La liste des critiques pourrait encore sâallonger, mais nous en resterons Ă ce constat : le film est mauvais.

JURASSIC PARK III, Michael Jeter, Alessandro Nivola, Tea Leoni, Sam Neill, William H. Macy, 2001, (c) Universal
Cela nâest pourtant pas la pire nouvelle. Car Jurassic Park 3, probablement conscient de son piĂštre niveau cinĂ©matographique, fait reposer sa dynamique sur un unique mĂ©canisme, probablement pensĂ© par les gĂ©nies du marketing dâUniversal : rappeler quâil est la suite de deux immenses succĂšs. RĂ©sultat : un pillage en rĂšgle de la saga, qui dĂ©marre dĂšs le gĂ©nĂ©rique, oĂč une flaque dâeau qui vibre invoque lâesprit du T-Rex, qui malheureusement ne sauvera rien du tout. Des plans ou des idĂ©es entiĂšres sont copiĂ©s : un gros plan sur une patte de dinosaure qui se pose dans la boue, un plan dâhĂ©licoptĂšre qui arrive sur lâĂźle, un sac porte-bonheur, comme celui du Dr Harding dans Le Monde Perdu..Le tout grossiĂšrement soulignĂ© par une musique directement copiĂ©e-collĂ©e des excellentes B.O. de John Williams. LĂ oĂč certains dĂ©fendrait un hommage, on y voit beaucoup plus le colmatage ratĂ© dâun navire brinquebalant, trop lĂ©ger pour supporter le poids de ses illustres prĂ©dĂ©cesseurs. Si vous souhaitez garder en tĂȘte de bons souvenirs des dinosaures, vous pouvez zapper ce film, qui vous dĂ©primera plus quâautre chose. Passez directement Ă Jurassic World.
Titre original: Jurassic Park III
Réalisé par: Joe Johnston
Casting: Sam Neil, TĂ©a LĂ©oni, William H. Macy, Alessandro Nivola, Laura Dern…
Genre: action, aventures, fantastique
Sortie: le 8 août 2001
Distribué par: Universal International Pictures
Catégories :Critiques Cinéma













































































































































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