Edito

LA CHRONIQUE DE CLIFFHANGER (Edito)

SUPERDUPONT VOUS SALUE BIEN!

Jeudi 30 Janvier 2014

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A l’initiative de Gaumont et Cinefriends, j’ai la chance aujourd’hui de participer à une table ronde avec Fred Cavayé, le réalisateur de Mea Culpa, suivie d’une autre rencontre avec Vincent Lindon et Gilles Lellouche, les interprètes principaux du film. Si le compte rendu sera prochainement publié sur le blog, je voulais revenir à la fois sur la chance qui m’était donnée d’assister à ce type d’évènement et sur le plaisir quasi extatique que j’en retire. Même s’il y a toujours un léger stress à rencontrer de visu des personnalités artistiques que l’on aime ou que l’on admire, la joie de pouvoir converser avec les créateurs et acteurs est vraiment incommensurable. En commençant à bloguer il y a deux ans et demi, je n’aurais jamais imaginé approcher tant de comédiens et metteurs en scène, pouvoir discuter avec eux, échanger sur leurs métiers et me sentir l’espace d’un instant un peu dans la peau d’un journaliste (toutes proportions gardées car je n’ai pour ma part aucun bouclage à respecter, pas de chef à qui rendre des comptes et je ne dis oui qu’aux rencontres qui me font envie, rien ne m’est imposé.) C’est l’une des différences fondamentales entre journaliste et blogueur. Pour l’un c’est un métier avec ses aléas et ses contraintes, pour l’autre, c’est une passion qu’il adapte au gré de ses envies et découvertes. La récente polémique qui a secouée la blogosphère ciné suite à un article où les journalistes donnaient leurs sentiments sur les blogueurs n’a pas révélé grand chose, si ce n’est que certains nous apprécient, d’autres nous tolèrent, tandis que d’autres encore nous nient un quelconque talent et nous méprisent. Il est bien sûr caricatural d’ériger des statues aux journalistes et de vouer les blogueurs à la décharge. Il y a du bon voire de l’excellent dans chacune des corporations comme il y a du mauvais et du pathétique. Ce n’est alors plus une question de milieu dont on fait partie, mais de la qualité morale, analytique, critique et artistique dont les hommes et les femmes (qui sont les acteurs de ce métier et de cette passion), sont pourvues. Ou pas.

Vendredi 31 janvier 2014

superdupont

Ce n’est pas un secret, dans ces colonnes nous apprécions beaucoup le cinéma français et la diversité de ses propositions si souvent raillé par nombre de nos collègues blogueurs. Si nous ne remettons pas en cause le fait que la qualité ne soit pas toujours au rendez-vous, nous mettons un point d’honneur à donner leur chance à des films, qui, même sur le papier peuvent sembler voués à être des échecs publics sans appel. C’est peut-être notre naïveté qui parle, notre sensibilité ou encore une fibre grand et bon public qui ne nous a jamais quittée, mais quoi qu’il en soit, le cinéma que nous aimons et qui nous fait vibrer, c’est aussi le cinéma français. Le vouer systématiquement aux gémonies me semble un tant soit peu exagéré et de mauvaise foi. Il y a comme dans tout pays industrialisé et dont le cinéma est une économie conséquente du bon et du mauvais et chaque année l’on trouve dans le cinéma français que beaucoup de monde se plait à rabaisser, nombre de films qui nous enthousiasment, nous émeuvent, nous touchent… C’est agaçant cette constance à cracher sur des films parce qu’ils sont français, sur des acteurs parce qu’ils sont français, sur des comédies parce qu’elles sont françaises… Ne pas aimer est une chose, systématiser les discours me semble particulièrement réducteur, pour nombre de gens prompts à prôner l’ouverture d’esprit. Et ce n’est pas uniquement l’instinct cocardier qui parle, n’en déplaise à ceux qui m’attendent dans l’ombre avec leur guillotine aiguisée! Je ne me sens pas dans la peau d’un super-héros défendant une cause perdue et si jamais je donne cette impression, et bien tant pis. Superdupont vous salue bien!

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2 réponses »

  1. Je suis pour ma part plutôt consterné quand je vois l’acharnement dont font preuve les gens sur Marion Cotillard, à cause d’une scène malheureuse. Depuis ça, on a l’impression qu’elle pourra faire n’importe quoi de manière sensationnelle et pour autant plus aucun crédit ne lui sera accordé.

    Je crains beaucoup d’ailleurs pour Jean Dujardin et pour Omar Sy, qui von sans doute subir le même sort, dès que leur carrière américaine aura décollé.
    La jalousie est un défaut bien français…

    Et je sais que tu penses aussi à Dany Boon en lisant ce commentaire.

    • oui exactement et je pense aux Cesar que certains regardent avec mépris, aux acteurs populaires prisés par le grand public, à tous ceux qui parce qu’ils ne font pas partie de l’intelligentsia ne devraient pas avoir de crédit! Et bien pas d’accord! 😉

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