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LE BAL DES VAMPIRES : Entrez dans la danse!

alexandre letren

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LE BAL DES VAMPIRES AFFICHE

1968: Le réalisateur Roman Polanski, à qui l’on doit depuis des films comme Rosemary’s Baby, Le pianiste ou  encore The Ghost Writer, n’en est encore qu’au début de sa carrière et signe son premier film en couleur et en cinémascope Le bal des vampires, dans lequel il joue également aux côtés de celle qui deviendra sa femme Sharon Tate et qui se veut une parodie des films de la Hammer.

1997: 30 ans après la sortie du film sort la comédie musicale adaptée du film, mise en scène par Polanski lui même et présentée au Raimund Theater de Vienne.

2014: 17 ans après sa création et après avoir parcouru le monde entier, Le bal des vampires s’installe à Paris, au théâtre Mogador, toujours mis en scène par Polanski lui même.

2h40 durant, le spectateur est invité dans un tourbillon de musique, de décors impressionnants et de costumes prodigieux pour un spectacle dans la plus pure tradition des musicals américains.

 

Alfred, étudiant apeuré est à la recherche de son compagnon et mentor le professeur Abronsius perdu dans la neige de Transylvanie. Celui-ci est en expédition scientifique dans le but de prouver aux incrédules de Königsberg ses théories sur le vampirisme. Alfred le retrouve complètement gelé et l’emporte avec lui. Dans une auberge, où ils sont recueillis, le professeur et son étudiant trouvent un premier indice de la présence de vampires: l’abondance d’ail. Mais chacun des clients présent nie l’existence de vampires et l’aubergiste, Chagal, refuse même de reconnaître la présence d’un château à proximité. Pendant que le professeur Abronsius continue ses tentatives de localisation des vampires, Alfred tombe amoureux de Sarah, la charmante fille de l’aubergiste. Mais le jeune étudiant a un rival de taille, le Comte von Krolock, un vampire qui a également des vues sur la jolie Sarah. Krolock enlève la jeune fille et l’enferme dans son château…

Depuis quelques années maintenant on voit arriver à Paris des comédies musicales à l’américaine, des shows comme Mamma Mia, Le Roi Lion ou encore La belle et la bête, dans lesquels le mot “comédie” trouve tout son sens. Ces spectacles donnent un sérieux coup de vieux et ringardisent un peu plus nos propres spectacles musicaux dans lesquels les moments de bravoure et envolées musicales sont trop peu souvent présents. Avec Le bal des vampires, la tendance se confirme: il y a un vrai savoir faire que nous n’avons que trop rarement atteint dans la fabrication de ces shows qu’on appelle d’ailleurs chez nous “spectacles musicaux” et non “comédie musicale”. Même si Rafaelle Cohen et Stéphane Métro campent les rôles principaux, respectivement Sarah (Rafaelle Cohen) et le comte Von Krolock (Stéphane Métro), c’est à une véritable troupe que l’on a affaire, une troupe qui évolue dans des décors colossaux de toute beauté, se mouvant sur scène de manière très fluide, incluant chaque mouvement dans la narration de l’histoire. Dans Le Bal des vampires, comme dans la plupart de ces spectacles, on ne danse pas pour danser, on danse car c’est intégré à l’histoire. La danse a un sens ce qui rend chaque tableau totalement cohérent par rapport à l’ensemble. Côté musique, pas un faux pas, chaque morceau est à la fois une partie de l’histoire, mais également un morceau qui vit par lui même. Comprenez que ce ne sont jamais des gens qui parlent en chantant mais bien des morceaux de musique, chorégraphiés et mis en scène de manière précise et fine.

Longue est la nuit, De l’ail ou Le bal des vampires, autant de morceaux qui emportent le spectateur, l’intègrent dans l’univers de la pièce et l’enveloppent, tel le pouvoir envoûtant du vampire, bien aidé aussi par l’action du spectacle qui n’hésite jamais à se déplacer dans la salle. Mais LE titre phare de ce spectacle est Cette nuit restera éternelle. Intervenant au début de l’acte II et scellant la rencontre entre Sarah et Von Krolock, on peut cependant l’entendre dans toute la première partie sous la forme d’une “douce” mélodie, Je t’attend et symbolisant les vampires tentant d’attirer à eux la jolie Sarah pour qu’elle soit l’invitée de marque de leur grand Bal annuel.

Et la comédie dans tout ça? Elle n’est pas oubliée. Jamais même si restituer le côté très décalé du film de Polanski n’a certainement pas été aisé. Mais grâce à des personnages haut en couleurs comme David Alexis (Professeur Abronsius) ou Pierre Samuel (Chagal), le spectacle bénéficie de vrais moments légers, drôles et des tirades par moments tout simplement excellentes. Pour construire ces personnages, il a fallu, comme le rappelle Polanski, les changer un peu: “Les personnages ont dû gagner en profondeur car ils ne pouvaient plus être ces figures caricaturales que l’on trouvait dans le film. Il a fallu y introduire davantage de psychologie”.

Le Bal Des VampiresMogador Teatre Paris

Le pari est donc totalement réussi, Le bal des vampires est un enchantement pour les yeux, pour les oreilles et qui donne furieusement envie de se replonger dans le film de Polanski ce qui est un effet secondaire des plus salutaires. Pour le reste, on passe 2h40 de pur bonheur et on se souvient combien il est agréable d’être porté de cette manière par un spectacle musical. On oublie qu’on est à Paris. On est transporté sur la 42ème avenue à New York avec la sensation d’assister à un grand spectacle.

Le Bal Des VampiresMogador Teatre Paris

Crédits: © VBW BRINKHOFF/MÖGENBURG

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