Critiques Cinéma

LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU (Critique) ***

SYNOPSIS: Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu’ils se destinent à mettre le cap sur l’Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d’abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C’est là qu’avec Gollum, sur les rives d’un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d’un courage et d’une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le « précieux » anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d’or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s’en doute encore…

Le tweet de sortie de projo:

tweet le hobitt

Le voici donc ce film tant attendu, qui nous replonge neuf ans après Le retour du roi, à la fois et dans l’univers de Tolkien et dans celui recréé par Peter Jackson pour l’une des trilogies mythiques ayant marquée durablement de son empreinte l’histoire du cinéma. Après tant de soucis de production ayant conduits au départ de Guillermo Del Toro du projet et au retour de Peter Jackson, Le Hobbit: Un voyage inattendu arrive donc sur les écrans, escorté d’inquiétudes légitimes. Peter Jackson a t-il retrouve la magie du Seigneur des Anneaux et sa puissance visuelle? A t-il retrouvé le souffle épique qui faisait de la saga d’origine un monument d’aventures et de grandiose?

LE HOBBIT AFFICHE

En fait Le Hobbit: Un voyage inattendu reprend les codes de la trilogie initiale avec plus ou moins de bonheur. Si la majesté et la puissance visuelle sont toujours au rendez-vous, l’aventure souffre d’une exposition assez interminable qui risque de perdre en cours de route ceux pour qui l’heroic fantasy n’est pas forcément la tasse de thé. Autant dire que si la première trilogie ne vous fait ni chaud ni froid, vous pouvez choisir une autre destination. Les fans hardcore vont eux replonger avec un bonheur gourmand dans ce monde incroyable et y retrouver des émotions et des personnages qu’ils adorent. Une chose est sûre, Peter Jackson sait proposer des images assez incroyables pour flatter la rétine et une fois encore, on ressort impressionné de l’aventure si tant est qu’on s’ouvre au voyage et que l’on n’ait pas lâché en cours de route.

LE HOBBIT 1

L’exposition si elle dure et qu’elle est parfois ennuyeuse permet malgré tout quelques scènes savoureuses, un balancement entre rires et larmes, qui ressort à l’issue du film, lorsqu’on l’analyse,  même si pendant la projection tout cela est un peu comme l’arbre qui cache la forêt d’une lente mise en place. Cette première moitié du film visant à bien caractériser le personnage de Bilbo s’avère comme un mal nécessaire avant que les véritables enjeux dramatiques ne prennent vie dans une seconde partie riche en rebondissements, en scènes épiques, en mouvements de caméra impressionnants, en séquences où le spectaculaire est érigé en mode narratif et où la force des images et du montage imprime un rythme échevelé à un film qui devient enfin ce que l’on a attendu pendant plus d’une heure: Un total film d’aventures !

LE HOBBIT 2

Avec Le Hobbit : Un voyage inattendu, Peter Jackson fait plaisir à un public inconsolable de ne plus partager les aventures de ses héros depuis neuf ans et les retrouvailles feront à coup sûr vibrer les nostalgiques. Mais outre ce plaisir si cher aux fans, le film offre son quota de frissons et de plaisir au travers de certaines scènes vraiment impressionnantes de par leur gigantisme et la puissance de la réalisation permets des moments époustouflants encore appuyés par un thème splendide de Howard Shore. Malheureusement tout cela est aussi contrebalancé par une 3D plus que moyenne qui au lieu de sublimer des décors grandioses vient enlaidir ce que l’on aurait adoré sans ce qui apparait comme un artifice de trop et qui n’apporte ici rien de plus. Heureusement la distribution est excellente: Martin Freeman s’il semble un peu en retenu au départ propose un jeu relativement subtil qui permet de s’attacher à Bilbo. Il est entouré par Richard Armitage incroyable dans le rôle de Thorin et bien sûr par Ian Mckellen puissant et toujours aussi impressionnant dans celui de Gandalf, ainsi que par un Andy Serkis toujours incroyable dans la peau de Gollum. Alors certes Le Hobbit : Un voyage inattendu a énormément d’atouts dans sa manche pour convaincre mais il créera aussi quelques frustrations qui font que ce n’est pas l’immense film que l’on attendait. Espérons que le second volet de cette nouvelle trilogie balayera toutes nos réserves!

LE HOBBIT: UN VOYAGE INATTENDU DE PETER JACKSON, AVEC MARTIN FREEMAN, IAN MCKELLEN, RICHARD ARMITAGE, ANDY SERKIS, CHRISTOPHER LEE, ELIJAH WOOD, IAN HOLM, JAMES NESBITT… SORTIE LE 12 DECEMBRE 2012

DISTRIBUE PAR WARNER BROS.FRANCE

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3 réponses »

  1. Bon, je vais essayer de trouver une salles en 2D.
    Je n’avais déjà pas envie de m’infliger 3h de 3D, mais après ta critique, encore moins!
    Vivement qu’ils abandonnent cette mode à la noix..

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