Edito

LA CHRONIQUE DE CLIFFHANGER (EDITO)

IN THE BABA ET AUTRES POLEMIQUES

Mardi 14 janvier 2014

IN THE BABA

Pierre Lescure remplacera Gilles Jacob à la présidence du Festival de Cannes  à l’issue de l’édition 2014. L’ancien président de Canal Plus me semble être un excellent choix. Au delà des débats et querelles intestines qui ont pu miner les débats, Pierre Lescure présente un profil qui sied parfaitement au plus grand Festival de Cinéma du monde. Il a dirigé la chaine cryptée lorsqu’elle était à son apogée, n’ignore rien des us et coutumes qui régissent le milieu du cinéma, il a été journaliste, présentateur de JT ou d’émissions culturelles et c’est un incontestable amoureux du cinéma. J’ai son autobiographie (In the baba, Grasset) sur mes étagères, et je pense que je vais enfin bientôt me plonger dedans. Lescure est un passionné qui possède la bonhommie et la truculence nécessaire pour faire passer ses idées avec charisme. Nul doute qu’il sera à la hauteur de la tâche qui lui sera confiée!

Samedi 18 janvier 2014

JULIEN LECLERQ - ABDEL RAOUF DAFRI

Je prends connaissance que le site Allo Ciné a mis en ligne une vidéo dans laquelle le scénariste Abdel Raouf Dafri rhabille pour l’hiver le cinéma français avec sa fougue et son franc parler. Au détour de ces quelques minutes d’interview, Raouf Dafri se lâche sur Gibraltar, le film de Julien Leclercq qui est sorti sur les écrans en septembre dernier et il remet violemment en cause la probité et l’honneur du réalisateur, qui selon lui aurait dénaturé son projet en changeant notamment le nom du personnage principal à huit jours du début du tournage. La diatribe de Raouf Dafri, ainsi posée sur la place publique a le mérite d’être à des années lumière de la langue de bois qui a cours dans ce milieu et met en exergue des relations entre différentes corporations pas toujours aussi idylliques qu’on veut bien le dire. A la suite de cette interview, Julien Leclerq a usé de son droit de réponse, réfutant toutes les affirmations de Abdel Raouf Dafri et apportant sa vérité et un éclairage complètement différent à l’affaire. Cela aurait pu en rester là et sceller la fâcherie définitive entre le scénariste star et le metteur en scène. Seulement, à la suite du droit de réponse de Leclerq, Raouf Dafri en a remis une couche en publiant un long commentaire sous la vidéo de l’interview du réalisateur et en contre argumentant chaque point avancé par Julien Leclercq. Résultat: Une polémique violente et largement relayée sur les réseaux sociaux et alors que le film vient de sortir en vidéo. On ne parierait pas que ce soit une publicité de premier ordre que les deux hommes aient rendu au film, ou alors c’est un plan marketing particulièrement retors. On n’ose croire qu’une telle communication ait pu être réglée dans le confort ouaté du bureau d’un producteur. On préfère penser que la passion et le caractère entier de Abdel Raouf Dafri sont à l’origine de cette polémique qui si elle n’apporte pas grand chose au débat a pour elle d’être un sacré coup de pied dans la fourmilière.

Les liens Allo Ciné:

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18629966.html (Le scénariste de « Un prophète » et « Braquo » règle ses comptes avec le cinéma français)

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18630084.html (Coup de gueule d’Abdel Raouf Dafri : Julien Leclercq répond ! et nouvelle réponse de Abdel Raouf Dafri en bas de page dans les commentaires)

THE SPECTACULAR NOW AFFICHE FR

Que de polémiques en ce moment d’ailleurs. La sortie de The Spectacular Now et son implacable échec public a valu des commentaires peu amènes sur Twitter au distributeur du film Eurozoom, où la stratégie de ce dernier, certifié « art et essai », mais ayant pignon sur rue, a été violemment critiquée et remise en cause par toutes sortes d’internautes, du blogueur au simple cinéphile, avec parfois une violence et une arrogance qui dépassaient trop souvent les bornes du respect et de la bienséance. Si la distributrice s’est sentie flouée par le fait que le film était disponible en téléchargement illégal et que certains se vantaient de privilégier ce moyen de visionnage par rapport à la salle, comment lui en tenir rigueur? Le travail d’un distributeur consiste à amener les films dans les salles et à essayer à ce que le public ait envie d’aller voir ces films sur un écran de cinéma. Les petits distributeurs qui savent encore prendre des risques finiront par disparaitre si financièrement ils ont plus à perdre qu’à gagner. Car le cinéma reste une industrie qu’on le veuille ou non régie par les lois basiques du commerce de l’offre et de la demande. Les conseilleurs n’étant pas les payeurs, on souhaite vivement que Eurozoom continue de nous offrir des sorties de films indépendants de qualité sans que cette malheureuse expérience n’influe trop sur leur politique éditoriale. Naïveté mon amour…

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