Critiques Cinéma

MISTER BABADOOK (Critique)

4 STARS EXCELLENT
 mister babadook affiche
Le tweet de sortie de projo:
TWEET MR BABADOOK
SYNOPSIS: Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu’elle n’arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé ‘Mister Babadook’ se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le ‘Babadook’ est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent. Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont peut-être pas que des hallucinations…
Amelia élève seule son fils depuis la mort de son mari dans un accident de voiture, le jour de son accouchement. Elle a beaucoup de mal a s’occuper de Samuel, enfant de 6 ans perturbé et hyperactif. Un soir, pour l’aider à s’endormir, elle lui lit un conte mystérieux, « Mr Babadook ». Mauvaise idée : le croquemitaine de l’histoire semble être plus réel qu’il n’en a l’air…Nul besoin de le répéter, le cinéma de genre, en particulier d’horreur, est la meilleure porte d’entrée pour les cinéastes de demain. Avec une bonne idée, un casting solide et du talent à revendre, un réalisateur peut faire ses preuves à moindre frais, et rencontrer un succès public et/ou critique qui donnera l’impulsion nécessaire aux premiers pas de sa carrière. Ainsi Sam Raimi, John Carpenter, Peter Jackson, Guillermo Del Toro ou plus récemment Alexandre Aja ou Eli Roth en sont les preuves les plus parlantes.
mister babadook 1
Il semblerait que Jennifer Kent, ancienne actrice et réalisatrice australienne, soit en train de suivre ce chemin. En signant Mister Babadook, elle a rencontré un beau succès à Sundance, et surtout amassé pas moins de 4 récompenses au dernier festival de Gérardmer, référence international en la matière. Et ce succès est largement mérité, tant la réalisatrice impressionne par sa maîtrise : les images sont fouillées, le son est un acteur à part entière de l’angoissante histoire qu’elle nous raconte, le montage est un exemple de précision et d’efficacité, l’esthétique entière du film est d’une cohérence à toute épreuve.. bref, elle parvient à mettre son talent technique au service d’un scénario beaucoup plus subtil qu’il ne peut le sembler au premier abord.
MISTER BABADOOK 2
Car la réalisatrice a puisé dans ses propres angoisses cette histoire d’amour-haine entre une mère dépassée et son fils, mature mais particulièrement inquiétant quand on découvre ses passe-temps (fabriquer des armes pour protéger sa mère des monstres) et ses crises de nerfs. Tissant une histoire de plus en plus dense, dressant le portrait d’un quotidien de plus en plus sombre, Jennifer Kent ne cède en rien à la facilité, et finit par nous entraîner dans la psyché de ses personnages sans que l’on puisse détacher ses yeux de l’écran. Suggérant plus qu’elle ne montre, elle ajoute aux codes habituels de l’horreur (un bruit suspect, une lumière angoissante) deux personnages principaux qui, au final, sont bien plus effrayants que le Babadook, pourtant déjà pas bien rassurant. Le film n’aurait pas été une telle réussite sans deux acteurs de talent. A ce titre, Essie Davis (la mère) et surtout Noah Wiseman (Samuel), qui, à 6 ans, réalise une performance hallucinante, font plus que remplir leur mission.
MISTER BABADOOK 3
En refusant l’utilisation d’effets spéciaux, Jennifer Kent marque encore des points, rapprochant son film du cinéma muet de Méliès, de l’angoisse poisseuse de Bava ou Argento, et esquissant un Babadook qui pourrait bien devenir un classique de l’horreur des prochaines années. Elle donne une identité originale à son film, ce qui est toujours compliqué lorsque l’on cherche à faire peur au spectateur avec un minimum de moyen (le film a coûté moins de 2,5 millions de dollars). Dommage donc que la dernière partie, à vouloir trop en dire (ou, paradoxalement, pas assez) n’amène en fin de parcours une petite note dissonante à un film qui, d’un bout à l’autre, aura tenu le spectateur en haleine. Vous qui aimez découvrir de nouveaux talents, vous voici avec une réalisatrice et deux acteurs à ajouter à votre liste ! Et vous qui aimez avoir peur au cinéma, vous avez trouvé à qui parler ! Baabaaa dook-dook-dook.
mister babadook affiche miniTitre Original: THE BABADOOK

Réalisé par: JENNIFER KENT

Casting: Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall,

Hayley McElhinney, Barbara West,Ben Winspear...

Genre: Epouvante-horreur

Sortie le: 30 juillet 2014

Distribué par: Wild Bunch Distribution

4 STARS EXCELLENTEXCELLENT

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