Critiques

BREAKING BAD, LE DEBUT DE LA FIN

BBFINALE

C’est le11 août dernier que AMC a entamé la diffusion des huit derniers épisodes de l’une des séries phare des années 2010 et va ainsi mettre un terme au chemin de croix de l’un des personnages les plus fascinants de la télévision américaine : Walter White. Chemin de croix devenu au fil des saisons un chemin pavé d’or pour cet homme, passé d’obscur professeur atteint d’un cancer en phase terminale à criminel aguerri et sans pitié, accumulant des centaines de milliers de dollars et pas un seul remord. Une trajectoire ponctuée de moments forts, de ramifications psychologiques en déterminisme primaire dénué du plus petit sentiment de culpabilité. En cinq saisons Walt est devenu un danger extrême qui a perdu toute notion du bien et du mal si tant est qu’il eut déjà une quelconque idée de ce que cela signifie. Car sous ses dehors bonhomme, Walter White est un homme retors, prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut sous couvert de protéger sa famille. Breaking Bad n’en finit plus de séduire par son écriture ciselée et la caractérisation aigüe de ses personnages, dont chaque trait, même le plus anodin, peut apparaitre à la surface puis, à un moment ou à un autre être creusé, exploité et faire avancer un récit qui semble mener tout droit vers une fin inéluctable. Le talent de Vince Gilligan et de son pool d’auteurs, c’est la maîtrise qu’ils semblent posséder sur leur histoire et la sensation que pas un instant, ils n’avancent à l’aveuglette. Ces huit derniers épisodes n’ont eu de cesse de nous entrainer dans un récit d’une finesse et d’une intelligence rare. Rien que le premier épisode de cette seconde partie de la saison 5 ne dérogeait pas à la règle et sans rien en dévoiler, son issue ouvrait sur une kyrielle de possibilités quand à la fin de la saison. Et ce que l’on constate tout au long de ces derniers segments, c’est la maîtrise totale dont les auteurs font preuve et qui rejaillit sur le jeu des comédiens qui connaissent leurs personnages sur le bout des ongles. Outre un Bryan Cranston comme toujours au jeu subtil, c’est encore Dean Norris qui sort de cette saison avec les honneurs en livrant une performance incroyable et en jouant sur toute une palette d’émotions. Quoiqu’il advienne de Walt, Skyler, Jesse, Hank, Marie, Saul ou des enfants, une certitude s’impose: Breaking Bad est une œuvre incroyable qui aura marqué l’histoire de la télévision d’une empreinte indélébile! Cette nuit, une semaine après avoir décroché l’Emmy de la meilleure série dramatique, l’ultime épisode de cette série géniale était diffusé aux Etats-Unis. Et se dire qu’on ne pourra plus consommer de meth à la télévision va nous laisser indubitablement en manque!

BREAKING BAD SAISON FINALE Disponible en DVD et Blu-Ray chez SPHE depuis le 13 janvier 2014

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